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01/08/2014

LIBYE : L'OCCIDENT CONFRONTE A LA DEPOUILLE MORTELLE DU COLONEL KADHAFI !

VERBATIM:

Jeune Afrique est un journal très respecté en Afrique et dans le monde. Il a d'ailleurs été souvent accusé dans le passé de parti-pris avec les oppositions armées ou softes aux régimes fascisants dans le monde et en Afrique plus particulièrement. Quand j'étais plus jeune, mais déjà grand lecteur, je me rappelle qu'il était souvent interdit au Zaïre de Mobutu. S'y retrouver avec un numéro frappé d'interdiction coûtait cher à son détenteur. Ce journal était  souvent virulent contre l'hégémonisme quel qu'il soit et occidental en particulier. Difficile, donc, de comprendre que le même éditorial ait salué haut la main l'assassinat du colonel Mouamar Kadhafi le 20 octobre 2014 quelque part à Syrte sa ville natale!Les archives ne mentent pas. Difficile de s'y dérober. A l'époque, je fus  surpris qu'il n'ait pas anticipé sur les événements! Pour un grand journal comme il se targue, c'est tout simplement incompréhensible. Peut-être pas totalement incompréhensible, car lorsqu'on est acheté par l'impérialisme et le capitalisme de l'homme blanc, le nabot Sarkozy en ce compris, on perd toute sa lucidité, son discernement, son équilibre psychique voire physique.

La Libye de Kadhafi était jusque-là le seul pays du Magreb et d'Afrique à n'avoir peu ou pas de réfugiés alimentaires en Europe. Lors de mon séjour post-doctoral à l'Université de Poitiers en France, j'en vus seulement un seul réfugié politique. Je fus évidemment trop curieux d'en savoir un peu plus. Car ce n'était pas tous les jours qu'on en voyait. Au final, l'homme qui devint tout de même un de mes grands amis dans cette université -, et témoin de la persécution dont je fus victime par les racistes nommés philosophes de leur état et l'appareil politique dite université de Poitiers qui leur vient en aide pour entériner toute décision négative allant à l'encontre de des intérêts des négros aussi talentueux qu'eux et dont ils craignent toute concurrence-, ne fût qu'un instrument de la propagande française et de cette université susmentionnée en particulier. L'objectif y consistait à y faire valoir comme un représentant de l'opposition libyenne au colonel Kadhafi. On discutait beaucoup de temps avec lui pour évoquer tous les conflits dans le monde, et au Moyen-Orient en particulier.

Quand le colonel Kadhafi fut assassiné par la bande à Sarkosy et compagnies sous l'égide de ceux que nous connaissons, j'étais au courant, déjà, de ce que Jeune Afrique sait seulement maintenant. Parce qu'avant cet odieux assassinat, je savais que les libyens aimaient leur pays, qu'ils étaient contents de l'ordre social et politique installé par les hommes au pouvoir à Tripoli, qu'ils s'y sentaient mieux, qu'ils n'étaient pas du tout pauvres, qu'ils gagnaient bien en sécurité sociale, qu'ils ne payaient pas l'eau et l'électricité; bref qu'ils étaient au Paradis. Personne n'ignore qu'au pays de Kadhafi toutes les nationalités y trouvaient refuge : des travailleurs sédentaires aux nomades du désert en passant par les lardons occidentaux blancs. Tout le monde y trouvait son compte. En l'assassinant, Sarkozy et ses amis ont détruit tout : du tissus social au tissus économique en passant par le tissus culturel et politique.

Ils ont déblayé, certes, le terrain pour l'Etat d'Israël, comme les Sarkozy le font maintenant au Moyen-Orient, affaiblir le régime syrien, après avoir fait assassiner Saddam Hussein, mais ont négligé les rancunes millénaires qui couvaient dans cette contrée de l'humanité. Pourtant, les dictateurs assassinés, l'ordre culturel, politique, au plus grand étonnement des commanditaires, ne s'écrit pas malheureusement en faveur de l'Etat hébreu, que du contraire. Car plusieurs micro-Etats vont y apparaître. Le cas de l'Irak par exemple où les fantômes de la division y apparaïssent : trois Etats sunnite, chiite, et kurde. Diviser pour mieux régner. Cela s'entend, y avait-on pensé, hélas non car plus jamais le chemin n'y avait autant été  déblayé pour les terroristes, radicaux, et fondamentalistes arabes. Du jamais vu. Car non seulement le monde occidental et toute la terre avec lui n'y seront plus jamais en paix, ayant mis le pied dans le nid de guêppes, mais aussi l'intégrité de l'Etat hébreux (que l'on veut au-dessus de tout et du tout) n'en sera pas moins autant menacé. L'homme propose, Dieu dispose.

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

chercheur habilité à diriger des recherches de philosophie
professeur des universités
Membre des sociétés savantes aux USA et au Canada
Directeur-Administrateur-Animateur de kilimandjero.blogs.dhnet.be

Libye: le système de santé au bord de l'effondrement

 

01/08/2014 à 09:35 | AFP
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Libye: le système de santé au bord de l'effondrement Libye: le système de santé au bord de l'effondrement © AFP

Les autorités craignent un "effondrement total" du système de santé en Libye, où le chaos pousse les étrangers à fuir, en particulier les Philippins qui représentent près de 60% du personnel médical du pays.

Face aux violences faisant rage à Tripoli et Benghazi (est), plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants et personnels diplomatiques.

Tripoli s'inquiète tout particulièrement du départ de 3. 000 soignants et médecins philippins, mais aussi des employés indiens, qui représentent 20% du personnel médical.

Les hôpitaux sont déjà débordés par l'afflux des victimes des combats entre milices rivales qui font rage depuis deux semaines dans la capitale et à Benghazi, deuxième ville du pays.

A Tripoli, 102 personnes ont été tuées et 452 autres blessées depuis le 13 juillet, selon un dernier bilan du ministère de la Santé arrêté mercredi soir. A Benghazi, le ministère a recensé 77 morts et 289 blessés.

Le 20 juillet, Manille a appelé ses ressortissants -- estimés à 13. 000 -- à quitter la Libye, après la découverte du corps décapité d'un travailleur philippin à Benghazi.

Seuls 700 Philippins ont depuis quitté le pays, refusant d'abandonner leur poste malgré les risques.

Mais jeudi, Manille a indiqué qu'elle affréterait des ferries pour évacuer ses ressortissants, au lendemain de l'enlèvement et du viol d'une infirmière philippine à Tripoli.

Des centaines d'infirmières philippines travaillant au Centre médical de Tripoli, le plus grand hôpital de la capitale, ont abandonné leur poste mercredi pour protester contre l'agression de leur collègue, provoquant l'anarchie dans l'hôpital.

Plusieurs familles de patients ont été contraintes de transférer leurs proches dans des cliniques privées, selon une source à l'hôpital.

"Les hôpitaux risquent d'être paralysés" en cas de départ massif du personnel philippin, a prévenu le porte-parole du ministère de la Santé, Ammar Mohamed.

Selon une source hospitalière, le ministère tente de convaincre le personnel de rester.

A ce problème s'ajoutent ceux rencontrés au quotidien par le personnel local pour assurer ses vacations. Selon M. Mohamed, les médecins et aide-soignants libyens peinent depuis plusieurs jours à se rendre sur leur lieu de travail, en raison des combats à Tripoli et de la pénurie du carburant.

- Aéroports fermés -

Face à la détérioration de la situation médicale dans le pays, le ministre de la Santé, Noureddine Doghman, a ordonné aux ambassades libyennes en Egypte, Tunisie, Jordanie, Turquie, Italie, Grèce et Allemagne d'organiser un transfert des victimes des violences, aux frais de l'Etat.

Mais les aéroports de Tripoli et de Benghazi sont fermés en raison des combats, ce qui rend ces transferts médicaux difficiles.

"Mon frère a passé plusieurs jours à l'hôpital après avoir été victime d'une attaque cérébrale. Son état se détériorait jour après jour et les médecins nous ont dit qu'il devait être traité à Tunis, mais nous n'avons trouvé aucun moyen pour le transférer", a déploré Ahmed Droughi, rencontré à Tripoli.

"Nous avons fait jouer nos relations pour lui trouver finalement une place dans un avion médicalisé qui partait de l'aéroport de Misrata", à 200 km à l'est de la capitale, a-t-il ajouté.

En temps de paix, la pénurie de services médicaux poussait déjà des dizaines de milliers de Libyens à partir se faire soigner à l'étranger, en particulier en Tunisie et Egypte voisines.

A Benghazi, deux des trois grands hôpitaux de la ville sont fermés. L'hôpital al-Jala l'est depuis plusieurs semaines en raison de l'insécurité, l'armée et une milice islamiste se disputant son contrôle.

L'hôpital Al-Houari est lui fermé depuis des mois, après avoir été inondé par les eaux usées en raison d'une erreur de construction.

Seul le Centre médical de Benghazi est toujours en fonction, mais sa capacité est limitée à 300 lits contre 1. 200 en temps normal.

"Le Centre souffre d'un manque flagrant de médecins et d'aide-soignants, notamment après le départ des étrangers", a déploré son porte-parole, Moataz al-Majbari.

Conséquence: là aussi, des patients ont dû être transférés. Ils sont désormais soignés dans des dispensaires sous-équipés dans des villes voisines.



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Libye : Tripoli paralysée par les combats entre milices

01/08/2014 à 08:58 Par Jeune Afrique
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De la fumée se dégage d’un dépôt d’essence incendié. De la fumée se dégage d’un dépôt d’essence incendié. © AFP

La bataille pour le contrôle de l'aéroport de Tripoli a repris jeudi. Les combats ont fait 102 morts et 452 blessés depuis le 13 juillet.

Après deux jours de relative accalmie, l'aéroport de Tripoli a, de nouveau, été le théâtre d'intenses combats entre milices rivales jeudi 31 juillet. "Des assaillants ont mené une nouvelle offensive sur l'aéroport, faisant usage d'armes lourdes et légères", a déclaré le chef de la force chargée de la sécurité de l'aéroport, Al-Jilani al-Dahech.

Al-Jilani al-Dahech a fait état de "quelques blessés" parmi ses hommes. Ces derniers combattent au côté des miliciens de Zenten (ouest de Tripoli), que des miliciens islamistes et de Misrata (est de Tripoli) tentent de chasser de l'aéroport.

Selon des témoins, d'autres combats ont été signalés sur la route de l'aéroport et dans la banlieue ouest de la capitale. Des explosions étaient entendues depuis le centre-ville.

Ces affrontements, les plus violents en près de trois ans à Tripoli, ont fait 102 morts et 452 blessés depuis le 13 juillet, selon un dernier bilan officiel arrêté mercredi soir.

>> Lire aussi : Afflux de milliers de migrants libyens à la frontière tunisienne

Parallèlement, sur la route de l'aéroport, les pompiers s'activaient à éteindre le feu faisant rage depuis dimanche dans un dépôt de stockage d'hydrocarbures qui contient plus de 90 millions de litres de carburant, ainsi qu'une cuve de gaz ménager. Leur travail a été interrompu maintes fois à cause des tirs.

Les autorités, affirmant craindre "une catastrophe humaine et environnementale", ont appelé des pays étrangers à l'aide mais les violences ont dissuadé ces Etats d'envoyer des équipes techniques.

Les combats ont quasiment paralysé la capitale, où banques et administrations sont fermées depuis plusieurs jours. Des pénuries de carburant et d'électricité ainsi que des coupures d'eau empoisonnent la vie des habitants.

La capitale était quasi-vide jeudi et la plupart des commerces avaient baissé le rideau, même si le centre-ville a été jusqu'à présent épargné par les affrontements.

>> Lire aussi : Une infirmière philippine enlevée et violée par un groupe armé à Tripoli

Face à l'escalade des violences, l'évacuation des ressortissants étrangers s'accélère. Les Philippines ont annoncé qu'elles affréteraient des ferries pour évacuer leurs 13 000 ressortissants, après l'enlèvement et le viol d'une infirmière cette semaine par un groupe armé, et la découverte il y a dix jours du cadavre décapité d'un ouvrier philippin.

L'Espagne a de son côté évacué temporairement le personnel de son ambassade face "à l'aggravation de la situation" dans la capitale libyenne. L'Union européenne, la Grèce, la Suisse et la République tchèque ont aussi fermé leurs représentations et évacué leurs diplomates.

En revanche, l'ambassade d'Italie, tout comme celle du Royaume-Uni, restait ouverte. "Rester en Libye signifie tenter d'avoir un rôle sur quelques-unes des questions géopolitiques les plus importantes de ces prochaines années : la paix, la sécurité et l'immigration", a justifié le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi.

Face au chaos, le nouveau Parlement issu des élections du 25 juin a décidé de se réunir d'urgence samedi à Tobrouk (est), avançant de 48 heures la séance inaugurale prévue le 4 août à Benghazi, devenue trop dangereuse.

Mais il n'est pas sûr que cette réunion ait lieu, le président du Parlement sortant ayant affirmé que la réunion serait maintenue au 4 août, mais à Tripoli.

(Avec AFP)



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