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04/10/2015

CONGO-KINSHASA: MOÏSE KATUMBI ET COMPAGNIES SONT-ILS DES FRONDEURS, DES REVOLUTIONNAIRES OU DES OPPORTUNISTES CALCULATEURS?

VERBATIM:

"De toute façon pourquoi continuer à m'époumoner, tout ceci me lasse sérieusement, d'expliquer l'intentionnalité politique congolaise à ceux qui ne sont jamais capables d'aucune anticipation, quitte à subir les événements, et à la suite devenir la risée de l'humanité entière? Je n'en peux plus, car j'estime, du moins en ce qui me concerne, vieilli, et appauvri financièrement et matériellement, aucune récompense, même si parfois, et bien de fois, c'est de ma propre faute, d'y avoir souvent refusé la main tendue, sous-prétexte de protéger une dignité d'homme intègre, alors qu'en Afrique et au Congo-Kinshasa en particulier, la dignité et l'intégrité sont des concepts élastiques et surtout orientés. Longtemps, depuis que le capitalisme et le machiavélisme avaient assassiné Patrice-Emery Lumumba, Pierre Mulele, Barthélémy Boganda, Ernersto Che Guevara, Thomas Sankara, Martin-Luther King, Bob Marley, Amical Cabral, Mehdi Ben Barka, Mzee Laurent-Désiré Kabila et dernièrement Mamouar Kadhafi,  j'ai tardé à comprendre que les temps de révolutions étaient révolus, et que les vrais hommes dignes, honnêtes, intègres passaient l'essentiel de leur temps dans des palaces, et villas des capitales de ce monde. Enfin, et j'en viens à mon vrai problème, je veux bien accepter, surtout avec les progrès incontestables et incontestés de la science, qu'un lion puisse donner naissance à un tigre et vis-versa. Le congolais, et c'est de notoriété publique, a la mémoire courte. A quoi était-ce dû? Est-ce à sa nature infantile congénitale ou à sa pauvreté spirituelle, intellectuelle, mentale, physique ? Cet homme, dont un ordinateur étasunien décréta la mort il y a une trentaine d'années, sous l'époque du maréchalat mobutiste, était-il si affaibli, si moribond qu'il n'est d'aucune mémoire, d'aucune lucidité, d'aucune vigilance, qu'il en est ainsi enclin capable d'applaudir même ses assassins? Face au retournement des vestes actuel auquel on y assiste, des chantres de la kabilie qui ne s'y reconnaissent plus d'un côté, et ceux qui s'y reconnaissent, mais en assurant leurs arrières, en attendant de voir pour continuer à s'y mettre purs et durs, ou à prendre la poudre d'escampette pour rejoindre les spirlingues de porc en Occident d'un autre côté, la vraie question ne serait-elle pas de savoir là où elle en est la part de vérité et de sincérité? S'interroger sur l'honnêteté des soi-disant frondeurs dans leur nouvel engagement interdit-il aux sceptiques de marquer leur différence, le tout dans un pays où la pensée unique est reine ? Penser ou douter ne-fût-ce qu'une minute sur l'honnêteté de ces sieurs honorables et excellences frondeurs, les mêmes, excepté Monsieur Katumbi, qui déjà à l'époque du Maréchal Mobutu, s'y distinguèrent de la même manière accablerait-il les incrédules?! Alors que parfois, il ne s'agirait pour certains, sinon tous, que de s'y faire bien voir par la population, dont ils savent pertinemment très bien que la pauvreté physique, l'ayant amoindrie jusque dans l'os du cerveau, n'a d'autre alternative que de croire en eux ? Monsieur Katumbi est un homme respectable, digne de chef d'Etat. Dire l'inverse, c'est serait y afficher une mauvaise foi caractéristique propre à ceux qui n'envisagent aucune alternative possible au Congo-Kinshasa, qui n'est qu'on se le dise ni une monarchie, ni aristocratie, ni encore moins une oligarchie, mais fondamentalement et absolument une démocratie à bâtir, à dé-construire, et à développer dans tous les sens mineur et majeur du substantif. Mais dans el même temps ne peut-on quand même pas s'interroger sur les dessous de son revirement? S'il ne quitte le navire que maintenant n'était-ce pas pour protester soit sur sa situation économique et politique devenue de plus en plus "précaire"-une façon de parler- depuis qu'il n'est plus gouverneur du Katanga, et surtout depuis qu'on lui a repris la main sur les douanes de sa province? Soit de s'y chercher une bonne et belle carte de virginité politique auprès d'une population affamée, spirituellement et intellectuellement affaiblie qui, paradoxalement à ce qui se passe partout ailleurs, n'en veut jamais à ses bourreaux, et ne demande jamais des comptes à ses spoliateurs tant du pouvoir que de l'opposition ? Tirant bénéfice ainsi en la faveur d'une telle cécité et immaturité politique, intellectuelle, morale, spirituelle son pardon, voire sa compréhension et sa compassion !!! Il suffit, pour cela, de simplement déclarer son hostilité au pouvoir qu'on a servi parfois jusqu'à sa chute ! Peu importe même si l'on a été surnommé Terminator ! Maintenant, même si je ne doute jamais de la capacité qu'a chaque homme d'être autre à chaque instant de la vie, c'est-à-dire de changer, de se métamorphoser, d'évoluer, Lamarc si m'entends, on ne peut quand même pas s'empêcher de se demander si Katumbi et les autres sont des révolutionnaires, des tigres en carton, ou des opportunistes de mauvais aloi ? De toute façon, dans un cas comme dans un autre cas, on ne pourra les juger véritablement que par les actes. Or, à ce petit jeu-là, ce ne devrait pas être automatiquement gagné. Ces gens ayant, eux aussi, participé, au même titre que les fidèles purs et durs voire molles de Joseph Kabila, aux crimes politiques, économiques, miniers, humains, sont tout aussi coupables, discutables, blâmables voire à pendre haut et court. En langage clair et précis, s'il y a procès, ils ne pourront jamais automatiquement y échapper au nom qu'ils ont abandonné la kabilie à un an de la fin du mandat de son principal animateur, alors que depuis des années, ils y ont profité, gardé les conforts acquis. Pourquoi du reste après avoir démissionné de la kabilie, ne rétrocéderaient-ils pas leurs charrois automobiles, leurs villas, leurs fortunes, leurs femmes et compagnies, ou carrément les mettre en vente pour construire ou reconstruire écoles et hôpitaux dans leurs provinces respectives? On ne peut quand même pas ne plus vouloir de sa femme, et continuer à conserver jalousement ses strings !!! En revanche, s'ils y étaient acquittés, alors seulement, ils prétendront de nouveau aux responsabilités politiques et récupéreront leurs biens s'ils y avaient été illégalement saisis. Dans le même ordre d'idées, soupçonneux, me traitera-t-on comme si souvent, moi qui ai toujours raison tout le temps et avant le cortège des ânes, je vois très mal un ancien conseiller à la sécurité d'un chef d'Etat, cofondateur d'un parti politique avec ce dernier, passer à l'opposition à seulement un an avant le départ de son président, s'il n'y avait pas enfoui quelque part dans ses couilles (on parle bien sûr du conseiller spécial à la sécurité), un calendrier de grand-mère."

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Habilité de philosophie

Professeur des universités

Membre des Sociétés Savantes USA/Canada

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be  

 


RDC : Moïse Katumbi entretient le flou sur sa candidature à la présidentielle en 2016

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image: http://s2.lemde.fr/image/2015/10/02/768x0/4781590_6_d86f_le-gouverneur-du-katanga-moise-katumbi-a_31c8dd42c266e8a6f34f586c5a3193ff.jpg

Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, à Lubumbashi, le 2 juin. Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, à Lubumbashi, le 2 juin. Crédits : FEDERICO SCOPPA / AFP

Souvent présenté comme un concurrent politique direct de Joseph Kabila, le président congolais, Moïse Katumbi a démissionné du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation au pouvoir. Il quitte également son poste de gouverneur du Katanga, la province la plus riche du pays qu’il dirigeait depuis huit ans.

Lire aussi : RDC : le puissant gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, rompt avec le président Kabila

Pour quelles raisons avez-vous décidé de quitter le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) du président Joseph Kabila et dans le même temps votre poste de gouverneur ?

J’ai annoncé depuis 2012 que je quitterai le parti si les élections des gouverneurs n’étaient pas organisées à temps. Quand j’ai rejoint le parti, il respectait la Constitution. Ce n’est plus le cas.

En République démocratique du Congo (RDC), les gouverneurs sont élus. Ils doivent être élus. Aujourd’hui, à cause du glissement du calendrier électoral, les gouverneurs sont dans l’illégalité, moi y compris en tant que gouverneur du Katanga. Mais plutôt que d’organiser les élections régionales, il a été décidé de nommer des commissaires spéciaux pour remplacer les gouverneurs. Cette décision est anticonstitutionnelle. A qui ces commissaires vont-ils rendre des comptes ? Sûrement pas aux assemblées régionales ni donc aux électeurs.

C’est un très mauvais exemple pour notre jeune démocratie congolaise. Je l’ai dit plusieurs fois au sein du PPRD, mais ma vision sur la nécessité de respecter la Constitution n’est pas partagée par la majorité dans le parti, donc je m’en vais.

Parallèlement, en tant que démocrate, je ne peux pas accepter les atteintes aux droits de l’homme qui se multiplient : arrestations arbitraires, intolérance politique, attaques à la liberté d’expression…

Subissez-vous des pressions depuis l’annonce de votre décision de claquer la porte du PERD ?

On m’accuse de trahison et je reçois des menaces tous les jours.

L’opposition dénonce les atteintes aux droits de l’homme depuis longtemps. Pourquoi, si cette situation vous est intolérable, avez-vous tant attendu avant de faire de même ?

Ce n’est pas la première fois que je dénonce cela. En revanche, je n’ai jamais agi de la sorte dans mon Etat du Katanga. On n’y a jamais arrêté de journalistes, l’opposition y a tenu des meetings… Mais là, il fallait dire non.

Vous appelez à la création d’un large mouvement démocratique. Allez-vous créer votre propre formation politique ?

Non. Moïse Katumbi veut prendre le temps de réfléchir. Laissons la majorité, l’opposition et la société civile travailler ensemble pour sauver et renforcer notre jeune démocratie. Nous ne pouvons pas accepter le glissement du calendrier électoral. Sinon, un beau jour, on nous dira que ce report des élections est normal, constitutionnel. C’est inacceptable. Il faut dire non à cette manœuvre.

Vous demandez la création d’un gouvernement d’union nationale ?

Non. Une telle solution « énerve » la Constitution. Il y a eu des élections, il faut donc respecter la parole donnée aux électeurs.

Allez-vous vous porter candidat à la présidentielle de 2016 ?

Je ne dis pas que je vais me porter candidat, je vais d’abord prendre un peu de repos et réfléchir à l’avenir. Je suis entré en politique pour aider la population. Je vais me battre pour que la Constitution soit respectée. Et puis je vais travailler pour renforcer la démocratie avec les forces vives du pays et en finir avec le flou qui entoure l’interprétation de la constitution.

Demandez-vous à la population de descendre dans la rue pour défendre la démocratie congolaise ?

Mon objectif est de favoriser le dialogue pour revenir à la raison. Si le président Joseph Kabila ne veut pas comprendre alors… c’est une autre chose.

Ceci dit, Joseph Kabila n’a pas encore dit qu’il se présenterait pour un troisième mandat. Ce troisième mandat n’est pas dans la Constitution, il faut la respecter. Nous tirons notre pouvoir du peuple. Quand en janvier 2015 les jeunes sont sortis dans la rue pour rappeler cela, il y a eu des morts. Il faut donc aider le président à terminer son mandat, réconcilier le pouvoir et la population.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/02/rdc-moise-katumbi-entretient-le-flou-sur-sa-candidature-a-la-presidentielle-en-2016_4781591_3212.html#fSGkTbGelgQqBUYz.99

 

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