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03/07/2014

CONGO-KINSHASA:LES EVEQUES DANS L'OEIL DU CYCLONE!

 

VERBATIM:

Dans un communiqué rendu public mardi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a déploré le recours au scrutin indirect pour les prochaines élections des députés parlementaires des onze provinces du pays, alors que la Constitution stipule qu'ils devraient être élus directement.

"Croire que la Cenco peut imposer sa préférence pour le scrutin direct à la nation en se substituant au législateur attitré ou à l'administration électorale constitutionnelle, vouloir cela, n'est pas dans l'ordre démocratique des choses", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert 


Tentatives de modification de la constitution: Mende s'en prend aux évêques ! 


Le gouvernement de Kinshasa a accusé jeudi les évêques catholiques de la République démocratique du Congo de violer "l'ordre démocratique des choses" en s'opposant à toute modification de la Constitution.

Dans un communiqué rendu public mardi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a déploré le recours au scrutin indirect pour les prochaines élections des députés parlementaires des onze provinces du pays, alors que la Constitution stipule qu'ils devraient être élus directement.

"Croire que la Cenco peut imposer sa préférence pour le scrutin direct à la nation en se substituant au législateur attitré ou à l'administration électorale constitutionnelle, vouloir cela, n'est pas dans l'ordre démocratique des choses", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

En se déclarant opposés à toute modification ou altération de l'article 220 de la Constitution qui stipule que "le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle", les évêques font un "procès d'intention", a déploré Lambert Mende.

Prevoyant que le président Joseph Kabila sera prêt à tout pour s'accrocher au pouvoir au-delà de la présidentielle prévue pour 2016, à laquelle il ne pourra pas se représenter, la majeure partie de l'opposition congolaise soupçonne le chef de l'Etat d'essayer de modifier la Constitution.

"Il est regrettable que la Cenco s'en fasse l'écho", a estimé M. Mende.

M. Kabila a été élu président en 2006 à l'issue des premières élections libres depuis l'indépendance du pays en 1960, et a conservé sa position à la tête de l'Etat à l'issue des élections de 2011 dont la légitimité a été fortement contestée par la communauté internationale et l'opposition.


Kinshasa, 3/07/2014 (BBC / MCN, via mediacongo.net)

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