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04/09/2015

LA MALADIE D'ÊTRE NOIR ET LA VIOLENCE DU STYLE

VERBATIM:

"J'en ai marre de ces soi-disant intellectuels afro-noirs, reclus dans des caves inertes où ils se croient inspirés, mais en réalité dépités à ne redire chaque fois que les mêmes choses, sans génie, sans création, sans production, sans invention, et qui tardent toujours à comprendre que le vrai combat à mener n'est pas, aujourd'hui, contre les autres, mais au contraire contre eux-mêmes et ceux qui leur ressemblent."


Ignace Ounda-Meybi mon frère, grand ami et avocat franco-centrafricain, un intellectuel de haut rang d'un côté et mon "ex frère" d'arme de la plume Emmanuel Nashi enseignant et érudiste belgo-congolais de haute facture d'un autre côté ne seront pas surpris du style qui s'égraine dans l'opuscule à paraître "La maladie d'être noir ...". Ils savent qu'adepte de Frantz Fanon, on ne peut mieux parler pour l'homme noir, en l'étant soi-même, qu'en s'auto-flagelant. J'en ai marre de ces soi-disant intellectuels afro-noirs, reclus dans des caves inertes où ils se croient inspirés, mais en réalité dépités à ne redire chaque fois que les mêmes choses, sans génie, sans création, sans production, sans invention, et qui tardent toujours à comprendre que le vrai combat à mener n'est pas, aujourd'hui, contre les autres, mais au contraire contre eux-mêmes et ceux qui leur ressemblent. La violence du style n'égale que l'amour de l'Afrique et de l'homme noir. Avoir le dégoût de l'Afrique et de l'homme noir, alors qu'on est un afro-noir, n'y intercède qu'à un sursaut d'orgueil. Pour montrer aux autres ce qu'on veut ou l'on peut, en réalité. Quel gâchis de constater la dispersion des soi-disant intellectuels congolais? Ceux qui, du haut de leurs titres académiques, pensent qu'il leur suffit juste de politiser l'écriture pour accéder au rang d'homme essentiel. Tromperie et damnation. Heureusement le ridicule ne tue pas. Si et bien si au Congo-Kinshasa, il en tue. Quand je vois la tournure des événements aujourd'hui-, plus d'une dizaine d'années après l'entrée de l'AFDL que je combattis de toutes mes forces, alors que j'étais un opposant "aradjical" de Mobutu et du mobutisme, tout simplement parce que selon ma lecture personnelle je fus un des rares à n'y avoir jamais cru au changement et à l'alternative que l'Occident proposait, alors qu'il m'aurait été tout simplement possible de rejoindre mes potes du Front Patriotique et d'accepter la main tendue du Mzee Laurent-Désiré Kabila par l'entremise du colonel Eddy Kapend mon ancien ami et collègue du département de philosophie de l'Université de Lubumbashi pour prendre des responsabilités en tant que conseiller politique et idéologique-, je ne puis qu'y manifester mon orgueil de philosophe et de guide des ânes incapables de la moindre anticipation. Il y a-t-il ici et ailleurs combien de congolais, qui se prennent pour ceux qu'ils ne sont pas, c'est-à-dire des grands opposants, simplement pour y avoir produit ci et là un minable écrit, refuseraient la main tendue d'un pouvoir qui vient de renverser un régime qu'ils ont combattu? Il n'y en a pas. Mais OSONGO-LUKADI fils d'Otshumba Pauline et de Lukadi Paul l'a fait. Pourquoi ne pas en être si fier? Le plus ahurissant est ceux qui ayant écumé l'actif et le passif du mobutisme, se propagent aujourd'hui en donneur des leçons. Au point, parano et mythomane jusqu'à la lie, s'y prennent pour le nombril du Congo-dc. Comme s'ils ignorent que ce qui se fait sans le temps, ne résiste pas au temps. Une anecdote pour clore ce billet du jour : "Monsieur le professeur Osongo vos agissements sont de nature à créer un effet de contagion dans l'institution" (sic !) ou encore "Monsieur le professeur si vous naviguez à l'opposé du vent actuel, il vaut mieux quitter cette institution afin d'y trouver la meilleure mentalité que vous cherchez ailleurs..." (sic !). Fruit de Fanon, Guevara et Marx, je mourrai certainement pauvre financièrement et matériellement, car mon langage dérange. Et s'il dérange ce n'est pas parce que j'écris faux, mais au contraire parce que je dis tout haut ce que beaucoup-, généralement ceux qui guettent la moindre occasion d'où qu'elle vienne pour qu'ils y aillent, eux aussi, non pas pour tirer les choses vers le haut, mais pour s'y mettre plein les poches -, pensent tout bas.
 
Antoine-Dover OSONGO-LUKADI
Habilité de philosophie
Professeur des universités
Membre des Sociétés savantes aux USA&Canada
Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be

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