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28/01/2015

CONGO-KINSHASA:LES SIGNES EXTERIEURS DU DEVELOPPEMENT DU SOUS-DEVELOPPEMENT MENTAL GLOBAL ET INTEGRAL AU CONGO-KINSHASA

VERBATIM:

"Mais en attendant d'y voir un peu plus clair dans les jours, les semaines, les mois et les années à venir, tout ce que je sais est que la part de responsabilité n’est chez aucun dirigeant ni américain ni dirigeant étranger quelconque, mais au contraire chez le peuple congolais lui-même, qui depuis la nuit des temps s’est toujours comporté en délinquant mental. Il est tellement d’une telle bassesse et faiblesse mentale (je parle de l'homme congolais dont je fais moi également  partie prenante) que ceux qui lui écrivent les agendas savent aussi, depuis la nuit des temps, qu’il suffit de lui vendre n’importe quel changement pour qu’il morde à l’hameçon. Ils savent que jamais il ne se soucie ni de la source d'une guerre ni encore moins d'un agenda. Par exemple, ils savent que jamais il ne se demandera si depuis l'époque où l'AFDL lui avait été imposée mais d'une manière plutôt sournoise et soft  si oui non son pays était bien géré socialement, économiquement, politiquement, culturellement que du temps du mobutisme et du maréchal Mobutu ? S'il devait continuer à se contenter des agendas des autres, ou plutôt à s’y forger les siens propres ? Incapable du recul mental, nécessaire à l’épanouissement d’un homme quelqu’il soit, il se perd dans des analyses de cabaret à l’issue desquelles, pas le moins à fouetter un chat, ses ennemis en sortent plutôt, et au grand dam de son créateur céleste, héros malgré la misère qu’ils lui ont, pourtant, imposée ! Martin-Luther King disait : « Si vous voulez avoir des ennemis, pas la peine de faire la guerre, il suffit juste de dire ce que l’on pense »."

A-D.OSONGO-LUKADI


LES SIGNES EXTERIEURS DU DEVELOPPEMENT DU SOUS-DEVELOPPEMENT GLOBAL ET INTEGRAL AU CONGO-KINSHASA

 

Pardon laissez-moi vous dire j’y reviens. Mieux silence ! chut on tourne, plutôt on écrit.  Mesdames et Messieurs oui il y a des jours comme ça. Oui un jour où Dieu décida de créer des mondes et des humains. Qu’ils eurent été des noirs ou des blancs. Oui est-il qu’il les créa sans jamais demander la permission à qui que ce soit. C’est-à-dire qu’il ne requit, ce Dieu-là, l’avis de personne. Et dire que ce Dieu-là n’est jamais injuste. Tellement clairvoyant, omniscient qu’il n’anticipa guère ni sur le racisme des uns envers les autres ni sur la faiblesse des autres à subir l’esclavage et la colonisation leur imposées par ceux-là plus puissants, aguerris.

Bon il ne s’agit pas de faire, loin s’en faut, le procès du Grand Eternel ô Dieu Tout Puissant, car qui suis-je pour me le permettre ? Il s’agit aujourd’hui, ici et maintenant, de comprendre pourquoi et comment, en peu de mots s’il vous plaît, un peuple qui a eu tout pour lui, pour dominer l’humanité, le monde et les hommes, mais accumule, que du contraire, sur et pour lui toute la misère du monde. Quand on s’y rend, et quand on y regarde de plus près ce qu’il s’y passe, on ne peut pas ne pas finalement s’y rendre à l'évidence. N’étant ni sociologue, ni anthropologue, ni « biologue », ni encore moins psychologue, mais avant tout et au contraire penseur-philosophe, j’y essayerai une simple description regardante, visible à l’œil nu.

Ce n’y sera pas, pour autant, que j’en deviendrai ni un sherpa ni un guide de montagne, encore faut-il y être alpiniste ou un familier. c'est que, hélas, dans un sens comme dans un autre sens, je n’y suis pas et n'y serai jamais. En revanche, en y observant de près le cliché caractériel voire mental du peuple qu’on appelle « congolais », nul observateur ne tardera pas à me donner raison.

1.L’inertie et la facilité : Dès la descente à l’aéroport international de Ndjili, l’homme qui vous approche est un travailleur, c’est-à-dire un employé, mais il n’en est qu’en tant quefigurant planétaire. Au fait il ne fait rien, ou plutôt il fait tout pour quémander, mendier, arnaquer les voyageurs et tous les passants, qui pour une bonne ou mauvaise raison il appelle « mopao », mokonzi traduisons chef, patron, argentier, etc. Pour ce type de travailleur, la vie ne se gagne jamais de haute lutte, mais elle se ramasse là-bas au bout du couloir … très facilement. La pratique est tellement généralisée que partout et nulle part ailleurs … même au sommet du pouvoir, la vie facile, appelons-la corruption, devient la règle générale. Les meilleurs travailleurs ne sont pas ceux qui se réveillent tôt le matin et qui n’y comptent que sur les salaires, maigres furent-ils, mais au contraire ceux qui arrivent vers 11h ou 12h, en carrosses et ventres gros mais en réalité pleins de cacas et d’avc -, en vérité des morts ambulants quoi, mais plus nuisibles que les différentes maladies qu’ils trimbalent avec eux en-dedans -, dont le seul vrai mérite est leur agilité aux anti-valeurs : corruption, népotisme, tribalisme, infantilisme, mendicité grandiloquente, etc. Ce sont eux qui rapportent des sous, non aux caisses de l’Etat, mais à leurs chefs. On les appelle « branchements », ou « réseaux » ; et sont forcément très bien cotés comme ça pendant que les justes sont harcelés, giflés, rejetés, menacés, révoqués. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils sont incapables de faire comme les autres, de rapporter des sous dans les poches, non de l’Etat, mais des chefs !!! Allez savoir, donc. Mon œil.

2.La prostitution « engagée » : C’est dès votre descente qu’elle a cours. Des grand-mères aux fillettes âgées de 10 ans en passant par des enfants et filles de la vingtaine, on se fait aborder comme ça sans vergogne ! Aucune ne baissera son regard, au point que c’est l’homme abordé, doigté-, je ne dis pas choisi car cet adjectif a déjà disparu du langage féminin congolais, l’homme se ramasse ou se prend, on ne le choisit plus jamais pour ne pas en fait le perdre tel en est l’enjeu, véritable à ce jour-, qui devra le baisser et parfois se morfondre dans des excuses du genre « s’il vous plaît », « pardon madame », etc. C’est surtout pour se frayer un chemin, car comment donc s'échappera-t-on à cette furie féminine d’un genre assez brutal et formol ? Et cette gente féminine n’est pas du tout inquiétée ! Mais qui donc s’y permettra, la plupart, en la faveur d’un proxénétisme chambré et timbré, étant couvertes par ceux-là même qui auraient dû les interpeler, sinon qui d’autre fera le boulot à la place de celles qui leur apportent des milliers de francs congolais ou de dollars américains ? Le laxisme et la tolérance à l’égard des prostitués « engagés » s’y expliquent ainsi, voilà.

3.La circulation routière : Le Congo-Kinshasa est le seul au pays de la planète où l’intolérance au code de la route en est la plus ostentatoire. Et ce n’est pas que la police routière n’existe pas. Elle y existe bel et bien, mais parfois si tant qu’elle n’est pas dépassée par les événements, elle les subi, elle en est même parfois complice quand des éléments véreux confondent les conducteurs aux banquiers. Ils disent, ces policiers indignes de leur uniforme, « tokoliya yo ?» traduisons « allons-nous vous manger ? ». Autrement dit « amande ou pas amande versez-nous quelques sous afin que vous poursuiviez votre route ». Les conducteurs s’y mêlent eux aussi, en les corrompant, alors qu’ils auraient exigé de s’y faire conduire soit au poste, soit directement au trésor public via une institution bancaire afin d’y faire bénéficier l’Etat, plutôt que d’enrichir des poches privées, dont la mauvaise vie les laisse croire qu’au lieu de monter au créneau pour réclamer à leurs chefs l’amélioration de leurs conditions de vie, ils doivent harceler les automobilistes.

Plusieurs fois, ils m’ont arrêté et menacé de m’emmener au poste où je risquais de payer une amande salée contre un payement à l’amiable, plusieurs fois j’ai choisi l’amande salée, que je n’ai jamais du reste payée, car tout se finissait par « bino bantu ya mpoto bokanisaka nini na ba permis belges wana ?» traduisons « vous qui vivez en Europe vous vous prenez pour qui avec vos permis belges là ? ». JE VOUDRAIS, AU PASSAGE, remercier et féliciter le GENERAL KANYAMA, svp que je ne connais pas et que je n’ai jamais ni rencontré ni croisé, pour sa conscientisation de la police urbaine de Kinshasa et routière en particulier. Depuis plusieurs mois grâce à sa rigueur, dans ce domaine plus précis, la circulation routière s’y apaise, la situation y était de plus en plus calme et posée, et tout esprit sensé comprend que je parle de la route. Reste qu’aucun code de la route n’est respecté. Tous les chauffeurs roulent dans tous les sens. Et jamais dans ce monde la priorité de droite n’en a jamais autant été foulée au sol qu’en République Démocratique du Congo. Jamais je n’ai entendu autant de klaxons, un véritable concert, qu’au Congo-Kinshasa. Pour un rien on klaxonne, surtout ne jamais s’arrêter pour laisser passer un piéton. Car c’est un crime de lèse majesté pour le poursuivant derrière. Le piéton est celui que l’on doit coûte que coûte mettre en fuite sur les avenues, les rues et les boulevards de Kinshasa. Au point de s’entendre se faire insulter, s’ils y ont échappé aux roues, par leurs bourreaux des conducteurs ; des insultes du genre « obiki yo nyama nayo » traduisons « tu as de la chance imbécile » !!! Il n’y a qu’à Kinshasa et dans ce pays-là qu’être piéton est un péché. Vraiment !

4.Le récidivisme mental : L’homme congolais est un amnésique professionnel. Tout le monde le sait. Mais il n’y a que lui qui ne le sait pas. Il deviendra un être humain le jour où il prendra conscience de cette « maladie » presque chronique qui l’affecte depuis le 30 juin 1960 jour de son « indépendance » du joug colonial belge. Une maladie qui l’a poussé à tuer et à manger ses propres enfants, dont Patrice-Emery Lumumba, Pierre Mulele, Simon Kimbangu, Laurent-Désiré Kabila. Cette maladie consiste dans la confusion et la précipitation de l’analyse des situations politiques qui lui surviennent, mais en réalité lui imposées sournoisement par ses ennemis, dont à tort ou à raison il (homme congolais) prend pour ses amis voire ses soutiens. Pourtant la situation, depuis, qu’il a été de connivence avec les décideurs ou maîtres occidentaux blancs (c'est selon) soit pour tuer et manger l’un ou l’autre de ses enfants n’a jamais évolué pour lui. Elle y est la même, c’est-à-dire chaotique.

En effet, ceux des congolais qui ont assassiné Lumumba le 17 janvier 1961 et Kabila le 16 janvier 2001 avait, chaque fois, pensé avoir pris la bonne décision. Mais, après ils ont fini par prendre conscience de leur erreur et avaient fini par revenir à la raison, trop tard bien sûr parce que le mal avait déjà été fait. Or, la plupart de mes anciens collègues de l’Université Catholique de Louvain (Belgique) s’en souviennent toujours et encore ; ils me l’ont encore rappelé la semaine passée quand ça tirait dans les rues et ruelles de Limete tout près chez moi – au téléphone bien sûr – que c’était maintenant ou jamais qu’ils avaient compris pourquoi et comment, alors que je fus un opposant acharné du Maréchal Mobutu, j'y ai été un des rares à s’y être opposé au départ de celui que je combattus toute ma vie, à savoir Mobutu Sese Seko, dans les conditions qui lui furent imposées à lui et à son Zaïre, en ce compris le peuple zaïrois, par ses anciens mentors et l’américain Bill Clinton (l’homme au cigare made Mlle. Monica Lewniskie cachée sous la table de travail, comprenne qui pourra) en particulier.

Au fait, alors que je présidais le Cercle des Chercheurs Zaïrois de Louvain-La-Neuve (Belgique), du haut de mon statut du penseur-philosophe, je tentai vainement d’expliquer et de convaincre mes compatriotes à ne pas confondre d’agenda. J’essayai de montrer alors que le départ précipité de Mobutu n’était dû qu’à sa maladie et à sa mort irréversible, et que Bill Clinton profitant de la situation voulait faire du Zaïre une colonie économico-financière et minière que les USA n’eurent jamais du temps où la France, le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique, entre autres, furent les grandes puissances qui dépecèrent et se partagèrent l’Afrique, dont le Congo-Kinshasa plus particulièrement. Mais très vite, comme avec le congolais il ne faut jamais ni réfléchir ni raisonner, ni encore moins anticiper (lui il subit les événements, c'est son existentialité existentielle) l’on m’accusa de mobutiste ! Comprenez que pour un homme comme moi, au-dessus de tout soupçon, car j’ai fait les frais du mobutisme pendant les 32 ans du règne sans partage de sa principale incarnation que fût Mobutu, l’injure ne pouvait pas moins être bien grave. Conséquent, et lucide surtout je déposai ma démission immédiatement avant de me la voir refusée une semaine plus tard, après l’entrée de l’AFDL à Kinshasa, et quand les « malades » ex-zaïrois se rendirent compte qu’en fait Laurent-Désiré Kabila qu’ils acclamaient et qu’ils y appelaient de tous leurs vœux au détriment des résolutions de la Conférence Nationale Souveraine dont la particularité consistait à définir les voies politiques objectives d’une Troisième République de l’après Mobutu, n’était en réalité qu’un otage des rwandais, des ougandais et compagnies eux-mêmes émanation et otages résolus des politiques et multi-nationales étasuniens ! Trop tard car non seulement Mzee Kabila sera trois ans plus tard crapuleusement assassiné, mais les américains et leurs valets (comme je le prédisais, j’ai souvent le tort d’avoir raison trop tôt, toujours, diable !) prirent possession aussi bien du pouvoir que du pays et cela jusqu’aujourd’hui.

Une vingtaine d’années plus tard après l’avènement AFDL, permettrait-on, une fois de plus, sans voir les diables sortir du bois, aux étasuniens d’imposer ou d’exiger un nouvel ordre politique au Congo-Kinshasa ? Plus clairement, ont-ils encore le droit, après leur supercherie d’avec l’AFDL, d’imposer au peuple congolais un autre régime que celui qu’il aurait dû choisir lui-même ? Ma réponse est sans sourciller négative et sans ambages. Il appartient au peuple congolais de fomenter ses révolutions, si révolutions il y a, de se choisir ses dirigeants, et de les supplanter.

A la lumière de ce qui précède et plus foncièrement encore faudra-t-il attendre, et là je regarde tout le monde droit dans le noir des yeux, Obama et Kerry pour venir dire au peuple congolais que la Constitution devait être respectée, que M. Kabila ne devait pas se représenter alors même qu’ils étaient eux-mêmes sensés savoir ce que c’était que le respect d’une Constitution, s’ils n’avaient pas derrière la tête un agenda caché comme celui qu’avait Clinton Bill (qui ne porte pas moins bien son prénom) il y a une dizaine d’années après la chute de l’empire Mobutu ? Qui ont tué Lumumba en 1960 ? Qui ont fait assassiner le lumumbiste Mulele ? Qui envoyèrent en exile Antoine Gizenga et plusieurs de ses camarades ? Qui assassinèrent Mzee Laurent-Désiré Kabila en 2001 ? Qui veulent, aujourd’hui, chasser le jeune président Joseph Kabila du pouvoir alors même que lui-même n’avait encore rien dit s’il se maintenait oui ou non au pouvoir ? Qui veulent encore nous faire croire que Moïse Katumbi – que j’ai toujours personnellement beaucoup respecté – était une alternative crédible dans l’après Kabila ? Mais en quoi ce "Moïse", pour ne parlez que de lui, était-il ou serait-il différent de Joseph Kabila Kabange qui, s'agissant du "Raïs",tant qu'il laissait faire tout et n'importe quoi aux occidentaux blancs quoi, avait leurs faveurs et soutiens, mais jamais lorsqu'il cherche à se détourner d'eux pour penser aussi un peu à son pays et à son peuple? Telles sont des questions d'envergure auxquelles je n’ai pas de réponse crédible, et dont j'attends des contributions de haute envolée de la part des spécialistes, des débatteurs, des commentateurs et des analystes de la chose politique congolaise voire africaine. Et je me veux très sincère.

Mais en attendant d'y voir un peu plus clair dans les jours, les semaines, les mois et les années à venir, tout ce que je sais est que la part de responsabilité n’est chez aucun dirigeant ni américain ni dirigeant étranger quelconque, mais au contraire chez le peuple congolais lui-même, qui depuis la nuit des temps s’est toujours comporté en délinquant mental. Il est tellement d’une telle bassesse et faiblesse mentale (je parle de l'homme congolais dont je fais moi également  partie prenante) que ceux qui lui écrivent les agendas savent aussi, depuis la nuit des temps, qu’il suffit de lui vendre n’importe quel changement pour qu’il morde à l’hameçon. Ils savent que jamais il ne se soucie ni de la source d'une guerre ni encore moins d'un agenda. Par exemple, ils savent que jamais il ne se demandera si depuis l'époque où l'AFDL lui avait été imposée mais d'une manière plutôt sournoise et soft  si oui non son pays était bien géré socialement, économiquement, politiquement, culturellement que du temps du mobutisme et du maréchal Mobutu ? S'il devait continuer à se contenter des agendas des autres, ou plutôt à s’y forger les siens propres ? Incapable du recul mental, nécessaire à l’épanouissement d’un homme quelqu’il soit, il se perd dans des analyses de cabaret à l’issue desquelles, pas le moins à fouetter un chat, ses ennemis en sortent plutôt, et au grand dam de son créateur céleste, héros malgré la misère qu’ils lui ont, pourtant, imposée ! Martin-Luther King disait : « Si vous voulez avoir des ennemis, pas la peine de faire la guerre, il suffit juste de dire ce que l’on pense ». J’AI DIT !

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Habilité de philosophie

Professeur des universités

Membre des sociétés savantes USA& Canada

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