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24/12/2013

JESUS-CHRIST SUPER STAR: IL EST UNIQUE PAR SA NAISSANCE SA VIE ET SA MORT C'EST-A-DIRE PERSONNE N'A ETE, N'EST, ET NE SERA JAMAIS COMME IL A ETE, EST, ET SERA TOUJOURS ET CELA QUOI QU'ON EN DISE!

VERBATIM:

Le site espagnol 20minutos.es rapporte la sortie d’un essai de 300 pages qui tend à démontrer que le procès de Jésus, lequel a pris place à Jérusalem il y a environ 1.980 ans, s’est déroulé de manière parfaitement légale au regard du droit applicable à l’époque.

"Très peu loquaces sur le sujet, les Evangiles n'ont jamais permis à eux seuls de trancher le débat sur la régularité du procès de Jésus, et pour cause: on ignore comment celui-ci s'est exactement déroulé, excepté des détails épars sur lesquels les exégètes divergent. Faute d'informations, le problème semblait apparemment insoluble. "

cfr : slate.fr 23/12/13


Noël: Jésus est-il vraiment né un 25 décembre?

Ou bien célèbre-t-on Noël à cette date à cause des païens?

 

- Au marché de Noël de Strasbourg le 27 novembre 2011, REUTERS/Vincent Kessler -

V

oilà une pensée pour ceux d’entre nous qui sont encore à la bourre et ne sont pas prêts pour les fêtes de Noël: fut un temps, certains esprits bien informés estimaient qu’il fallait fêter Noël au printemps. Imaginez ça: trois mois supplémentaires pour faire votre shopping!

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Pour la plupart d’entre nous, le fait que Noël tombe un 25 décembre ne soulève pas la moindre question. Mais au cours des 2.000 années (et quelque) qui se sont écoulées, la date de naissance de Jésus a provoqué d’innombrables controverses. En fait, l’incertitude concernant la date de naissance exacte de Jésus est telle que certains Chrétiens ont choisi de ne tout simplement pas la célébrer.

Rien dans la Bible

La Bible ne nous offre qu’assez peu de solutions pour répondre à cette question: les Evangiles ne nous donnent en effet aucune date précise. Il n’y a pas même la moindre référence à la saison à laquelle cette naissance aurait eu lieu. Certains lecteurs croient déceler un indice dans l’Evangile selon Saint Luc, où celui-ci mentionne le fait que des bergers passent la nuit dans leurs champs pour garder leurs troupeaux quand ils apprennent la naissance de Jésus.

Pour certains, cette mention suggère une naissance au printemps plutôt qu’en décembre, à l’époque de l’agnelage, quand les animaux paissent librement dans les champs et sont hors de leurs bergeries. Oui, mais… Les partisans d’une naissance au mois de décembre répondent que les moutons destinés à des sacrifices religieux avaient l’habitude de paître sans surveillance, en dehors des enclos, même lorsqu’il gèle à pierre fendre.

Il est clair qu’une dispute portant sur les connaissances des pratiques d’élevage au Proche-Orient antique n’est pas de celle qui se résolvent facilement.

Et quelle importance, après tout? Les premiers auteurs chrétiens s’intéressaient bien davantage à la mort de Jésus et à sa résurrection qu’à sa naissance. Le plus ancien des Evangiles, celui de Marc, ne parle même pas de la naissance de Jésus. Ceux plus tardifs de Matthieu et de Luc mentionnent un luxe de détails – étoiles, rois mages, crèche – mais rien de précis sur l’époque de sa naissance.

Un «coup marketing antique»

Ce qui n’a pas empêché d’autres personnes de faire des spéculations. Le théologien Clément d’Alexandrie, qui écrit vers 200 après J.-C., mentionne certaines des dates qui ont déjà été proposées comme la date authentique de la naissance de Jésus Christ. Les nativités printanières étaient les plus populaires, avec de nombreuses dates en mars, en avril ou en mai. Le 25 décembre n’est pas mentionné.

Alors comment se fait-il que l’on célèbre finalement la naissance de Jésus dans le froid de l’hiver? L’Eglise n’a fixé cette date qu’au IVe siècle de notre ère. L’explication la plus courante de ce fait est que l’Eglise des premiers temps avait souhaité faire coïncider la célébration de la Nativité avec des fêtes païennes déjà existantes. Les Romains avaient leurs Saturnales, l’ancienne fête du solstice d’hiver, et les peuples du Nord avaient eux aussi leurs propres fêtes du solstice. Au menu des réjouissances: repas, dons de cadeaux et maisons décorées de branches de sapin ou de houx.

Le raisonnement est le suivant: l’Eglise en pleine expansion, ayant pris la juste mesure de la popularité des fêtes hivernales, a décidé d’y rattacher les célébrations de Noël pour encourager l’essor du Christianisme. John Steele Gordon, historien des affaires, a décrit l’implantation des fêtes de la Nativité en hiver comme une sorte de «coup marketing antique

Calculs complexes

Mais d’autres mettent en avant une explication moins connue du choix du 25 décembre –et qui ne manque pas de séduire tous ceux qui trouvent tirée par les cheveux cette connexion faite entre Noël et les anciennes fêtes du solstice d’hiver. Selon certains chercheurs, en effet, Noël a été fixé à cette date non en raison de sa proximité avec des traditions païennes, mais par suite d’une série de calculs complexes de calendrier. L’argument se fonde sur une ancienne tradition judaïque, qui voulait que les grands prophètes mourraient à la même date que leur anniversaire ou, autre alternative, de leur conception.

Ainsi, pour suivre ce raisonnement précis, la première étape pour tenter de fixer la date de naissance de Jésus consistait à déterminer la date de sa mort, que les Evangiles fixent à Pâques. Tertullien, auteur chrétien né vers 150 après J.-C., calculait ainsi que la date donnée pour la mort de Jésus dans l’Evangile de Saint Jean correspondait au 25 mars dans le calendrier romain.

De nombreuses Eglises chrétiennes célèbrent l’Annonciation, qui marque la visite de l’archange Gabriel à la Vierge Marie pour lui annoncer qu’elle va devenir la mère de Jésus, à cette date. Si l’on ajoute neuf mois au 25 mars, on tombe donc sur le 25 décembre.

Cette explication alternative est parfois avancée pour nier l’idée que cette fête a des origines païennes. Dans un article de 2003 publié dans le journal Touchstone, l’historien William Tighe présente ainsi les origines païennes de Noël comme «un mythe sans fondement historique.»

Les Chrétiens anti-Noël

Il avance même qu’au moins une fête païenne, le Natalis Solis Invictus des Romains, institué par l’empereur Aurélien le 25 décembre 274, a été introduite comme une réponse aux célébrations des Chrétiens. Cette fête païenne «était très certainement une tentative de proposer une alternative païenne à une célébration qui était déjà importante pour les Chrétiens romains.» A en croire Tighe, ce sont donc les païens qui ont tenté de contrer une fête chrétienne, pas l’inverse.

Mais même pour certains chrétiens, Noël est toujours apparu comme une adaptation d’une fête païenne – et il n’est donc pas digne de le fêter. Origène, un des premiers pères de l’Eglise, s’est prononcé contre la célébration de la naissance de jésus:

«Il n’y a que des pêcheurs comme le Pharaon ou Hérode qui célèbrent le jour où ils sont apparus dans ce monde.»

Au Massachusetts, les Puritains du XVIIe siècle avaient interdit cette célébration, essentiellement parce que rien dans la Bible ne pointait vers cette date du 25 décembre. Ils se méfiaient également des désordres des Saturnales et des possibles débordements de cette fête.

Un instrument de prosélytisme

Les Quakers, eux aussi, refusaient de la célébrer. En 1878, dans un roman de Harriet Beecher Stowe (auteur de La Case de l’Oncle Tom) intitulé Poganuc People, un des personnages explique pourquoi sa famille ne fête pas Noël:

«Personne ne sait quand le Christ est né, et rien dans la Bible ne nous indique quand il faut célébrer Noël.»

Toutes ces anciennes querelles autour de la date de Noël ont quelque chose de familier. Les périodes de fêtes sont propices aux disputes. En cette période de l’année, plus qu’en toute autre, le sacré et le profane se heurtent en permanence pour prendre le plus d’espace possible et finissent généralement par s’accommoder l’un de l’autre. Les croyants ne doivent pas se sentir menacés par les éventuelles origines païennes de Noël. Si l’Eglise a peut-être recyclé d’anciennes fêtes païennes, ce n’était que pour se greffer sur les anciennes cultures existantes à des fins prosélytes.

Andrew Santella
Auteur, notamment d'essais et de critiques pour la New York Times Book Review et GQ

Traduit par Antoine Bourguilleau

Slate.fr Publié le 24/12/2012
Mis à jour le 24/12/2012 à 11h41

Le procès de Jésus était parfaitement légal

Par Laurent Pointecouteau | publié le 15/11/2013 à 10h44, mis à jour le 15/11/2013 à 15h29

 

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Crucifixion de Jésus / Gustave Doré via Wikimedia Commons / Domaine public

LU SUR...

20minutos.es

The Local

Le Figaro

OUTILS

 

 

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Vous avez peut-être déjà entendu parler de cette affaire judiciaire: un activiste influent, originaire de Nazareth, en Galilée, condamné à la peine capitale à l’issue d’un procès controversé, marqué par la vindicte populaire et les frasques du préfet en charge de l’affaire; procès qui a fait depuis l’objet de nombreux best-sellers et superproductions hollywoodiennes.

Le site espagnol 20minutos.es rapporte la sortie d’un essai de 300 pages qui tend à démontrer que le procès de Jésus, lequel a pris place à Jérusalem il y a environ 1.980 ans, s’est déroulé de manière parfaitement légale au regard du droit applicable à l’époque.

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Très peu loquaces sur le sujet, les Evangiles n'ont jamais permis à eux seuls de trancher le débat sur la régularité du procès de Jésus, et pour cause: on ignore comment celui-ci s'est exactement déroulé, excepté des détails épars sur lesquels les exégètes divergent. Faute d'informations, le problème semblait apparemment insoluble. Pour en rassembler de nouvelles, notamment sur les règles en vigueur du temps de Jésus, il a fallu pas moins de vingt-cinq ans à José María Ribas Alba, professeur de droit romain à l’université de Séville et auteur de l’ouvrage.

Comme le rapporte The Local, le professeur José María Ribas Alba précise que le procès de Jésus était en réalité double, ayant été mené à la fois devant la juridiction suprême juive, le Sanhédrin, et le préfet de Judée Ponce Pilate selon une procédure dite de cognitio extra ordinem qui lui conférait à la fois les rôles de magistrat et juge. Pour autant, les chefs d’accusation des deux procès –respectivement blasphème pour les Juifs et lèse-majesté pour les Romains– n’étaient pas réellement distincts à l’époque. Le professeur rappelle:

«Les réflexions politiques et religieuses étaient alors confondues d’une façon très complexe à comprendre pour les gens d’aujourd’hui.»

La procédure qui en a résulté, malgré son caractère dual et la mauvaise réputation que l’Histoire lui a donné, «n'a pas été le résultat d'un comportement plus ou moins arbitraire camouflé sous des apparences juridiques», mais «d'un vrai procès tenu selon le droit de l'époque», explique l’étude.

José María Ribas Alba est loin d’être le seul à s’être intéressé à la question de la légalité du procès de Jésus, qu'il considère être «un des évènements les plus importants de l'Histoire»; pas plus tard que cet été, Le Monde relayait les démarches entreprises par un avocat kenyan devant la Cour internationale de justice pour faire reconnaître officiellement la responsabilité (entre autres) du préfet Pilate, de l’empereur Tibère, du roi Hérode, de l’Italie et d’Israël dans la crucifixion. Comme l’expliquait à l’époque un porte-parole de la CIJ, «il n’est même pas théoriquement possible pour nous de prendre un tel cas en considération».

Erratum: dans la version précédente de l'article, il était fait mention de la Cour pénale internationale là où il aurait fallu mentionner la Cour internationale de justice. La confusion a été corrigée.

Quand Jésus cautionnait le mariage gay

 

Les opposants au mariage homosexuel se targuent souvent d’être les gardiens d’une tradition millénaire, qu’est celle du mariage uniquement hétérosexuel –et qu’il ne faudrait pas déranger au risque de chambouler les bases et valeurs de nos société. Oups, erreur. Il se trouve que la religion chrétienne, en certaines périodes de l’histoire, a elle-même accepté le mariage gay. Le site Care2.com l’explique:

«Dans le célèbre monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï, il y a une icône. On y voit deux saints chrétiens, habillés en vêtements de cérémonie, en train d’être unis. Leur “pronubus” (autrement dit témoin de mariage) n’est rien de moins que Jésus-Christ. L’heureux couple est formé de martyrs chrétiens du IVe siècle, Saint-Serge et Saint-Bacchus –deux hommes donc.»

Le site Care2.com revient sur l'histoire du mariage gay, bien antérieur aux revendications actuelles. Le théologien chrétien orthodoxe Sévère d'Antioche expliquait ainsi au VIe siècle qu’«il ne faut pas séparer dans le discours  [Serge et Bacchus] ceux qui ont été joints dans la vie». Dans un récit de leur vie, au Xe siècle, Saint-Serge est décrit comme le «gentil compagnon et amant» de Saint-Bachus.

John Richard Boswell, historien de la prestigieuse université Yale, aux Etats-Unis, a découvert ce pan de la culture chrétienne dans l’Europe pré-moderne et écrit dessus il y a près d’une vingtaine d’année. Il décrit notamment dans son livre Le mariage de même sexe dans l’Europe pré-moderne, les différentes organisations dédiées au mariage homosexuel, l’existence d’un ordre fait pour unir les hommes, la bénédiction des prêtes lors de ces unions…

Dans ses travaux, le chercheur en histoire sociale et religion Allan Tulchin, de l’université de Shippensburg en Pennsylvanie, aboutit aux mêmes conclusions: l’idée du mariage homosexuel n’est pas une idée nouvelle, et fut traitée avec bien plus de tolérance par le passé.

«Les structures familiales occidentales ont été bien plus diverses qu’on ne le réalise aujourd’hui», écrivait Tulchin en septembre 2007, dans le Journal of Modern History. En France, Tulchin a ainsi trouvé des contrats datant du Moyen-Age, qui unissaient deux hommes, avec le terme «affrèrement». Les «frères» ainsi unis prêtaient serment de vivre ensemble et de partager «un pain, un vin, et une bourse». Ce contrat devait être passé devant un notaire et un témoin, à l’instar des mariages. Une sorte de Pacs médieval. Allan Tulchin estime avoir trouvé «des preuves massives selon lesquelles les “affrèrés” utilisaient ces “affrèrements” pour formaliser des relations amoureuses homosexuelles».

Photo: Un couple homosexuel lors d'une cérémonie de mariage symbolique à Rome, 21 mai 2005, REUTERS/Max Rossi

Slate.fr LIFE -

Publié le 16/03/2012
Mis à jour le 16/03/2012 à 11h48

 

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