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15/07/2014

CONGO-KINSHASA:QUAND LE CARD.MONSENGWO EST SALI GRATUITEMENT QUELQU'UN EN VEUT-IL A CET HOMME INTELLIGENT?

VERBATIM:

" Le propre frère de Monsengwo, le sénateur et P-c.a. de la puissante multinationale française Bolloré en RD-Congo, François Kaniki a été mis dans le coup. Des sources dignes de foi rapportent qu’il a beaucoup joué en amont pour influencer la position du cardinal. Il est connu qu’il a une sorte d’ascendant sur son aîné. En tout cas, celui-ci l’écoute beaucoup. A Kaniki, il a été promis fermement le poste de ministre des Transports et Voies de communication. Une perspective qui l’a fait baver comme un enfant face à un jouet longtemps convoité pendant que Bolloré démarchait et démarche encore pour acquérir les ports -Boma et Matadi- et les chemins de fer de l’ex-ONATRA. Monsengwo et Kaniki n’ont pas attendu longtemps pour se dessiller les yeux. Kabila a vite fait de leur faire un gosse dans le dos avec la cession, il y a quelques mois, du terminal n°1 du port de Matadi à un groupe des indopakistanais en joint-venture avec le riche homme d’affaires bas-congolais Ledya."

Kinshasa, 15/07/2014 (Congo News, via mediacongo.net)

 


Délié de son deal avec Kengo et le régime, Monsengwo très attendu à la Cathédrale


Mgr Laurent Monsengwo Pasinya n’a plus pris la parole, hier le 14 juillet, à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Une conférence contre la révision constitutionnelle y était prévue à l’initiative des intellectuels catholiques, elle a été reportée au 15 juillet, à 17 heures.

Le report tient à un agenda paroissial bousculé suite à une ordination diaconale programmée le même jour, à la dernière minute. L’intervention de l’archevêque de Kinshasa est très attendue du fait qu’il s’est enfermé dans un pesant mutisme depuis la convocation des Concertations nationales. Même lors de l’office pour la célébration de ses 50 ans de sacerdoce, au stade des Martyrs, le cardinal s’était gardé soigneusement de dire un seul mot sur la vie politique nationale alors qu’il est si friand chaque fois que l’occasion lui est donnée en public. Cette fois-là, il s’est contenté de parler de lui, rien que de sa carrière de prêtre entamée dans la province du Bandundu, un point c’est tout.

Le pourquoi du long et suspect silence de Monsengwo trouve son explication dans un deal passé avec Léon Kengo wa Dondo, un ami de très longue date devenu premier ministre en 1994 grâce à la troisième voie inspirée et sortie de la soutane blanche -et surtout immaculée- de l’ex-président du bureau de la Conférence nationale pro-démocratie. Quand Kengo reçoit des assurances de Joseph Kabila qu’il sera fait Premier ministre à l’issue des pourparlers du Palais du peuple, Monsengwo fait partie des premières personnes à qui le président du Sénat rend visite. Ensuite ses anciens compagnons de l’UDI, Max Munga, revenu depuis de son exil en Espagne et les autres. Pour des assurances d’un Chef d’Etat, Kengo avait vu Kabila débarquer chez lui, avenue Batetela, dans la commune de la Gombe, presqu’à l’improviste pour y passer des heures autour d’un repas improvisé à la demande du visiteur qui s’était plaint auprès de l’épouse de son hôte d’avoir un creux soudain à l’estomac. Kengo n’avait été prévenu que quelques minutes auparavant par le protocole d’Etat.

Tout ce qu’il y a de touchant sur le plan humain pour attendrir le quasi octogénaire maître des céans, sans parler de la présence d’Olive Lembe Kabila aux côtés de son mari de président de la République. A partir de ce moment, l’ancien premier ministre du Maréchal Mobutu a commencé à rallier, à mettre plus de chance de son côté. Il a sollicité et obtenu de Monsengwo qu’il se taise. Par la suite un arrangement direct a été passé entre le locataire du Centre Lindonge et le régime sous couvert d’une prestation publicitaire radio-télévisée de l’ensemble des évêques catholiques pour un montant d’un million de dollars à titre d’assistance à l’Eglise. Le fameux spot publicitaire M-Pesa qui a fait se demander depuis quand un cardinal -donc un futur Pape- prête son visage et sa voix à un annonceur. Le propre frère de Monsengwo, le sénateur et P-c.a. de la puissante multinationale française Bolloré en RD-Congo, François Kaniki a été mis dans le coup. Des sources dignes de foi rapportent qu’il a beaucoup joué en amont pour influencer la position du cardinal. Il est connu qu’il a une sorte d’ascendant sur son aîné. En tout cas, celui-ci l’écoute beaucoup. A Kaniki, il a été promis fermement le poste de ministre des Transports et Voies de communication. Une perspective qui l’a fait baver comme un enfant face à un jouet longtemps convoité pendant que Bolloré démarchait et démarche encore pour acquérir les ports -Boma et Matadi- et les chemins de fer de l’ex-ONATRA. Monsengwo et Kaniki n’ont pas attendu longtemps pour se dessiller les yeux. Kabila a vite fait de leur faire un gosse dans le dos avec la cession, il y a quelques mois, du terminal n°1 du port de Matadi à un groupe des indopakistanais en joint-venture avec le riche homme d’affaires bas-congolais Ledya.

La grande désillusion est tombée le 30 juin lorsque Joseph Kabila s’est engagé qu’il fera mais «sans précipitation et avec méthodologie» le fameux gouvernement de cohésion nationale. Il fallait être Kabila pour le dire sans sourciller neuf mois après la promesse formulée à la clôture des Concertations nationales sous une salve des applaudissements frénétiques. Maintenant que Monsengwo est délié, par la force des choses, de l’engagement avec Kengo, il y a de quoi se demander si le cardinal reprendra totalement sa liberté de parole avec son franc-parler habituel.

Monsengwo s’est décommandé

L’attitude de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya sur la conférence anti-révision à la Cathédrale Notre Dame semble très ambigüe. Les fidèles catholiques ne s’expliquent pas que l’archevêque de Kinshasa ait repoussé la cérémonie d’ordination des diacres prévue le 13 juillet pour la programmer le lendemain 14 juillet, le jour où il était attendu pour présenter sa position à cette conférence. Curieux de célébrer l’ordination un jour ouvrable. De mémoire des catholiques, cela n’a jamais été vécu. «L’ordination se célèbre toujours un dimanche, quelquefois le Ier août, un jour férié réservé à la fête des morts», se rappelle un fidèle catholique très assidu à la paroisse Sainte Marie, Notre Dame du Congo. Des organisateurs de la conférence, on apprend que le cardinal s’est décommandé sans en donner les raisons. «Le cardinal nous a fait savoir qu’il exposera mais à une date ultérieure alors que nous avons souhaité qu’il inaugure la conférence comme le prévoit le programme qui lui a été communiqué à temps», a confié un membre du comité organisateur surpris que l’ouverture de la conférence ait été renvoyée au 15 juillet. La conférence organisée sous la bannière de «la semaine des intellectuels catholiques» durera jusqu’au 20 juillet.

Trois conférenciers sont attendus demain, le professeur Matthieu Kalele, Jean-Pierre Kambila conseiller de Joseph Kabila et Jacques Djoli, le complice de Daniel Ngoy Mulunda gratifié de quelques millions de dollars qui lui ont permis d’acquérir deux propriétés bien identifiées à Binza-Ma Campagne.


Kinshasa, 15/07/2014 (Congo News, via mediacongo.net)

 

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