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26/10/2015

CONGO-KINSHASA : L'HEROÏSME DU GENERAL CELESTIN KANYAMA DANS LA GESTION, LA TRAQUE ET LA NEUTRALISATION DU PHENOMENE KULUNA A KINSHASA

VERBATIM:

"les « droits de l’homme » sont horizontaux, réciproques, c’est-à-dire circulaires, applicables et opposables à tous sans distinction du genre ni de race. En ce sens, les « droits de l’homme » sont universels et égalitaires. C’est ce qui permet de défendre autant les criminels que les victimes qu’ils soient pauvres ou riches, noirs ou blancs, jaunes ou rouges, femmes ou hommes, etc.  Quand on a compris ça, le débat est clos. On sait dorénavant que celui qui a pris la vie d’un autre n’avait pas plus de droit d’être couvé, défendu que sa victime, ou qu’il avait encore plus de droits de l’homme que le malheureux à qui on a fracassé une hache sur la tête. Voilà pourquoi, et de mon point de vue, je trouve que celui qui a supprimé la vie d’un autre voie également supprimée la sienne propre. Les victimes sont des victimes, et les bourreaux traités comme tels. Celui qui a tué a des droits ; il les a toujours même quand il a été pendu ou fusillé. Celui qui a été tué les a aussi, mais pas tant que l’exécution de son bourreau n’a pas eu lieu. Il n’y a de « droits de l’homme » que dans cette ultime dialectique de tuer et d’être tué, de donner la mort pour en recevoir."

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be


 L'HEROÏSME DU GENERAL CELESTIN KANYAMA

DANS LA GESTION, LA TRAQUE

ET LA NEUTRALISATION DU PHENOMENE

KULUNA A KINSHASA

 

« L’explosion n’aura pas lieu aujourd’hui. Il est trop tôt … ou trop tard. Je n’arrive point armé de vérités décisives. Ma conscience n’est pas traversée de fulgurances essentielles. Cependant, en toute sérénité, je pense qu’il serait bon que certaines choses soient dites. Ces choses, je vais les dire, non les crier. Car depuis longtemps le cri est sorti de ma vie. Et c’est tellement loin … Pourquoi écrire cet ouvrage ? Personne ne m’en a prié. Surtout pas ceux à qui il s’adresse. Alors ? Alors, calmement, je réponds qu’il y a trop d’imbéciles sur cette terre. Et puisque je le dis, il s’agit de le prouver » (Frantz Fanon, Peau noire masque blanc)

Ces terroristes congolais d'une autre sauce méritaient-ils vraiment autant d'attention et d'affection de la part de la communauté internationale, de la diaspora congolaise, et plus particulièrement des organisations des droits humains occidentaux, dont la très nébuleuse et archi-politisée HRW? A Bruxelles, à Paris, à Washington, bref dans la plupart des grandes chancelleries occidentales, la diaspora congolaise a pris l’habitude d’égratigner, et c’est plutôt de bonne guerre, que dis-je, les faits et gestes de Joseph Kabila Kabange, de son gouvernement, de ses institutions, de sa majorité présidentielle, mais pas que de ses forces de défense dont la Police Nationale Congolaise (PNC), et plus particulièrement la personne et les fonctions du général Célestin Kanyama. J’ai souvent été à l’écoute, pris part à certaines discussions et en ai compris les raisons, dont entre autres la punition par balles infligée aux Kuluna. En effet on reproche sans rire, au nom des droits de l’homme, au général Kanyama d’avoir neutralisé les Kuluna de la ville-province de Kinshasa, et ses environs, qui semaient la terreur dans la population. D’une seule parole, et par déduction rationalisée, on estime que les victimes de ces inciviques avaient moins des « droits de l’homme » que leurs agresseurs et bourreaux. Tant qu’ils pouvaient séquestrer et assassiner les paisibles citoyens, violer les femmes et éventrer les femmes enceintes, ils étaient, je parle des sanguinaires kuluna, dans leurs « droits de l’homme », que n’avaient pas leurs victimes.

Le Tribunal International de La Haye est encore une invention de l’homme occidental pour rendre justice, argue-t-il, aux opprimés du Tiers-Monde qui n’ont pas toujours accès à une justice équitable, alors que la réalité en était tout autre, à savoir tromper l’opinion de ceux qu’ils exploitent afin de s’y donner bonne conscience, car qui mieux que lui maîtrise bien l’adage selon lequel « au royaume des aveugles, seul le borgne est roi » ? C’est parfois étonnant et surprenant qu’il suffise à quelques intellectuels afro-noirs, illuminés et abrutis en dépit de leurs titres universitaires, de franchir soit par rame, soit par bateau, ou soit encore par avion la Méditerranée pour penser ou croire s’y être réellement affranchi de l’impérialisme, de l’hégémonisme, du machiavélisme, du capitalisme, du néocolonialisme, du racisme des pays occidentaux ! Au point de s’y abandonner poings et mains liés et surtout d’y perdre raison. Alors que, « La haine de l’Occident, cette passion irréductible, écrit Jean Ziegler dans « La haine de l’Occident », habite aujourd’hui une grande majorité des peuples du Sud. Elle agit comme une force mobilisatrice puissante. Cette haine n’est en aucun cas pathologique, elle inspire au contraire un discours structuré et rationnel. Et elle paralyse les Nations unies. Bloquant la négociation internationale, elle laisse sans solution des conflits et de graves problèmes qui, pourtant, engagent, à l’occasion, la survie même de l’espèce ». Et Jean Ziegler de poursuivre « L’Occident, de son côté, reste sourd, aveugle et muet face à ces manifestations identitaires, fondées sur un profond désir d’émancipation et de justice émanant des peuples du Sud. Il ne comprend rien à cette haine. C’est que la mémoire de l’Occident est dominatrice, imperméable au doute. Celle des peuples du Sud, une mémoire blessée. Et l’Occident ignore et la profondeur et la gravité de ces blessures ». Deux exemples suffisent pour nous en convaincre. Premièrement sous le prétexte consistant dans l’universalisation des droits de l’homme (comme s’il les respectait chez lui pour protéger, par exemple, les droits de populations issues de l’immigration), l’Occident a créé un Tribunal Pénal International (TPI), mais où n’y sont étrangement jugés et internés que des dirigeants afro-noirs ! Certes, la plupart n’y sont exempts d’aucun reproche. Mais il y en a qui s’y trouvent parce qu’ils ont osé défier les tout puissants dirigeants politiques et les multinationales occidentaux. Secondement sous l’argument sécuritaire, la guerre contre le terrorisme notamment, c’est l’ONU sa branche armée qu’il envoie intervenir là où il y a des foyers de tensions, en Afrique noire surtout, soi-disant pour imposer la paix, mais en réalité pour protéger les intérêts économiques, miniers, financiers des pays développés du Nord et des lobbies et multinationales qui financent les mêmes foyers de tensions qu’ils prétendent éteindre ! En logique argumentative (philosophie du langage) cela s’appelle  le paradoxe du menteur.

Mais attention je ne connais jamais le général Kanyama. Je ne l’ai jamais rencontré. Tout ce que je connais et sais de lui, c’est par les médias oraux et écrits. Je n’attends rien de lui, sinon de rendre service à la vérité et la justice. Je ne suis pas son porte-parole. Il ne me connait pas, et il ne m’a pas payé pour répondre à cet article totalement absurde, ridicule et inutile. Je parle en tant que citoyen. Un citoyen dont deux nièces faillirent subir des violences sexuelles voire assassinées par ses inciviques, dont on se permet de mettre en avant les droits de l’homme. Et des citoyens révoltés comme moi, il y en a des millions tant au pays que dans la diaspora qui déplorent ou ruminent leurs vengeances. Quand on se sert tranquillement de la sécurité sociale occidentale comme du pain béni, et que l’on est coupé radicalement de la réalité, on soutient des propos romantiques. On peut s’opposer à un régime, passer l’essentiel de son temps à écumer le colportage économique, mais au moins, un homme cultivé marquant sa différence de l’inculte par son impartialité et son honnêteté, saluer les actions patriotiques, « nationalistes », sans pour autant y être accusé ni de partis-pris, ni de collusion avec le régime ou le système contre lequel on lutte. Dans la lutte contre le terrorisme, ce que l’Occidental désigne comme le mal absolu, il n’y a pas deux camps. Il n’y a pas de demi-mesure. On ne va pas chercher des excuses aux terroristes, ni à comprendre leurs actes. Contre le mal, on rend le mal un point c’est tout, l’homme étant ainsi fait.

Faut-il condamner le général Kanyama d’avoir traqué, arrêté et neutralisé ces inciviques kuluneurs ? Mais la vraie question n’est-elle pas celle de savoir qui du général Kanyama ou du gouvernement congolais était à blâmer ou à condamner ? A mon sens, en cas de blâme ou de condamnation, le général Kanyama n’y est pour rien, car il n’est qu’un instrument du pouvoir. Il répond aux ordres. Il les exécute. Et le gouvernement lui a donné comme mission de sécuriser la population kinoise des Kuluna. Celui-ci lui a ordonné de les éradiquer et c’est ce qu’il a fait et à mon avis avec brio. Ce fut le vœu unanime de la population kinoise, qui n’avait qu’un seul objectif, s’en débarrasser. A telle enseigne que pour bon nombre à ce moment-là seule la fin justifiait les moyens. Louis Machiavel, et pour une fois n’est pas coutume, devint pas moins un meilleur inspirateur dans un pays en perte de vitesse et de repères. Vu sous cet angle, le général Kanyama n’est ni blâmable ni condamnable. Il est au contraire un homme à féliciter et à encourager. Au point qu’il est totalement grotesque d’imaginer son renvoi devant le soi-disant Tribunal International de La Haye. Alors qu’il est pour des millions de kinois et de congolais en général un héros. Un homme à célébrer.

En effet, on devrait partir du fait que les « droits de l’homme » ne sont ni unilatéraux ni verticaux, mais qu’ils étaient au contraire horizontaux voire réciproques. Ceux qui en veulent au général Kanyama soutiennent, si l’on accepte pareille explication donnée il y a un instant, une vision plutôt unilatéraliste des « droits de l’homme ». Or, une telle vision a la fâcheuse particularité d’être foncièrement romantique, bourgeoise, en ce qu'elle fait des « droits de l’homme » une réalité  unijambiste, et donc globalement sournoise et hypocrite. façon de voir les "droits de l'homme" est occidentale. De tout temps et de tout instant, l'homme occidental les ramène à ses clichés, qui d’ailleurs ne font pas l’unanimité à cause des contradictions qu’ils suscitent tant dans leur théorisation que leur application. La vision unilatérale des « droits de l’homme » est perverse et archi-mauvaise en tant qu’elle s’occupe à faire dédouane les terroristesr, en prenant leur défense, ou à leur trouver soit des excuses, soit des circonstances atténuantes, une fois qu'ils sont rattrapés par la justice. Les tenants de cette vision unilatérale des « droits de l’homme » oublient le caractère temporel et circonstanciel des « droits de l’homme ». A savoir que les « droits de l’homme » ne sont ni éternels, ni statiques, mais au contraire dynamiques, changeants selon les temps et les circonstances. C’est pourquoi les criminels qui ont attenté aux « droits de l’homme » des autres, perdent-ils les leurs, et se font-ils face à la rigueur de la loi. Koffi Annan ancien Secrétaire général de l’ONU, dans un contexte internationalement global,  montre comment « Par l’intermédiaire de leurs descendants, les morts réclament justice soit faite … La douleur et la colère sont encore là… » (Jean Ziegler, « La haine de l’Occident »).

Pour me résumer, les « droits de l’homme » sont horizontaux, réciproques, c’est-à-dire circulaires, applicables et opposables à tous sans distinction du genre ni de race. En ce sens, les « droits de l’homme » sont universels et égalitaires. C’est ce qui permet de défendre autant les criminels que les victimes qu’ils soient pauvres ou riches, noirs ou blancs, jaunes ou rouges, femmes ou hommes, etc.  Quand on a compris ça, le débat est clos. On sait dorénavant que celui qui a pris la vie d’un autre n’avait pas plus de droit d’être couvé, défendu que sa victime, ou qu’il avait encore plus de droits de l’homme que le malheureux à qui on a fracassé une hache sur la tête. Voilà pourquoi, et de mon point de vue, je trouve que celui qui a supprimé la vie d’un autre voie également supprimée la sienne propre. Les victimes sont des victimes, et les bourreaux traités comme tels. Celui qui a tué a des droits ; il les a toujours même quand il a été pendu ou fusillé. Celui qui a été tué les a aussi, mais pas tant que l’exécution de son bourreau n’a pas eu lieu. Il n’y a de « droits de l’homme » que dans cette ultime dialectique de tuer et d’être tué, de donner la mort pour en recevoir.

Beaucoup confondent droits et devoirs. Si en morale ou en éthique, les droits et devoirs sont nécessairement universels, en politique les choses sont plus compliquées que cela. Pour le philosophe et moraliste allemand E. Kant, ils sont catégoriques ou ne l’étaient pas. En politique, les droits et devoirs étaient au contraire hypothétiques, et plutôt relevant du calcul que du devoir et du droit d’accomplir ou d’exécuter une action selon la loi morale y consistant à agir par devoir et non par intérêt, ni par  calcul. Pour être kantien, je dirai que les vrais devoirs et droits sont catégoriques et non hypothétiques. C’est dans leur « catégorisme », si je pouvais me permettre ce néologisme, qu’était jugée la moralité ou la non-moralité d’un homme. Ainsi ne tue-t-on pas pour soi, mais si nécessaire, c'est-à-dire quand il s'agit de sauver l’humanité tout entière. C’est ce qu’on appelle tuer au nom d’une cause commune. Et je ne parle pas ni de fosse commune ni encore moins de tombe commune selon une certaine rhétorique, tout le monde l’aura deviné et compris, mais bien au contraire de cause universelle. En morale, l’égalité des devoirs et des droits est non seulement envisageable, mais elle est également possible quand il s’agit de mettre en avant la moralité des acteurs. En politique, l’égalité des droits et devoirs obéissent aux caprices des temps et des circonstances. Parce qu’en politique tout était aléatoire. Bien sûr en politique ces droits et devoirs sont aussi envisageables et en même temps possibles, hélas ils obéissent aux caprices des acteurs, de ceux qui posent des actes et décident sur la vie et la mort de leurs concitoyens. Les droits et devoirs en politiques ne sont pas universels, mais plutôt relatifs, voire subjectifs. Ne demandez jamais à un homme politique d’être objectif ni honnête tout le temps, il ne le pourra jamais, car ce qui compte chez lui c’est le temps qu’il fait ce jour-là. Il n’a ni éthique ni morale, sauf celle de cet instant-là.

La république est un canevas de droits et de devoirs. L’égalité des chances, par exemple, est le droit de ne pas dépendre exclusivement de la chance, ni de la malchance. C'est le droit égal, pour chacun, de faire ses preuves, d'exploiter ses talents, de surmonter, au moins partiellement, ses faiblesses. C'est le droit de réussir, autant qu'on le peut et qu'on le mérite. C'est le droit de ne pas rester prisonnier de son origine, de son milieu, de son statut. C'est l'égalité, mais actuelle, face à l'avenir. C'est le droit d'être libre, en se donnant les moyens de le devenir. C'est comme une justice anticipée, et anticipatrice : c'est protéger l'avenir, autant que faire se peut, contre les injustices du passé, et même du présent. Mais c’est également dans ce sens qu’on doit encenser la justice républicaine quand elle tombe. Parce que la république c’est le droit tel que la raison le définit. La république se caractérise par trois traits fondamentaux que sont la liberté des citoyens, leur dépendance à l’égard d’une loi unique et leur égalité juridique. Le point essentiel de la république est qu’elle est essentiellement définie par les prérogatives des citoyens. Elle peut (cette république) empêcher la guerre en ce que ceux-ci ne vont pas décider à la légère de prendre part à un conflit qui présente pour eux de très nombreux inconvénients.

C’est ce qui explique, en dépit du tollé général que cela suscite dans le monde, pourquoi la majorité des Etats étasuniens, appliquent encore et toujours la peine de mort. Là-bas on en est encore au vieux principe de l’Ancien Testament qui est d’application, la loi du Talion stipulant  « qui tue par l’épée périt par l’épée ». Et ce n’est pas pour me déplaire. Parce qu’ils partent du sacro-saint principe selon lequel la vie est sacrée, un don de son créateur, et que seul celui-ci peut la supprimer, si ce n’est par procuration. Or, les Kuluna qui furent militairement neutralisés, l’ont été, non pas au nom du banditisme d’Etat, mais au contraire par procuration. L’Etat ayant requis cette procuration du Dieu créateur de la vie, il l’a transmise au général Kanyama pour faire justice aux victimes. Le traiter d’assassin, c’est penser qu’il s’y était substitué à la place de l’Etat congolais, oubliant qu’il n’est qu’un exécutant, et qui plus est en tant que militaire, soumis aux ordres, ne peut jamais dire non, au risque de trahir le serment de loyauté et de fidélité qu’il a prêté devant ses chefs et la nation.  Sur ce cas précis, je le dis et le répète sur tous les tons majeurs et mineurs, le général Kanyama n’est pas un assassin, mais au contraire  un homme qui, au travers l’Etat congolais, a par procuration sauvé des vies.

Il y a-t-il un « intellectuel », c’est-à-dire quelqu’un qui a été sur le banc des études qui ne connaît pas la très fameuse révolution française de 1789, qui emporta le très sanguinaire Roberspierre et sa clique d’anti-révolutionnaires ? Eh bien non, sauf peut-être la génération des étudiants actuels de l’époque post-mobutisme, dont la quasi majorité ne sachant ni lire, ni écrire, malgré l’émergence et l’explosion du numérique, ne s’en sert que pour admirer et mettre à contribution les exploits des acteurs pornographiques et des vedettes du ballon rond. La révolution française, au même titre que le statut de la liberté aux Etats-Unis d’Amérique, sont les symboles de la démocratie et des « droits de l’homme ». Mais ces deux pays, la France et les Etats-Unis d’Amérique, sont-ils vraiment démocratiques et respectent-ils ou protègent-ils les « droits de l’homme » ? C’est discutable. S’agissant précisément de la France, et à titre d’illustration, en plus d’y avoir été accusé du guet-appens qui conduisit à la capture et à la disparition à tout jamais de Mehdi Ben Barka opposant attitré d’Hassan II roi du royaume chérifien, elle n’a jamais hésité à supprimer la vie des gangsters ou des terroristes comme Jacques Messrine étiqueté ennemi public numéro un, et qui tomba dans le panneau, abattu sans ménagement, pourtant  désarmé, donc à terre enfin une façon de parler, en plein Paris par les forces de police qui l’avaient filé, traqué comme une bête sauvage. Mais ça c’était il y a très longtemps, dans les années quatre-vingt. Le plus récent fut l’exécution des terroristes ignobles, lamentables composés des frères Kouachi et d’Ahmedi Koulibaly qui semèrent la mort à Charlie Hebdo et dans une superette parisienne, et auxquels les policiers du pays champion des « droits de l’homme » et de la démocratie n’y laissèrent aucune chance ! Je n’entendis pas une seule chancellerie occidentale monter au créneau pour crier au scandale contre les autorités françaises ni encore moins contre sa police. Au contraire, il n’eût que des messages de compassion et de félicitation pour avoir rattrapé et fait taire au plus vite et pour la fin des temps cette racaille des terroristes.

Si j’évoque ces types d’anecdotes, ce n’est véritablement pas pour ouvrir grandement la porte à ces genres de pratiques. Mais uniquement pour dire qu’au nom de la raison de l’Etat, des telles pratiques expéditives étaient aussi nécessaires pour rassurer, parfois, une population vivant dans la peur et ayant le sentiment d’y avoir été abandonnée.  Comme le montrait, avec beaucoup de justesse et de lucidité le philosophe allemand E. Kant de toute mon estime dans la Critique de la faculté de juger, « La guerre, de même qu’elle est une tentative inintentionnelle de l’homme (suscitée par des passions effrénées) est aussi une tentative cachée profondément et intentionnelle de la sagesse suprême, sinon pour établir, du moins pour préparer, une légalité conciliée avec la liberté des Etats et par là l’unité d’un système des Etats moralement fondé ; et malgré les effroyables tourments qu’elle inflige à l’espèce humaine, et ceux peut-être encore plus grands qu’exige sa constante préparation en temps de paix, la guerre est néanmoins un mobile supplémentaire (puisque l’espoir d’un état de paisible repos et de bonheur du peuple s’éloigne toujours plus) pour développer au maximum tous les talents qui servent à la culture ».

« philosopher, c’est à la fois apprendre à vivre et savoir mourir. L’insécurité de l’existence temporelle fait que la vie est toujours un essai. » (K. Jaspers)

 

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Professeur des Universités

Habilité-Docteur de philosophie

Membre des Sociétés savantes aux USA&Canada

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be

 

Courriel : antoinedoverrihardol@hotmail.fr

osongo_lukadi@yahoo.fr

Devise : « Meurs et deviens »

Ordre : « Ahora siempre »

Tél. :00243824333679/00243854895930/00243994606432

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