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17/07/2014

CONGO-KINSHASA: UN PEUPLE AU BORD DE LA NEVROSE A CAUSE DE SES DIRIGEANTS ET SES PRÊTRES!

VERBATIM:

Ah assez d’entendre constitution par-ci, constitution par-là. Je pense qu'il est temps que je prenne mes responsabilités, que j'intervienne enfin dans ce vrai-faux débat sur la révision constitutionnelle, car assez d'entendre des inepties voire des âneries. Le rôle de celui qui se dit intellectuel ne consiste pas à rester spectateur là où il doit être acteur. Tout dernièrement, coté EXCELLENT dans mes enseignements à l'Université Catholique du Congo de Kinshasa en RDC lors de la première année académique 2013-2014 de ma prestation, et doigté "GRAND PROFESSEUR" par mes étudiants de l'Institut supérieur pédagogique de la Gombe de Kinshasa, je fus à l'attention de ceux-ci une distinction on ne peut plus restée célèbre entre le "philosophe roi" de Platon et le "philosophe guerrier" de leur attachant maître-serviteur que je suis. La distinction consistait à indiquer qu'un philosophe n'était pas qu'un roi qui devait gouverner, dicter sur son pays et son peuple, mais un serviteur, un combattant, également.

D'un moment à l'autre, je livrerai ici même mon option à ce propos. Ce ne sera pas une polémique avec qui que ce soit, encore moins avec le très intelligent card. Monsengwo à qui je présentai mes excuses pour déplorer certaines incartades débitées à son encontre, lorsqu'il prit partie pour Tshisekedi, qu’il désigna vainqueur d'une élection présidentielle de novembre 2011 qu'il ne gagna jamais. Personne ne me l'a demandé. Je l'ai fait en tant que chrétien catholique convaincu et convainquant, admirateur numéro un de Jésus-Christ. Le pardon et la promesse sont deux vertus nous a légués par la morale et l'éthique.

Quant à ceux de la province de Bandundu, pas tous heureusement d'ailleurs, qui s'y étaient identifiés dans ma contestation de l'archevêque de Kinshasa dont l'engouement politique peut paraître parfois partisan, imbu, imprévisible, irréfléchi voire imprudent, ils n’y sont que des petits mercenaires sans valeur et sans coffre. Des individualités sans mesure, sans foi, ni loi. De la merde à revendre pour en faire des fumiers. Point à la ligne.

Le card. Monsengwo n'a pas encore donné son point de vue sur cette fantoche révision constitutionnelle, dont monsieur tout le monde en parle au pays et à l'extérieur comme s'il y allait de l'avenir du pays. Comme le card. n’a encore rien dit, difficile de ma part de lui objecter quoi que ce soit. On doit attendre qu’il débite quelque chose pour lui répondre. Le faire maintenant, alors qu’il n’a encore rien dit, c’est lui faire, exactement comme on fait à Joseph Kabila, un procès en sorcellerie. Mais comme l’homme congolais a la caricature facile. C’est ignoble ce que j’entends depuis mon retour en Belgique sur les acteurs politiques de la RDC, voire sur le card. Monsengwo en particulier ! Pourtant, il nous faut raison gardée et bien gardée pour tirer dans la bonne direction. On n’obtient pas ce qu’on veut ou désire en ordre dispersé. Encore moins animés des passions désobligeantes. Bizarre.

Le destin d’un pays est dans les mains de son peuple. C'est au peuple de décider pour dire ce qu'il veut ici et maintenant. Il en est capable. Il suffit de se donner les moyens comme en Centrafrique ou ailleurs. C'est au peuple de se forger un destin. De le choisir, de l'orienter, de l'aiguillonner. Est imprudent et immature celui qui estimera que le destin à forger ou à arracher serait dans le discours d'un cardinal fût-il. Assez de confondre, comme dit Albert Camus, prophétie bourgeoise et prophétie révolutionnaire. Je n'en dirai pas plus pour le moment.

 En attendant LISEZ ET FAITES LIRE L'UN DES BLOGS LES PLUS VISITES, ESTIMES ET APPRECIES EN EUROPE ET AILLEURS DANS LE MONDE: kilimandjaro.blogs.dhnet.be. Ce blog qui reste toujours en actualité même quand son auteur est absent du net pendant plus de sept mois est l'oeuvre d'un belgo-congolais, petit neveux de patrice-Emery Lumumba, philosophe et analyste politique de rénomée internationale.

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité à diriger des recherches de philosophie

Professeur des universités

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Révision constitutionnelle : Monsengwo fait durer le suspense


Après le rendez-vous manqué de lundi, imputé au retour du Cardinal Laurent Monsengwo à Kinshasa le dimanche 13 juillet 2014, après avoir raté l’avion qui devait le ramener samedi dans la capitale, la concession de la Cathédrale Notre Dame du Congo a attiré hier plus d’auditeurs que ceux prévus, curieux de prendre connaissance de son message par rapport à la révision constitutionnelle. C’était dans le cadre d’un séminaire de trois jours axé sur la perception de la révision constitutionnelle dans les milieux des intellectuels catholiques.

Le sujet de sa communication avait de quoi mettre de l’eau à la bouche de plus d’un: « La responsabilité de l’intellectuel congolais et la révision constitutionnelle ». Après les réactions de la Communauté internationale, des partis politiques, de la Société Civile et de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco), on attendait impatiemment le point de vue personnel de l’Archevêque métropolitain de Kinshasa. Mais en dépit de la forte mobilisation constatée dans les rangs de ses brebis, le célébrissime « le Berger » a une fois de plus brillé par son absence sur les lieux.

A en croire des sources proches de l’organisation du séminaire, le calendrier du Cardinal Monsengwo est tellement chargé qu’il n’a pu honorer son engagement. Mais l’espoir de le voir parler à Notre Dame du Congo n’est pas totalement perdu. Les modalités d’insertion de sa communication dans le programme, d’ici la fin de l’activité, prévue le jeudi 17 juillet, seraient toujours à l’étude.

L’Archevêque de Kinshasa serait-il en train de faire durer le suspense, avant de lâcher du lest ?

Nul ne le sait. Ce qui parait plus ou moins certains c’est qu’il ne s’écarterait, s’il trouvait l’opportunité de s’adresser aux intellectuels catholiques, de la voie déjà tracée par la Cenco, qui a promis, dans son dernier message aux fidèles, de mener une large campagne de sensibilisation des masses congolaises à la nécessité de préserver les acquis de la Constitution en rapport avec le droit du souverain primaire de s’exprimer directement dans les urnes, en vue de la désignation de ses futurs élus, à tous les niveaux.

Il convient de noter qu’en l’absence du Cardinal Monsengwo, c’est le professeur Kalele qui a eu l’insigne honneur d’ouvrir les hostilités hier à Notre Dame du Congo, avec un exposé portant sur « L’opportunité ou non de la révision constitutionnelle dans le contexte actuel de la RDC ». On signale que le professeur Jacques Ndjoli devrait, pour sa part, plancher ce mercredi sur « Le suffrage direct ou indirect comme mode d’élection en RDC ». Quant à Kambili de la Majorité présidentielle, il va intervenir jeudi sur le thème « L’adaptation de la révision constitutionnelle dans le contexte actuel de la RDC ».



Kimp
Kinshasa, 16/07/2014 (Le Phare, via mediacongo.net)
 

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