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12/08/2014

FRANCE:MEDIAS FRANCAIS EN CAMPAGNE UKRAINIENNE !

VERBATIM:

"Après l’écrasement d’un avion malaisien dans la zone contrôlée par les séparatistes ukrainiens, le 17 juillet, la presse russe a répandu les informations les plus fantaisistes, pourvu qu’elles ne dérangent pas le pouvoir en place à Moscou. Dans un conflit où chacun se voit sommé de choisir son camp, les médias français ne font pas exception au manque général de discernement et de rigueur."

monde-diplomatique.fr par Mathias Reymond, août 2014


Médias français en campagne ukrainienne Après l’écrasement d’un avion malaisien dans la zone contrôlée par les séparatistes ukrainiens, le 17 juillet, la presse russe a répandu les informations les plus fantaisistes, pourvu qu’elles ne dérangent pas le pouvoir en place à Moscou. Dans un conflit où chacun se voit sommé de choisir son camp, les médias français ne font pas exception au manque général de discernement et de rigueur. par Mathias Reymond, août 2014 Aperçu JPEG - 66.5 ko L’Express, 14 mai 2014 En février 2010, M. Viktor Ianoukovitch remportait d’une courte tête le second tour du scrutin présidentiel ukrainien face à Mme Ioulia Timochenko. Selon M. João Soares, à l’époque président de l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ces élections irréprochables avaient offert une « démonstration impressionnante de démocratie ». Les résultats dessinaient une Ukraine coupée en deux : M. Ianoukovitch triomphait dans l’est et le sud du pays ; Mme Timochenko faisait le plein de voix dans l’ouest, au centre et à Kiev. Peu attentive à ces élections comme à la vie quotidienne des Ukrainiens depuis les espoirs déçus de la « révolution orange », en 2004, la presse française a soudain tourné un regard d’une intensité extraordinaire vers la place de l’Indépendance (Maïdan), épicentre des manifestations populaires contre le gouvernement à partir de fin novembre 2013. Dans un premier temps, la plupart des journalistes et des experts ne livrèrent du conflit qu’un déchiffrage unilatéral : puisque des Ukrainiens exprimaient leur attachement à l’Union européenne, alors les Ukrainiens devenaient proeuropéens. Puisque des Ukrainiens rejetaient un pouvoir corrompu aux méthodes policières abusives, alors les Ukrainiens souhaitaient le départ du président élu quatre ans plus tôt, et dont le parti venait, en 2012, de remporter le scrutin législatif. Il fallut attendre que la Crimée projette d’organiser un référendum entérinant son annexion à la Russie pour comprendre que l’histoire de l’Ukraine était plus nuancée... et pour percevoir quelques voix dissonantes. JPEG - 16.1 ko Marianne, 31 janvier 2014 La mise en scène d’une opposition entre « gentils » proeuropéens et « méchants » prorusses a rapidement pris l’allure d’une farce. « De mémoire d’Européen, on n’avait pas vu une telle déclaration d’amour pour l’Europe depuis... depuis quand ? », s’émut Le Monde (25 novembre 2013), bien décidé a soutenir le mouvement par un mitraillage vespéral d’éditoriaux (...)

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