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14/12/2013

CONGO-KINSHASA : ON DEVRAIT FELICITER PAR DES CLAQUETTES JOSEPH KABILA KABANGE D'Y AVOIR PRIS LES REBELLES TUTSIS OUGANDO-RWANDAIS DANS LEUR PROPRE PIEGE IL LES A VAINCUS

VERBATIM:

"En résumé, après la signature de ces déclarations, tout reste à faire, notamment recréer un climat de confiance. Une tâche qui s’annonce d'autant plus difficile que, du côté de la société civile, des voix s’élèvent déjà pour interdire au M23 la possibilité de se muer en parti politique. Raison : trop d’exactions contre les civils ont été commises."


Kinshasa, 14/12/2013 (RFI / MCN, via mediacongo.net)


Le gouvernement s'explique sur les documents signés avec le M23 à Nairobi et les 15000 rebelles réfugiés en Ouganda


Le porte-parole du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, a expliqué vendredi 13 décembre les documents signés jeudi 12 décembre à Nairobi par le gouvernement et le Mouvement du 23 mars (M23).

"La première déclaration a été signée unilatéralement par le M23. Dans cette déclaration, les éléments de cette rébellion font état de leur renonciation au recours à la violence pour articuler une quelconque revendication", a affirmé M. Mende devant la presse.

D'après le ministre, le M23 a réitéré et confirmé sa dissolution telle qu'annoncée il y a quelques semaines après l'offensive victorieuse des Forces armées de la RDC (FARDC).

Dans une déclaration séparée, dont Xinhua a obtenu une copie, le gouvernement s'est engagé à accorder l'amnistie aux membres du M23 pour faits de guerre et d'insurrection, couvrant la période du 1 avril 2012 à ce jour.

Le même jour, le coordonnateur national du mécanisme de suivi de l'accord-cadre d'Addis-Abeba, François Mwamba, a déclaré à Kinshasa qu'aucune des ces déclarations n'évoque l'intégration politique des ex-combattants du M23.

"Aujourd'hui, la victoire diplomatique est là, consacrée par les signatures de ces trois documents", a-t-il souligné en réaction à une certaine opinion qui s'opposait à la signature de ces documents.

Pour M. Mwanba, l'après-pourparlers de Kampala va se limiter à regrouper, désarmer et réinsérer les ex-combattants du M23 dans la vie sociale.

"Ceux qui ne sont pas concernés par des sanctions, leur destination c'est la vie civile où ils ont des droits comme tous les autres Congolais conformément à la Constitution", a-t-il affirmé.

Le gouvernement rd-congolais conteste le chiffre de 1.500 éléments du M23 réfugiés en Ouganda, chiffre donné par Kampala, a indiqué le ministre des Médias chargé des relations avec le parlement et de l'initiation à la nouvelle citoyenneté et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, au cours d'un point de presse.

"Il n'y a pas eu 1.500 combattants du M23 qui ont quitté la RDC pour aller en Ouganda. Il y a eu des arrières pensées qui consisteraient à mélanger des gens qui sont depuis de longues dates en Ouganda. On voulait recruter des gens pour constituer encore une menace virtuelle ou réelle contre la RDC", a souligné M. Mende.

Il a indiqué que le gouvernement demande à tous les Congolais qui sont partis dans les pays voisins de rentrer, y compris les éléments du M23 qui sont actuellement en Ouganda.

"Qu'ils soient 200, 300 ou 400, ce sont nos compatriotes pour autant qu'ils ne sont pas des criminels", a-t-il souligné.

Selon Kampala, 1.500 rebelles du M23 se sont réfugiés en Ouganda, dont Sultani Makenga qui est accusé notamment par l'ONU d'être responsable de violations graves des droits de l'Homme et d'atrocités dans l'Est de la RDC.


Kinshasa, 14/12/2013 (Xinhua / MCN, via mediacongo.net)

 

Après la signature des déclarations de Kampala, que devient le M23?


Pendant plusieurs années, les rebelles du M23 ont fait régner la terreur à l'est du Congo. Après la signature, à Nairobi, des trois textes mettant fin au processus de Kampala, que devient le M23 ? Si la hache de guerre entre Kinshasa et le groupe armé a été formellement enterrée, la mutation de l'ex-rébellion en une formation politique légale semble pour le moins compromise, faute d'une amnistie générale votée par le Parlement congolais.

La hache de guerre officiellement enterrée, le M23 peut songer à se muer en parti politique. Début novembre, déjà, Kinshasa avait annoncé n’y voir aucun inconvénient, tant que la rébellion s’engageait à déposer les armes.

Comment, et avec quel calendrier, va se faire cette mutation ? Le M23 ne semble pas le savoir lui-même. Joint par RFI, le leader du mouvement, Bertrand Bissimwa, est resté vague. « Chaque membre devra décider individuellement », a-t-il affirmé. Aucune date de création de parti ou de retour au Congo n’a encore été fixée.

La société civile fait entendre sa voix

Dans l’immédiat, le M23 dit attendre la mise en œuvre des engagements congolais : l’amnistie pour tous ceux qui ne se sont pas rendus coupable de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, bien sûr, mais pas seulement. Selon le président du mouvement, le plus important est que Kinshasa s’engage à résoudre les problèmes qui sont à l'origine du conflit : la lutte contre la discrimination à l’égard des populations rwandophones, le retour des réfugiés et la possibilité d’exprimer ses opinions librement.

En résumé, après la signature de ces déclarations, tout reste à faire, notamment recréer un climat de confiance. Une tâche qui s’annonce d'autant plus difficile que, du côté de la société civile, des voix s’élèvent déjà pour interdire au M23 la possibilité de se muer en parti politique. Raison : trop d’exactions contre les civils ont été commises.


Kinshasa, 14/12/2013 (RFI / MCN, via mediacongo.net)

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