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01/01/2014

CONGO-KINSHASA:FOUDROYES POUR AVEUGLEMENT IDEOLOGIQUE LISEZ

 

VERBATIM:

"Dans un message diffusé sur la RTNC, le porte-parole a estimé que cette "agression" visait à terroriser la population. "Nous n'avons pas l'impression que les assaillants aient eu un autre objectif - avec un nombre aussi pauvre, avec un armement aussi pauvre - (que) de vouloir (...) semer la panique et la terreur à la veille des célébrations des fêtes de Nouvel an", a-t-il souligné. Le gouvernement appelle les Kinois à reprendre leurs activités normales, en leur demandant de ne pas s'inquiéter du renforcement des mesures de sécurité, a ajouté M. Mende."


Les forces de sécurité ont tiré sur des jeunes « désarmés », selon le pasteur Joseph Mukungubila


En République démocratique du Congo (RDC), après les attaques survenues ce lundi 30 décembre à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu par des jeunes qui se réclamaient du pasteur Joseph Mukungubila, ce dernier, joint par RFI, affirme que ses disciples étaient « désarmés » et qu’ils voulaient protester, après des attaques qui auraient visé la maison d'un dignitaire de son église et sa résidence à Lubumbashi. Selon le dernier bilan des autorités, plus de 70 assaillants ont été tués. L’armée assure avoir repris le contrôle de la situation.

Tout a commencé dans la capitale. Les trois attaques de Kinshasa ont été les premières et les plus impressionnantes, avec notamment une prise d'otages, en direct, à la télévision nationale, avant que le signal ne soit coupé par les autorités. On voyait les deux présentateurs de l'émission « Le Panier » menacés par des jeunes gens munis d'armes traditionnelles qui se revendiquaient du pasteur Joseph Mukungubila. Originaire du Katanga, le pasteur Mukumgubila est un ancien candidat à la présidentielle de 2006 qui se fait aujourd'hui appeler le « prophète de l'éternel ».

Cette prise d'otage à la RTNC et la police qui a donné l'assaut a créé la panique dans la grande tour de la Radio et télévision nationale. « Une scène de guerre en pleine ville », explique un témoin, contacté par RFI, qui dit avoir vu, après l'assaut, dans la cour, les corps de jeunes gens, tous en t-shirts blancs.

Ca tire à la RTNC et ça tire, au même moment, près de l'état-major général de l'armée et de l'aéroport que deux autres groupes auraient attaqués. A l'aéroport, les avions restent cloués au sol. Selon des témoins, la carlingue de l'un d'eux est même perforée par des tirs et un passager, au moins, aurait été blessé.

Du coup, toutes les compagnies aériennes ont suspendu leurs vols nationaux et internationaux depuis l'aéroport international de Kinshasa.

Troubles à Kindu

A Kindu, dans la province de Maniema, c’est la base militaire de l’aéroport qui a été prise d’assaut. Cette attaque aurait été menée par un certain Kaizar qui portait, selon des témoins, un t-shirt mentionnant « Joseph Mukungubila ». La base a été occupée pendant quelques heures jusqu'à la riposte des forces de sécurité. RFI a recueilli le témoignage d’un habitant de Kindu. « Nous avons de la famille à Kinshasa. On nous a appelés et, peu de temps après, c’était Kindu. Il y a eu des coups de feu qui se sont intensifiés vers midi. Il y a eu des tirs d’obus, de lance-roquettes au niveau de l’aéroport. C’est à ce moment-là que la population a paniqué. Les gens se sont vite retirés et tout le monde est rentré chez soi », a précisé ce témoin qui fait état également des principales revendications des assaillants. « Les assaillants ont dit qu’ils n’avaient pas de problèmes avec la population et réclamaient de révoquer les officiers rwandais au sein de la police et des forces armées ».

Des jeunes « désarmés »

C’est à Lubumbashi, dernière ville où des coups de feu ont retenti et c'est également à Lubumbashi que le pasteur Mukungubila a une résidence. Les forces de sécurité ont fait mouvement vers cette résidence. A l'intérieur, des hommes en civil, toujours avec des t-shirts blancs et armés, selon les autorités. Les échanges de tirs auraient duré pendant près de cinq heures.

En fin de journée, le ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, déclarait que la situation était « totalement » aux mains de l’armée et n’a pas voulu répondre à la question de savoir qui sont les assaillants, car « nous sommes en pleine investigation », a-t-il précisé.

Joint par RFI, le pasteur Joseph Mukungubila dénonce la violence des forces de sécurité face à des jeunes « désarmés ». Ces disciples auraient protesté, partout dans le pays, après des attaques, plus tôt dans la matinée de ce lundi, contre la maison d'un dignitaire de son église et contre sa propre résidence à Lubumbashi. Ces attaques de l'armée feraient suite, toujours selon le pasteur Mukungubila, à la distribution d'une lettre dénonçant « la nomination d'officiers rwandais dans les rangs de l'armée et de la police ».


Kinshasa, 31/12/2013 (RFI / MCN, via mediacongo.net)
52 assaillants tués et 39 capturés dans des attaques


Le gouvernement congolais a annoncé avoir tué près de 52 assaillants, après les attaques à différents endroits de Kinshasa et Lubumbashi. Une prise d'otage s'était déroulée dans les locaux de la Radio-Télévision Nationale Congolais (RTNC).

Le ministre de la Défense de la République démocratique du Congo, Alexandre Luba Ntambo, a déclaré lundi que l'armée contrôle "totalement" la situation, après plusieurs attaques ayant principalement ciblé la capitale congolaise et Lubumbashi, deuxième ville du pays. "Nous avons totalement la situation en mains. Maintenant la question est de savoir qui sont ces assaillants", a déclaré M. Luba Ntambo à des journalistes lors d'une visite sur les sites ciblés par les attaques à Kinshasa. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a déclaré que 52 assaillants avaient été tués à Kinshasa et que 39 autres avaient été capturés.

Des coups de feu ont retenti dans plusieurs endroits de Kinshasa : à l'aéroport international et à l'état-major général situé au camp de Tshatshi. Parallèlement, un groupe armé "de machettes et d'armes" à feu a pris en otage des journalistes à la RTNC, Radio-Télévision Nationale Congolaise. A la mi-journée, le gouvernement a annoncé que 40 assaillants avaient été tués.

"Il y en a eu 16 qui sont tombés à l'aéroport, huit qui sont tombés à la RTNC et 16 à l'état-major général. Il n'y a aucune victime civile rapportée, et aucune victime parmi les forces de sécurité", a déclaré à l'AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, qui a précisé que les auteurs de l'attaque n'étaient pas encore identifiés.

Une action au nom d'un ancien candidat à la présidentielle

Rapidement, les preneurs d'otages ont affirmé agir pour le compte d'un pasteur, ex-candidat à la présidentielle de 2006, remportée par l'actuel président, Joseph Kabila, selon un journaliste de la RTNC. Lors de la prise d'otage, ils se sont réclamés d'"un candidat malheureux de la présidentielle de 2006, Joseph Mukungubila", a déclaré ce journaliste à l'AFP.

Dans une lettre ouverte datée du 5 décembre, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo avait fait part de son amertume quant à la gestion du pays et tenu un discours haineux à l'encontre du Rwanda voisin, dont il rappelait les agressions contre la RDC et avec qui, selon lui, le président Kabila pactise. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a expliqué à l'AFP que "les enquêtes vont déterminer s'il faut prendre au sérieux (les) revendications" des preneurs d'otages.

"Semer la panique et la terreur"

Dans un message diffusé sur la RTNC, le porte-parole a estimé que cette "agression" visait à terroriser la population. "Nous n'avons pas l'impression que les assaillants aient eu un autre objectif - avec un nombre aussi pauvre, avec un armement aussi pauvre - (que) de vouloir (...) semer la panique et la terreur à la veille des célébrations des fêtes de Nouvel an", a-t-il souligné. Le gouvernement appelle les Kinois à reprendre leurs activités normales, en leur demandant de ne pas s'inquiéter du renforcement des mesures de sécurité, a ajouté M. Mende.

Un important dispositif sécuritaire a été déployé. Il comptait des policiers, militaires, ainsi que des gardes républicains, chargés de la protection du président Joseph Kabila. La circulation était fortement réduite et, par endroits dans la matinée, on pouvait sentir une forte odeur de poudre.

Toutes les compagnies aériennes ont suspendu leurs vols nationaux et internationaux depuis l'aéroport international de N'djili, à Kinshasa. Ces agences ont précisé que leur décision était liée à "l'insécurité" dans la zone de l'aéroport, où des assaillants ont fait irruption dans la matinée, provoquant une intervention des forces de sécurité qui a fait au moins 24 morts, tous habillés en civil, selon le journaliste de l'AFP.


Kinshasa, 31/12/2013 (AFP / MCN, via mediacongo.net)

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