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15/09/2016

QUAND BUSH FILS ET OBAMA DES USA ET LE PORCIN CAMERON PLAIDENT COUPABLES POUR LES CRIMES COMMIS EN IRAK ET EN LIBYE?

VERBATIM:

"Pour exister politiquement voire humainement des dirigeants américains et européens occidentaux, exactement comme à l'époque de l'esclavage ou de la colonisation, se font remarquer par un comportement machiavélique qui ne tient jamais compte des droits humains. Beaucoup parmi eux n'ont aucune éthique, aucune éducation, et encore moins aucune humanité. Les dirigeants africains ou moyen-orientaux qu'ils accusent être des dictateurs y ont été placés et mis en évidence par eux-mêmes. Ils deviennent dictateurs à la moindre divergence sur un intérêt économique, politique ou géologique. Car les machiavéliques veulent tout avoir, le beure et l'argent du beurre. Ils ont tué en Irak un innocent Saddam Hussein, et quelques années plus tard un autre innocent Mammouar Kadhafi. Les deux dirigeants ont été assassinés chez eux, dans leurs pays; ils n'étaient jamais venus en Occident pour demander ni l'asile politique, ni social, ni économique ni encore moins une quelconque hospitalité. Par deux fois, et en attendant une troisième fois, car il n'y en a jamais deux sans trois, les vas-t-en guerre G.W.Bush, Barak Obama, le nabot Sarkozy, le porcin David Cameron respectivement en Irak et en Libye se déclarent s'y être trompés. Comme ça ! Ils ont fait tuer du monde pour rien. En Syrie, Hollande et ses porte drapeaux s'y seraient aussi confessés si le redoutable Vladimir POUTINE ne s'y était pas interposé à temps. Problème : le fameux Tribunal pénal International n'a lieu d'y être que pour les africains noirs".

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be


I

Invité Afrique soir Podcast Podcast

«Cameron et Sarkozy savaient ce qu’ils voulaient: se débarrasser de Kadhafi»

Par Pierre Pinto

Diffusion : mercredi 14 septembre 2016

 

David Cameron s'adresse à la foule lors de son voyage en Libye en compagnie de Nicolas Sarkozy (gauche) et Mustafa Abdul Jalil (2e gauche) à la tête du Conseil national de transition, le 15 septembre 2011. ©REUTERS/Philippe Wojazer

 

 

David Cameron revient à la Une en Grande Bretagne avec le dernier rapport des parlementaires britanniques sur l'intervention militaire occidentale en Libye en 2011. Le constat de la Commission des affaires étrangères est accablant : l'intervention a été basée sur des « postulats erronés » et « une analyse partielle des preuves ». Le gouvernement britannique « n'a pas pu vérifier la menace réelle que le régime Kadhafi faisait peser sur les civils et a échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion ». Entretien avec l'ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, qui s'était opposé à l'époque à cette intervention. Aujourd’hui, il préside l'Institut panafricain de stratégie.

« Je partage entièrement l’analyse des parlementaires britanniques. (…) La France, la Grande-Bretagne, soutenus par les Etats-Unis, étaient intervenus sans stratégie globale, sans vision globale. Il y avait une sorte de focalisation sur l’élimination de Kadhafi et le résultat est là, tout à fait catastrophique. (...) La conséquence, c’est Daech qui émerge en Irak et en Syrie et également au Sahel.  Nous savions que les conséquences allaient être désastreuses pour les populations du Sahel et le Mali allait en être la première victime. (…) Cameron et Sarkozy savaient ce qu’ils voulaient : se débarrasser de Kadhafi, ils ne savaient pas ce qui allait se passer immédiatement après. (…) Pour nous, ce qui nous intéressait, c’était de voir ce qu’il restait de sain dans le régime Kadhafi, comment pouvait-on entrer en négociation avec les véritables démocrates qui cherchaient le changement et la démocratie en interne. On ne leur a pas donné cette chance. On les a orientés vers l’élimination de Kadhafi, la destruction de son régime et de son armée, comme en Irak. Le monde souffre à cause de ces décisions politiques très graves qui se révèlent être des erreurs historiques ».

II

Royaume-Uni Libye Défense

Campagne de Libye: un rapport parlementaire accablant pour David Cameron

Par RFI Publié le 14-09-2016 Modifié le 14-09-2016 à 19:49

Le 20 mars 2011, des véhicules appartenant aux forces loyalistes à Mouammar Khadafi explosent après un assaut des forces de la coalition sur une route près de Benghazi.REUTERS/Goran Tomasevic

Une commission parlementaire britannique accuse David Cameron d’avoir favorisé l’essor du groupe Etat islamique en Afrique en menant une intervention militaire mal préparée en Libye en 2011. Dans un rapport accablant pour l’ancien Premier ministre, les députés estiment que cette campagne de bombardements initiée aux côtés de la France a accéléré l’effondrement politique et économique de la Libye.

Avec notre correspondante au Royaume-Uni,  Muriel Delcroix

David Cameron « a fondé l’intervention militaire britannique en Libye sur des suppositions erronées et une compréhension incomplète du pays et de la situation ». Dans ce rapport qui n’épargne pas l’ancien Premier ministre, les députés estiment que le gouvernement britannique n’a pas su voir que la menace contre les civils était exagérée et que la rébellion comprenait une importante composante islamiste.

Ils accusent aussi David Cameron ne pas avoir cherché à trouver un moyen d’écarter le leader libyen Mouammar Kadhafi. « Un engagement politique aurait pu permettre de protéger la population, de changer et de réformer le régime à un coût moindre pour le Royaume-Uni et la Libye », note la Commission pour qui l’ex-Premier ministre « porte la responsabilité ultime de l’échec à développer une stratégie cohérente en Libye dont les résultats se font encore sentir aujourd’hui. »

Ce constat à froid contraste violemment avec la fierté affichée par David Cameron qui avait jugé - à l’époque - cette campagne en Libye comme un triomphe en matière de politique étrangère. L’ancien locataire du 10, Downing Street n’a jamais voulu venir témoigner devant la Commission. Il a définitivement abandonné sa carrière politique en quittant son siège de député, ce lundi 12 septembre.

Des soldats rebelles à Benghazi (Libye), le 11 mai 2011.REUTERS/Mohammed Salem

L'absence de vision à long terme

Le rapport parlementaire britannique pointe aussi le manque de vision à long terme des responsables britanniques et français qui se sont lancés sans penser à l'après-Kadhafi.

Quand les Britaniques et les Français décident d'intervenir en Libye, il y a urgence. Les chars du colonel Kadhafi font route vers Benghazi et le dictateur libyen a promis de nettoyer les poches d'opposants « maison par maison, rue par rue ». Mais le rapport rappelle qu'en 24 heures, l'intervention militaire destinée à protéger la capitale de la Cyrénaïque était terminée et les renforts blindés de Kadhafi taillés en pièces aux portes de Benghazi sur la route d'Agdabiya, par les avions américains, français et britaniques.

Londres et Paris, deux pays à la forte culture expéditionnaire, ont donc transformé une résolution de l'ONU visant à protéger les populations civiles en une aventure conduisant à un changement de régime. Le 31 octobre 2011, quand les opérations militaires de l'Otan prennent fin, les Anglais, comme les Français n'ont pas de plan pour la reconstruction politique Libye.

« Cet épisode libyen a été la pire erreur de mon mandat », concédait Barack Obama au printemps 2016. Selon le rapport, le gouvernement britanique n'avait pas perçu la menace transnationale que constituaient alors les éléments islamistes liés à la rébellion. Quatorze mois plus tard, la France entrait en guerre au Mali et l'on retrouve aujourd'hui encore des armes libyennes au Sahel. Les Russes, eux aussi, ont tiré les leçons de l'intervention occidentale en Libye en se donnant les moyens militaires de protéger leurs intérêts en Méditerranée en intervenant en Syrie en 2015 préférant le dictateur Bachar el-Assad aux factions jihadistes nées de la révolution syrienne.

III

Libye: le croissant pétrolier sous le contrôle des forces du général Haftar

<img src="http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2016-09-11t151454z_279139353_s1beuarzwgaa_rtrmadp_3_libya-security_0.jpg" alt="" class="ratio-16x9-height cell-news"> Le pétrole est l'unique source de revenus en Libye et elle ne produit plus que 200 000 barils de brut par jour. Photo : le complexe pétrolier de Ras Lanouf. © REUTERS/Esam Omran Al-Fetori

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Par RFI Publié le 14-09-2016 Modifié le 14-09-2016 à 08:47

Martin Kobler, le représentant des Nations unies en Libye était à New York. Il a briefé en privé le Conseil de sécurité sur la situation alors que les forces non gouvernementales commandées par le général Haftar se sont saisies des quatre terminaux du croissant pétrolier. A la situation sécuritaire très volatile en Libye s'ajoute maintenant un risque d'effondrement économique. C'est donc un message d'unité que Martin Kobler a lancé au peuple libyen.

Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

Le général Haftar, qui a saisi avec les forces qui lui sont fidèles les terminaux pétroliers du nord-est libyen, a pour l'instant toujours refusé de rencontrer l'envoyé spécial des Nations unies en Libye. C'est pourtant à lui que s'adresse entre les lignes Martin Kobler.

Il faut encourager une cessation des hostilités et une armée nationale libyenne unie, a-t-il plaidé devant le Conseil de sécurité « et tous les Libyens doivent reconnaître le gouvernement d'union nationale comme le seul organe exécutif légitime ».

« Les divisions », ajoute-t-il, ne peuvent que participer à la déliquescence d'un pays toujours fragilisé par une crise politique qui oppose le gouvernement d'union nationale soutenu par l'ONU et les groupes armés dont le général Haftar est l'un des représentants.

→ A (RE)ECOUTER : Libye: «Le général Haftar est déjà un acteur incontournable»

La prise de contrôle du Croissant pétrolier est un coup dur pour l'ONU qui craint maintenant une crise économique. Le pétrole est l'unique source de revenus en Libye. Jamais les exportations n'ont été aussi basses. La Libye ne produit plus que 200 000 barils par jour contre 1,4 million avant la révolution, a rappelé Martin Kobler qui a demandé aux troupes fidèles au général Haftar d'éviter d'endommager les infrastructures pétrolières.

Colère des tribus contre la communauté internationale

En Libye, où l'on en compte 115, les tribus ont un poids non négligeable. Mardi, elles ont publié un communiqué apportant leur soutien aux forces du général Haftar et exprimant l'étonnement des Libyens face à la position occidentale concernant le pétrole.

Al-Tayeb Charif Khayrallah, le porte-parole de tribus de l'Est :

« Nous nous interrogeons concernant la position de la communauté internationale et des pays occidentaux après leurs communiqués. Notre position à nous est connue, cette armée est la nôtre, elle est formée de nos enfants. Ce qu'elle a pu réaliser dans le Croissant pétrolier est le résultat d'un grand effort et nous la remercions. Le pétrole était dans les mains des milices extrémistes qui ont fait du chantage à tout le monde. La richesse du pays était bloquée depuis plus de deux ans et la Libye a perdu 100 milliards de dollars. Ses milices qui occupaient les champs pétroliers n'ont rien à voir avec l'Etat. Elles ne la reconnaissent pas. Mais malheureusement, la communauté internationale a traité avec elle, Kobler, l'émissaire de l'ONU en premier. Le gouvernement de Tripoli n'est pas un gouvernement d'entente nationale, c'est le gouvernement des milices et il est dirigé par les frères musulmans et par l'islam extrémiste et combattant. C'est entre l'Occident et ce gouvernement que l'entente est passée et non pas entre ce gouvernement et les Libyens. Nous sommes la moitié de la Libye et nous n'avons pas été conviés au dialogue national. Ce cabinet n'est toujours pas reconnu par le Parlement qui est l'autorité exécutive élue et reconnue. »

IV

Libye: le général Khalifa Haftar reçu à Ndjamena par le président Déby

&lt;img src="http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/dynimagecache/0/110/3500/1978/1024/578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/Haftar_0.JPG" alt="" class="ratio-16x9-height cell-news"&gt; Le général Khalifa Haftar près de Benghazi, le 17 mai 2014. © REUTERS/Esam Omran Al-Fetori

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Par RFI Publié le 15-09-2016 Modifié le 15-09-2016 à 01:42

La Libye est au bord de la guerre civile. Le chef du gouvernement d'union lance un appel au dialogue entre toute les parties : il faut éviter l'escalade, dit-il, alors que la prise des terminaux pétroliers par les forces du général Haftar inquiète aussi la communauté internationale. Le général dissident s'est rendu mardi durant quelques heures à Ndjamena. Il a été reçu par le président Déby qui l'avait invité à le rencontrer.  

Le général Khalifa Haftar accompagné d’une délégation importante a été accueilli par de hauts gradés tchadiens. Il a ensuite été invité à déjeuner avant d’être conduit aux plus hautes autorités.

Au menu des discussions, la situation sécuritaire dans le Sud libyen, mais surtout la présence annoncée des rebelles tchadiens sur la frontière nord du Tchad. L’affaire est devenue sérieuse, à tel point que le chef de l’Etat, Idriss Déby, a décidé de la suivre en personne personnellement, a indiqué à RFI une source sécuritaire.

Pour d’autres sources, ce sont les occupations de puits de pétrole par les hommes du général Haftar ces derniers jours qui ont motivé son déplacement à Ndjamena, la communauté internationale s’étant rendu compte que l’ancien commandant des troupes anti-Kadhafi est devenu incontrôlable sur le plan national.

Même si le contenu de l’entretien avec les autorités tchadiennes n’a pas été révélé, beaucoup d’analystes pensent que la brève visite du général Haftar, qui n’est pas la première à Ndjamena, a été motivée par un souci sécuritaire au niveau des frontières entre la Libye et le Tchad.

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