Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

12/01/2018

USA: LE RACISME FONCTIONNEL A L'ECOLE

VERBATIM:

"Le racisme c'est la peur de la différence, l'ignorance de la diversité, la mise au rancart de la pluralité. Or, selon la philosophe juive Hannah Arendt, la pluralité est justement la loi imparable de l'humanité et de toute humanité".

A-D OSONGO-LUKADI

Habilité de philosophie


Un professeur demande à ses élèves « trois bonnes raisons pour l’esclavage »

esclavage

Un élève de 9 ans a refusé d'y répondre. | © Flickr/Danko Münzel

Société

Aux États-Unis, une école primaire privée est sous le feu des projecteurs après avoir demandé à des élèves de quatrième d’écrire « trois bonnes raisons pour l’esclavage » dans le cadre d’un devoir. 

 

« Y a-t-il quelqu’un d’autre qui trouve offensant le devoir de mon garçon en quatrième année ? », demandait lundi Trameka Brown-Berry, la mère de l’élève, sur Facebook. Depuis lors, sa publication a été partagée par près de 3000 personnes. Un professeur d’une école chrétienne de Milwaukee, aux États-Unis demandait en effet de « donner trois ‘bonnes’ raisons pour l’esclavage et trois mauvaises ». Si le professeur controversé a bien écrit des guillemets, Trameka se dit tout de même « choquée » par ce devoir « très offensant et insensible ». « Je ne pouvais pas croire qu’ils avaient envoyé quelque chose comme ça à la maison », a-t-elle réagi à Fox6. « Non seulement mon fils était dans une situation horrible, mais également les étudiants qui n’étaient pas noirs – c’est ce qui maintient le racisme ».

Son fils, Jerome, n’a pas voulu répondre à la première partie du devoir : « Je pense qu’il n’y a pas de bonne raison pour l’esclavage, c’est pourquoi je n’ai pas écrit ». Après avoir énuméré les trois mauvaises raisons, le jeune garçon de 9 ans se dit « fier d’être noir parce que nous sommes fort et courageux ».

Lire aussi > « Foutez le camp ! » : Le discours poignant d’un général américain après un acte raciste dans son école

 

 

La réponse de l’école

Dans un communiqué, le principal Jim Van Dellen s’est excusé au nom de l’école pour « le manque de sensibilité ». « Le but de ce devoir n’était en aucun cas de faire valoir aux étudiants que tout esclavage est acceptable – un concept qui va à l’encontre de nos valeurs fondamentales et de nos croyances sur l’égalité et la valeur des gens de toutes races », poursuit-il. D’après le principal, son but était d’entamer un débat dans la classe.

Lire aussi > 20 minutes de lecture pour remplacer les devoirs (inefficaces)

Mardi, la mère de Jerome a publié un autre message sur Facebook pour faire savoir qu’elle avait rencontré le principal. Sa demande était simple, ou plutôt ses demandes : des excuses verbales à son fils et autres élèves dans la classe, des excuses officielles envoyées aux parents, que la tâche soit retirée du programme actuel et futur, que les enseignants communiquent avec les parents lorsqu’ils abordent des sujets sensibles et, pour finir, que le personnel de l’école soit formé en diversité culturelle pour éviter que cela ne se reproduise. Le principal a accepté ses cinq demandes. Pour Trameka, la morale de l’histoire est : « la seule façon d’enseigner à nos enfants à défendre leurs droits et le respect est de le modéliser ».

Écrire un commentaire