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11/09/2016

VOUS AVEZ DIT COMPLEXE DE SUPERIORITE DES DEMOCRATES AMERICANISTES SUR LES REPUBLICAINS?

VERBATIM:

« Vous savez, pour généraliser, vous pourriez mettre la moitié des supporters de Trump dans ce que j’appelle le panier des pitoyables », a lancé la candidate avant de préciser « les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes, à vous de choisir ».

Hillary CLINTON


Electeurs «pitoyables» de Donald Trump: la candidate Hillary Clinton s'excuse

mediaLa candidate Hillary Clinton donne une conférence de presse après une session de travail sur la sécurité nationale, à New York le 9 septembre 2016.REUTERS/Brian Snyder

En qualifiant une partie des partisans de Donald Trump de « pitoyables », la candidate démocrate Hillary Clinton a déclenché samedi 10 septembre une vague d’indignation. Une gaffe qui a provoqué la colère du républicain et de son camp, fustigeant le mépris de l'ancienne Première dame.

A l'occasion du « gala LGBT pour Hillary » destiné à lever des fonds et organisé à New York, la candidate démocrate à la Maison Blanche a dépeint l'électorat de l'homme d'affaires qu'elle affrontera le 8 novembre lors de la présidentielle. « Vous savez, pour généraliser, vous pourriez mettre la moitié des supporters de Trump dans ce que j’appelle le panier des pitoyables », a lancé la candidate avant de préciser « les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes, à vous de choisir ».

Son rival Donald Trump a vivement réagi dans un communiqué et sur les réseaux sociaux. Il accuse Hillary Clinton de faire preuve « de sectarisme et de haine envers des millions d’Américains ». Son colistier, Mike Pence, enfonce le clou au sommet des évangéliques : « Ils ne sont pas un panier de rien du tout, ils sont Américains et méritent votre respect. »

 

« Pile au moment où Hillary Clinton dit qu'elle va démarrer une campagne positive, elle fait tomber son masque et révèle son vrai mépris pour les Américains ordinaires », renchérit Jason Miller, un responsable de la campagne du milliardaire, dans un communiqué.

 

Sous le feu des critiques à la fois politiques et médiatiques, la candidate démocrate reconnaît qu’elle a commis une erreur. « La nuit dernière, j'ai généralisé, et ce n'est jamais une bonne idée. Je regrette avoir dit "la moitié", c'était mal », a-t-elle reconnu samedi dans un communiqué. Mais celle qui entend devenir la première femme présidente des Etats-Unis a assuré qu'elle continuerait à dénoncer « la rhétorique sectaire et raciste » de son rival.

 

Cette bourde sera-t-elle coûteuse pour elle ? Les analystes ne le pensent pas. Même si cela ne fera rien pour améliorer son image, notamment auprès des indécis qui ont des hésitations à son sujet. En tout cas, son portrait désobligeant des pro-Trump n’aura en rien déplu à ceux qui la soutiennent.

 

Je crois effectivement que c'est une erreur assez grosse...
Jean-Eric Branaa, spécialiste des Etats-Unis, enseignant à l’université Paris 2 11/09/2016 - par Béatrice Leveillé

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