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15/07/2014

CONGO-KINSHASA:PRESQU'UN AN D'UN GOUVERNEMENT DEMISSIONNAIRE AVEC UN PEUPLE EN LAMBEAUX SUR SES ROTULES MAIS PATIENT ET SURTOUT PHILOSOPHE!!!

 

VERBATIM

"Viendra, viendra pas ? La question est loin de trouver une réponse tant que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, dans son pouvoir discrétionnaire, n’a encore rien dit. Si, depuis Kingakati, il avait réaffirmé sa foi dans les résolutions des concertations nationales, il faudra noter que le 30 juin dernier, il y est revenu en  des termes quelque peu nuancés et  différents. «Oui à l’application des recommandations des concertations, avec méthode. Mais, pas dans la  précipitation », pouvait-on lire, dans son discours prononcé en marge du 54ème anniversaire de l’indépendance de RD.Congo. Du coup, tous les pronostics ont été déjoués, en même temps que de toutes les prophéties des catéchumènes politiques."  

Kinshasa, 15/07/2014 (La Prospérité, via mediacongo.net)


Gouvernement de cohésion nationale : Kabila déjoue tous les pronostics !


Viendra, viendra pas ? La question est loin de trouver une réponse tant que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, dans son pouvoir discrétionnaire, n’a encore rien dit. Si, depuis Kingakati, il avait réaffirmé sa foi dans les résolutions des concertations nationales, il faudra noter que le 30 juin dernier, il y est revenu en  des termes quelque peu nuancés et  différents. «Oui à l’application des recommandations des concertations, avec méthode. Mais, pas dans la  précipitation », pouvait-on lire, dans son discours prononcé en marge du 54ème anniversaire de l’indépendance de RD.Congo. Du coup, tous les pronostics ont été déjoués, en même temps que de toutes les prophéties des catéchumènes politiques.  

Personne n’a de mot, personne n’a de date, dans les girons du pouvoir. En dehors de Joseph Kabila, lui-même, le secret sur cette affaire de gouvernement de cohésion nationale est tenu, loin de tous les laborantins généralement mieux renseignés. De telle sorte que des spéculations dans les sens les plus divers sont restées comme des simples vues d’esprit. Des échéances parmi celles qui ont été avancées par les uns et autres, sont aujourd’hui dépassées par les événements. Pas de confirmation de session extraordinaire, ni de lueur d’espoir claire sur  la publication dudit gouvernement.

Et, pourtant, des tractations menées étaient bien proches du quai. Il suffisait d’y jeter un coup d’œil et, finalement, d’y apposer la signature. Mais, pourquoi cela traîne-t-il ?  Là-dessus, cette question devient presque superfétatoire, dès lors  que dans son allocution du 30 juin, en marge du 54ème anniversaire de l’indépendance de la RD. Congo, Joseph Kabila avait  effleuré  la réponse, en disant qu’il ne fallait pas céder aux caprices de la précipitation, ni plier l’échine devant toutes sortes de chantage. Ainsi, la moindre de chose est d’attendre, l’heure ‘’H’’ et le jour ‘’J’’ qu’il aura choisis. Entre-temps, des loups se mangent à l’opposition républicaine. Lisanga Bonganga, nourrissant un doute quant à l’avènement de ce gouvernement, a décidé, carrément, de retraverser le boulevard, pour retrouver la liberté du verbe. Des cris de cœur de son ex-Mentor, Léon Kengo wa Dondo, via Michel Bongongo, ne l’en ont pas dissuadé.

Au contraire, il y a fondé  des raisons malignes  de remorquer Idambito, dans une nouvelle lutte contre la révision constitutionnelle. Un front dit populaire, fruit de ses cogitations avec d’autres opposants, est même né, pour servir de cadre fédérateur. De l’autre côté, à la majorité présidentielle, la DPE/TK en appelle à la formation du gouvernement de combat pour la sauvegarde de l’indépendance et de la souveraineté du Congo-Kinshasa. Comme quoi, c’est un nouveau son, juste bon pour que  les décideurs s’en imprégner, avant de lever des options définitives. Ce petit son-là qui, vraisemblablement, brûle la politesse de l’homogénéité au sein de la famille présidentielle, vient, plutôt, rajouter de l’eau au moulin des sceptiques.  D’aucuns n’hésitent pas, d’ailleurs, à dire que les temps ont changé, les stratégies aussi.

Session extraordinaire ?

A la clôture de la session extraordinaire, le 15 juin dernier, les présidents de deux chambres du Parlement avaient, chacun,  demandé aux députés  et Sénateurs  de rester en état d’alerte, au regard du nombre de dossiers urgents à traiter. Ce mardi 15 juillet, un mois après, aucun signal et aucun sms.  Rien ne filtre sur ce qui se trame, au fond de la marmite politique.  Un petit vide plane, cependant, à l’exception du calendrier des élections urbaines, municipales et locales que  la Ceni, en dépit de toutes les pressions, s’apprête, avec fermeté et  détermination,  à exécuter.  Mais, là aussi, il y a un problème, avec l’absence de  lois nécessaires et le retard pris, par exemple, dans la mise en œuvre de la décentralisation. A un moment donné, l’on avait même  parlé du recensement,  comme l’un des  préalables majeurs  à la tenue des législatives nationales et de la présidentielle 2016. A la longue, des urgences se juxtaposant dans la chaîne de priorités, la tâche risque d’être difficile. Car, parallèlement, le temps travaille contre tous, naturellement.


Kinshasa, 15/07/2014 (La Prospérité, via mediacongo.net)

 

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