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17/02/2015

CONGO-KINSHASA:QUAND LE PETIT FILS PAR ALLIANCE DE LUMUMBA (MON GRAND ONCLE) FUSTIGE L'ATTITUDE NEO-COLONIALISTE ET IMPERIALISTE DE L'OCCIDENT ET SES VALETS ?

VERBATIM:

"Convoqués à son bureau, le président congolais a annoncé à une vingtaine d’ambassadeurs de la communauté internationale, dont le chef de la mission de l’ONU en RDC, que son pays renonce à tout soutien des Nations unies pour mener une offensive armée contre les rebelles hutus rwandais FDLR. Joseph Kabila a également critiqué l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires intérieures du pays."

rfi.fr


 

RDC ONU
Publié le 15-02-2015 Modifié le 16-02-2015 à 12:22

RDC: Joseph Kabila hausse le ton face à la communauté internationale

media Les FARDC ont lancé jeudi 29 janvier 2015 les opérations militaires «Sokola2» pour le désarmement des rebelles rwandais des FDLR. La Monusco a salué cette décision et annoncé qu'elle soutiendrait l'armée congolaise «opérationnellement et logistiquement». Photo Monusco/Force

Convoqués à son bureau, le président congolais a annoncé à une vingtaine d’ambassadeurs de la communauté internationale, dont le chef de la mission de l’ONU en RDC, que son pays renonce à tout soutien des Nations unies pour mener une offensive armée contre les rebelles hutus rwandais FDLR. Joseph Kabila a également critiqué l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires intérieures du pays.

Le ton de Joseph Kabila était poli, mais ferme. A en croire ceux qui étaient sur place, le climat n'était pas au dialogue mais à la mise au point. Convoqués à la présidence pendant près d’une heure, 18 ambassadeurs ont écouté le président congolais revenir essentiellement sur deux points.

Le premier, l’offensive contre les rebelles hutus rwandais. Officiellement lancée fin janvier, Joseph Kabila a annoncé « renoncer à tout appui de la Monusco pour mener cette opération contre les FDLR ». La raison ? Selon le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, Joseph Kabila a jugé « irrespectueux » que la mission de l’ONU en RDC demande le remplacement de deux généraux à la tête de l'opération anti-FDLR. Ni le président ni le gouvernement n'auraient été informés des accusations de violation des droits de l'homme qui pèse sur ces deux officiers.

Pas de réaction officielle de la Monusco, même si on précise que l'armée est toujours informée du statut de ses hommes, en termes de violations des droits de l'homme, puisque le tout est conditionné à un programme d'aide de l'ONU.

Mais pour certains le vrai problème est ailleurs. Refuser le soutien de l’ONU pourrait être une façon de ne pas engager de vraies opérations contre les FDLR. L’offensive lancée fin janvier, n’a pas vraiment démarrée sur le terrain.

Reste que la Monusco se retrouve dans une position délicate. Son mandat exige qu’elle neutralise les rebelles hutus rwandais, mais elle refusait jusqu’à présent de s’engager seule, sans l’armée congolaise, vu la complexité de l’opération.

Joseph Kabila a également critiqué la tendance de certaines ambassades de « s’ingérer dans les affaires intérieures du pays ». En mai dernier déjà, le président avait remonté les bretelles des ambassadeurs et demandé à ce qu’ils ne soient pas « des officines de l’opposition ».

S'il n'y a pas encore eu de réaction officielle, certains diplomates rappellent que la RDC, ayant accepté la présence et le mandat de la mission de l’ONU dans son pays, voit sa souveraineté forcément restreinte par le chapitre 7 de la charte onusienne.


Inquiétude et scepticisme à Goma

A Goma, la capitale du Nord-Kivu, la question d'une possible offensive contre les FDLR sans le soutien de la Monusco fait partie des sujets de conversation. Il semblerait que beaucoup d'habitants doutent de la capacité de l'armée congolaise à agir seule.

Après plus de quinze années de présence en RDC la mission de l'ONU a toujours mauvaise presse à Goma. On lui reproche par exemple d'avoir « laissé le M23 prendre la ville en novembre 2012 », « de ne pas en faire assez pour protéger les Congolais ». Mais malgré ces critiques, beaucoup, comme Abdul, un étudiant, estiment que le soutien de la Monusco est nécessaire pour vaincre les FDLR : « Abandonner le soutien de la Monusco, c'est un risque. Les FARDC n'ont pas la discipline, on ne sait pas comment ils peuvent y arriver sans le soutien de la Monusco. On a toujours besoin de la Monusco pour la logistique, la politique, la stratégie. »

Un commerçant accuse même certains éléments de l'armée de collaboration avec la rébellion. « Sans la Monusco, moi je ne peux pas être d'accord. Les FDLR vivent dans des coins stratégiques, là où il y a beaucoup de minerais. Maintenant ils collaborent avec les commandants supérieurs des FARDC, ils ne peuvent pas se battre, ce sont des amis », estime-t-il.

Un peu plus loin, néanmoins, cette femme de militaire assure que la décision de Kinshasa est bonne. Selon elle, la Monusco empêche les FARDC de passer à l'action. Beaucoup s'inquiètent pour les civils en zone FDLR. Et pour cet habitant, avec ou sans Monusco, cela ne fait aucune différence. « Dans toute attaque en arme, y a toujours mort d'homme, affirme-t-il. Ça ne sera pas seulement les FDLR qui peuvent être des victimes, mais les Congolais aussi. Même avec la présence de la Monusco, lorsqu'il y a attaque en arme, il y a toujours mort d'homme ». Il estime que l'action militaire n'est pas la solution et renvoie, comme beaucoup de Gomatraciens, la balle à Kigali qui refuse tout dialogue avec la rébellion.

 

DANS LE MEME ORDRE D'IDEES :

 

DOffensive contre les rebelles rwandais: la RDC dit "renoncer" à l'aide de l'ONU

Offensive contre les rebelles rwandais: la RDC dit "renoncer" à l'aide de l'ONU
(AFP 16/02/15)

Kinshasa a annoncé dimanche qu'elle renonçait à l'aide des Nations unies dans son offensive annoncée contre les rebelles hutu rwandais dans l'Est de la République démocratique du Congo après que l'ONU eut indiqué avoir cessé son soutien à cette opération".

"La République démocratique du Congo vient de renoncer à l'aide de la Monusco" (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC), a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, sur la télévision publique nationale.

L'annonce a été faite dimanche par le chef de l’État, Joseph Kabila, lors d'une réunion avec les ambassadeurs de plusieurs pays en RDC et le chef de la Monusco, Martin Kobler.

"Le président a tenu à rappeler que la République démocratique du Congo était un État souverain", a ajouté M. Mende.

Samedi, un haut responsable onusien à New York avait déclaré que la Monusco avait "effectivement mis fin à son soutien aux FARDC" (Forces armées de la RDC).

Kinshasa avait dépassé la date limite du 13 février qui lui avait été imposée pour remplacer deux généraux fraîchement nommés et avec lesquels la Monusco dit ne pas pouvoir travailler.

Les deux hommes au cœur de la discorde sont les généraux de brigade Bernard Mandevu, chef de l'opération Sokola 2, chargée de lutter contre les groupes armés dans le sud de la province du Nord-Kivu, et donc en premier lieu contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et le général Sikabwe Fall, chef de la région militaire du Nord-Kivu.

L'ONU les accuse de s'être rendus coupables par le passé de graves violations des droits de l'Homme mais n'a jamais voulu dire publiquement ce qu'elle leur reproche exactement.

La traque des FDLR, dont plusieurs chefs sont accusés d'avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda, est attendue de longue date en RDC. En novembre 2013, après la défaite de la rébellion congolaise du M23,essentiellement tutsi et soutenue par Kigali, M. Mende avait annoncé que les FDLR seraient la prochaine cible de l'armée.

Mais les FARDC ont entre-temps lancé une offensive contre un autre groupe rebelle étranger, les Forces démocratiques alliées (ADF), milice musulmane ougandaise présente dans le nord du Nord-Kivu depuis 1995, accusée d'être à l'origine de récents massacres de civils ayant fait au moins 260 morts d'octobre à décembre. Les Casques bleus sont engagés au côté de l'armée congolaise dans cette offensive.

Alors que l'on attendait le lancement d'une offensive conjointe FARDC-Monusco contre les FDLR, M. Kabila a refusé de donner son aval à une telle opération et l'armée a annoncé le 29 janvier qu'elle allait passer seule à l'offensive, comptant sur un soutien logistique, stratégique et opérationnel de la part de la Monusco.

Plusieurs diplomates et analystes doutent que Kinshasa ait réellement l’intention de désarmer par la force les FDLR, qui ne compteraient plus aujourd’hui qu'en environ 1.500 à 2.000 combattants disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu.

M. Mende a cependant assuré que l'opération allait se "poursuivre".

Les FDLR sont opposées au président rwandais Paul Kagame dont l'arrivée au pouvoir à Kigali en 1994 avait mis fin au génocide.

La milice qui n'a plus lancé d'offensive sérieuse contre le Rwanda depuis le début de la décennie 2000 est régulièrement accusée de crimes graves contre les populations civiles congolaises et de tirer ses ressources de trafics de minerais ou de bois dont les Kivus regorgent, avec la complicité locale de certains officiers congolais.

Ses membres les plus anciens sont présents en RDC depuis 1994.

 

TOUJOURS DANS LE MÊME SENS:

rebelles rwandais pourrait prendre "un mois, un an, 10 ans" (gouvernement)

(AFP 16/02/15)
 

La traque des rebelles hutu rwandais dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) pourrait prendre "un mois" comme "un an" ou "10 ans", a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

L'offensive de l'armée congolaise contre les rebelles hutu des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) prendra "le temps nécessaire, ça peut être un mois, ça peut être un an, ça peut être 10 ans", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

"Une opération militaire, on sait quand on la commence, personne n'est capable de vous dire comment elle se termine ( ) Nous allons y mettre des moyens, mais donner une échéance, se serait un peu aventureux", a-t-il ajouté.

Dimanche, Kinshasa a annoncé avoir renoncé à l'aide de la Monusco (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC) dans cette opération militaire, après que les Nations unies eurent indiqué y avoir cessé leur soutien.

L'ONU avait indiqué avoir conditionné son soutien à l'opération au remplacement des généraux Bruno Mandevu (bien : Bruno Mandevu) et Sikabwe Fall, deux officiers fraîchement nommés au Nord-Kivu pour superviser et coordonner l'offensive annoncée fin janvier par l'armée congolaise contre les rebelles rwandais dans cette province de l'est de la RDC.

Les Nations unies accusent les deux hommes de s'être rendus coupables par le passé de graves violations des droits de l'Homme, mais n'ont jamais voulu dire publiquement ce qu'elles leur reprochent exactement.

M. Mende a précisé que la renonciation de Kinshasa au soutien de la Monusco "ne concerne que le désarmement forcé des FDLR. Il ne s'agit pas d'autres opérations" militaires.

L'armée et les Casques bleus combattent également actuellement les Forces démocratiques alliées (ADF), milice musulmane ougandaise présente dans le nord du Nord-Kivu depuis 1995 et accusée d'être à l'origine de récents massacres de civils ayant fait au moins 260 morts d'octobre à décembre.

Plusieurs diplomates et analystes doutent que Kinshasa ait réellement l’intention de désarmer par la force les FDLR, qui ne compteraient plus aujourd’hui qu'environ 1.500 à 2.000 combattants, disséminés essentiellement au Nord- et au Sud-Kivu. Plusieurs de leurs dirigeants sont recherchés par la justice internationale pour leur participation présumée au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda (800.000 morts).

La milice est opposée au président rwandais Paul Kagame, dont l'arrivée au pouvoir à Kigali en juillet 1994 avait chassé le pouvoir hutu responsable des massacres.

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