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14/03/2014

CONGO-KINSHASA : HOMMAGE ELOGIEUX ET MERITE DE PAPA WEMBA ARTISTE MUSICIEN DE RENOM INTERNATIONAL A SON JEUNE FRERE ET DEFUNT KING KESTER EMENEYA !

VERBATIM:

L'homme congolais, c'est connu, adore les racontards. C'est sa spécialité. Partout où il passe, il ne peut vivre que de cela. Difficile de le voir évoluer autrement. Qu'il soit universitaire ou non, instruit ou inculte, il y va en force, toujours. C'est sa première nature. Comment l'imaginer, ou le dire autrement ?

La plupart des conflits, soi-disant, entre papa Wemba et son jeune frère aujourd'hui parti rejoindre son père dans les cieux, quelque part, ont été le fruit de l'imagination des congolais, champions toutes catégories en ce genre. Certes, Papa Wemba a eu un comportement, que je condamne sans réserve, lorsqu'il est passé dégainer une immaturité voire légèreté sur un plateau numéricable sur sa relation charnelle avec l'ex épouse de Mubiala Kester. Mais y aller jusqu'à en faire une guerre mondiale, oubliant l'essentiel, la musique, où les deux phénomènes s'y étaient apportés mutuellement -, Kester malgré son talent musical fou avait besoin de papa Wemba pour le mettre en évidence, sans doute, sans ce dernier lui aurait-il été (je parle d'Emeneya) incapable de montrer au monde toute l'étendue de son talent musical -, m'a semblé trop léger voire ignoble pour ne point le souligner.

J'ai été personnellement touché et meurtri par la mort de King Kester Emeneya. Je l'aimais tant. Sa voix me fascinait et me fascine encore aujourd'hui. Son départ de Viva-La-Musica de papa Wemba, j'étudiais à ce moment-là dans la même université que lui, j'étais son cadet, me fit un grand mal. Deux chansons de lui me rappellent énormément de souvenirs : Ngambelo et Willo Mondo. La première chanson me rappelle d'une part ma vieille maman, défunte aujourd'hui depuis le 01/10/2011 jour de mon anniversaire, elle me manque tant, je la pleure tous les jours, en fait j'aurais souhaité la garder éternellement s'il en fallait, mais personne hélas n'est éternelle, tout coule tout passe, et rien ne demeure, disait le penseur grec Héraclite d'Ephèse; au fait ma mère fut également fascinée par Jos Kess qui, après son départ de l'orchestre Viva-La-Musica, avait copié le look de Jésus-Christ en barbu et chantait le cou surelevé, ce qui impressionnait maman, et d'autre part ma rencontre avec Béatrice celle qui devint plusieurs années plus tard la maman de mes enfants que j'adore plus que tout dans ce monde (je parle de mes enfants, et j'insiste, ok !), et la seconde un ami et collègue Scapin décédé, alors que nous fûmes assistants à l'Isdr/Mbandaka,lui et moi aimions beaucoup cette dernière chanson, hélas nous n'avions ni la voix ni le profile des chanteurs, mais nous la chantions quand même, en tout cas très faux ! On en rigolait jours et nuits, malgré parfois une cohabitation chancelante ! A ses obsèques, j'essayai au moment de son inhumation de la chanter, mais je n'y ai pu, car je fondus en larmes comme un bébé, provoquant dans l'assistance un concert de pleurs ! Seule satisfaction, si j’ose m’exprimer ainsi, en fut que personne, dans cette assistance, ne se rendit jamais compte que je chantais faux, et on ne me le fit jamais remarquer ... et cela jusqu'à ce jour ! L’on ne retint que ma vive émotion. Il faut dire qu'il y a des bourdes que seule l'émotion pt faire disparaître. Car, en temps normal, c'est sûr et certain que j'aurais été l'objet des quolibets, des railleries voires certainement des moqueries à couper le souffle.

Si papa Wemba n'avait pas été une de mes grandes idoles de la musique congolaise et mondiale, et qui plus est batetela comme moi, tribu de patrice-Emery Lumumba héros national congolais, j'aurais quitté et haï Viva-La-Musica pour suivre Kuamambu alias "mutu ya zamani". Ma douleur, à l'annonce de sa mort, et ma colère très grande à l'endroit de Shungu Wembadio alias papa Wemba avait été tellement immense, que je ne pus, sur le moment, me manifester dans le concert de louanges adressé à Kester. Cette interview de papa Wemba m'en a donné le courage et la force, car j'attendais l'entendre s'exprimer sur son jeune illustre disparu.

Repose en paix King Kester Emeneya, je ne t'oublierai jamais.

 

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

 

Chercheur habilité à diriger des recherches de philosophie

 

Professeur des universités

 

Blog : kilimandjero.blogs.dhnet.be (www.dh.be/rubriqueblogs)

 

Courriels :

 

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Devise : « Meurs et deviens » (Goethe)

 

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« Ahora Siempre »

 

 


Papa Wemba : « Kester Emeneya a bouleversé des données dans le répertoire de Viva La Musica »


Au lendemain du décès de King Kester Emeneya à Paris, les hommages se multiplient dans le monde artistique congolais. Papa Wemba, patron du groupe Viva La Musica où Emeneya a débuté sa carrière professionnelle en 1977, salue la mémoire d’un grand chanteur. Il avoue que « King Kester Emeneya a bouleversé quelques données dans le répertoire » de chansons de son groupe.

Le patron de Viva La Musica affirme avoir été informé de la mort du « King » par Félix Wazekwa, une autre star de la musique congolaise, responsable du groupe Cultur’A Pays Vie.

« C’est mon frère et ami, Felix Wazekwa qui m’a appelé au téléphone depuis Bukavu pour m’annoncer cette mauvaise nouvelle. Aussitôt après, je suis entré en contact avec la famille du défunt qui m’a confirmé la nouvelle », raconte-t-il.

Kester Emeneya a intégré Viva La Musica en 1977. Il était âgé de 21 ans.

Papa Wemba parle de son arrivée dans son groupe : « Un de mes amis, Micha Mulongo, qui habitait Lubumbashi était président d’un groupe de musiciens des étudiants [de l’Université de Lubumbashi]. King Kester Emeneya faisait partie de ce groupe. Et comme Micha Mulongo aimait bien écouter Kester, il lui a dit : J’ai un ami à Kinshasa qui vient de créer un groupe. Je souhaiterais que tu viennes avec moi à Kinshasa pour enregistrer une chanson et rentrer ensuite à Lubumbashi pour reprendre tes études. Ils sont arrivés à Kinshasa et Kester Emeneya est tombé amoureux de Viva La Musica. Il s’est installé et il est resté jusqu’à son départ [du groupe en 1982]. »

Le patron de Viva La Musica décrit Kester comme un musicien poli qui ne se faisait pas remarquer à son arrivée dans son groupe.

« Ensuite, il a su s’imposer », raconte Papa Wemba pour qui la contribution d’Emeneya à la construction de son groupe ne souffre d’aucun doute : « Kester Emeneya quand il est venu, il a changé les données. Il a bouleversé quelques données dans le répertoire de Viva La Musica. Je le dis sincèrement, il a amené quelque chose en lui. »

Dans Viva La Musica, King Kester se révèle un leader doté de bonnes capacités de gestion de ressources humaines au-delà de son talent de chanteur de charme. Il permet notamment à ce groupe de ne pas disparaître malgré les absences prolongées de son patron.

Papa Wemba reconnaît avoir eu une grande confiance à Emeneya.

« On se faisait confiance artistiquement parce qu’on avait un truc à défendre qui est la musique », explique-t-il.

La dernière fois qu’il a rencontré l’artiste disparu « c’était l’année dernière au ministère des Affaires étrangères. »

« L’artiste est allé se reposer », conclut Papa Wemba, admiratif et élogieux à l’égard d’un chanteur qu’il a connu durant de nombreuses années et dont les chansons ont fait les belles années de son groupe.


Kinshasa, 16/02/2014 (Okapi / MCN, via mediacongo.net)

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