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17/02/2014

CONGO-KINSHASA : PROJETS EN LAMBEAUX A CAUSE DU DIKTAT IMPERIALISTE ETASUNIEN C'EST CE QUI ARRIVE LORSQU'ON A PERDU L'INDEPENDANCE TOUT COURT

VERBATIM:

"En tout cas, le veto du Congrès va compliquer la recherche de financements pour Inga III car les Etats-Unis sont non seulement actionnaires de la Banque mondiale mais aussi de la Banque africaine de développement, qui a financé les études pour le développement d’Inga. Le projet Inga III est-il pour autant condamné ? Sans doute pas. Car les études menées par la société d’ingénierie, SNC Lavallin démontrent que l’énergie produite serait la plus compétitive au monde (2 cents de dollars). Ensuite, l’Afrique a besoin d’électricité. En cas de besoin, elle fait déjà financer et construire par ceux qui le veulent, de grands barrages. Comme celui de la Renaissance sur le Nil bleu (6000 MW), construit par l’Italien Salini et cofinancé par la Chine et l’Ethiopie…"

Misser François
Washington, 17/02/2014 (AFP / MCN, via mediacongo.net)


Pas d’argent américain pour le barrage d’Inga III en RDC Le Congrès américain s’est dit opposé à la construction de grands barrages. Ce qui a conduit la Banque mondiale à reporter la validation d’un prêt de 73 millions de dollars pour la construction d’une centrale hydroélectrique de 4 800 MW en République démocratique du Congo (RDC). Sous pression d’ONG, le Congrès américain a déclaré son opposition aux grands barrages. Première victime : Inga III en République démocratique du Congo. En mi-décembre l’administrateur de l’USAID, Rajiv Shah s’est rendu sur le site d’Inga en compagnie du Premier ministre congolais, Augustin Matata. Objectif : discuter de l’appui américain au projet d’une troisième centrale hydroélectrique d’une puissance de 4800 MW, au coût estimé, avec l’interconnexion vers l’Afrique du Sud à 12 milliards de dollars. Cette visite se voulait le début de la mise en œuvre de la Power Africa Initiative, lancée par Barack Obama, en juin 2013, qui vise à accroître l’accès des Africains à l’électricité. Mais c’était sans compter sur l’influence de certaines ONG qui ont tendance à minimiser le rôle de la grande hydroélectricité dans la lutte contre le changement climatique. L’une d’elles, International Rivers, basée à Berkeley (Californie), qui prétend lutter dans l’intérêt des populations riveraines, combat tout projet de barrage d’une hauteur supérieure à 15 mètres. Le 14 janvier dernier, elle a obtenu une “victoire” retentissante en faisant insérer dans la loi de finances votée par le Congrès, que “le secrétaire du Trésor va donner instruction au directeur exécutif de chaque institution financière internationale que la politique des Etats-Unis est de s’opposer à tout prêt, don, stratégie ou politique qui appuie la construction d’un grand barrage hydroélectrique”. Autant dire un veto pour Inga III que veulent construire la RDC et l’Afrique du Sud mais aussi pour d’autres barrages en Inde ou au Laos. 73 millions de dollars gelés Les conséquences ont été quasi immédiates à la Banque mondiale, dont le conseil d’administration a reporté sine die une réunion prévue le 11 février qui devait valider un prêt de 73 millions de dollars pour Inga III. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la Banque assure que celle-ci ne se désengage pas du projet mais il ne donne aucune explication. Comment a-t-on pu en arriver là ? International Rivers a réussi à entraîner dans son sillage une douzaine d’ONG congolaises, mettant en doute la capacité du projet à combler le fossé énergétique au Congo et exprimant la crainte d’un impact négatif du barrage sur les populations locales sur base de prétendus précédents constitués par la très réelle tragédie du barrage de Chixoy, au Guatemala (voir encadré). Nul ne conteste cette tragédie et le besoin de réparer les dommages causés. Encore faut-il démontrer pourquoi le drame du Guatemala serait reproduit inéluctablement en RD Congo. En tout cas, le veto du Congrès va compliquer la recherche de financements pour Inga III car les Etats-Unis sont non seulement actionnaires de la Banque mondiale mais aussi de la Banque africaine de développement, qui a financé les études pour le développement d’Inga. Le projet Inga III est-il pour autant condamné ? Sans doute pas. Car les études menées par la société d’ingénierie, SNC Lavallin démontrent que l’énergie produite serait la plus compétitive au monde (2 cents de dollars). Ensuite, l’Afrique a besoin d’électricité. En cas de besoin, elle fait déjà financer et construire par ceux qui le veulent, de grands barrages. Comme celui de la Renaissance sur le Nil bleu (6000 MW), construit par l’Italien Salini et cofinancé par la Chine et l’Ethiopie… Misser François Washington, 17/02/2014 (AFP / MCN, via mediacongo.net)

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