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19/03/2010

YVES LETERME PREMIER MINISTRE BELGE : ON N'EST PLUS A L'EPOQUE DE MOBUTU

 

POLEMIQUE BELGO-BELGE SUR LA RDC Rdc-Belgique:Yves Leterme calme la tempête



«Je crois que nos amis socialistes flamands vivent encore à l’époque de Mobutu», s’exclame le Premier ministre belge sur la chaîne VRT
Il était temps. Pour un nouvel épisode du conflit entre la RDC et la Belgique, il n’en était pas réellement un. En fait, il s’est agi d’une polémique belgo-belge avec la Rdc instrumentalisée comme enjeu de politique intérieure. Du côté belge, certains nostalgiques d’une certaine époque semblent s’être trompés de période et de cadre. Il était donc temps que le Premier ministre belge, M. Yves Leterme, calme la tempête qui tentait de prendre corps et de compromettre les relations entre les deux Etats historiquement liés au moment où la Rd Congo s’apprête à célébrer le cinquantenaire de son indépendance. Pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une simple accalmie, mais bel et bien de la fin de la tempête. Car, dans certains milieux politiques belges, on semble encore et toujours se nourrir de ce genre de conflit..
Enfin, le Premier ministre belge, Yves Leterme, sort de sa réserve pour remettre les pendules à l’heure. Sans se faire prier, le chef du Gouvernement belge a choisi la chaîne de télévision néerlandophone VRT pour répondre aux critiques des socialistes flamands et autres nostalgiques d’un certain Congo. Sans y aller par le dos de la cuillère, il a indiqué: «Je crois que nos amis socialistes flamands vivent encore l’époque de Mobutu». Que ce genre de déclaration sorte de la bouche du Premier ministre belge, Il y a vraiment de quoi amener plus d’un Congolais à pousser un «ouf» de soulagement. Car, alors que Kinshasa pensait qu’il était de son devoir d’inviter son ancienne puissance coloniale, en l’occurrence la Belgique histoire oblige, à prendre part aux festivités de son cinquantenaire, voilà que, encore et toujours du côté de certains milieux politiques belges, des critiques fusent comme si la RDC en était encore à l’époque de Mobutu.
Les récentes critiques au sujet de l’invitation adressée au Roi Albert II de prendre part aux festivités du cinquantenaire de la RDC et la possibilité de voir des éléments des Fardc parader lors de la fête nationale belge ont poussé M. Yves Leterme à ajouter, à la déclaration ci-dessus évoquée, que les socialistes flamands (belges) continuent à voir l’évolution de la situation en Rd Congo en se servant des yeux avec lesquels ils jugeaient la gestion du maréchal Mobutu. «Nous Belges, avons déjà dépassé ce stade et nos partenaires Congolais aussi». Car, à l’entendre, ses «amis» vivent encore aujourd’hui comme ils vivaient à l’époque de Mobutu. On comprend mieux pourquoi certains milieux politiques belges passent le plus clair de leur temps à fomenter des conflits avec la RDC un peu comme si ces polémiques entretenaient la flamme d’amour entre la Belge et son ancienne colonie. C’est fort de ces critiques d’ailleurs que le ministre belge De Crem s’est donc rebiffé et ce, après avoir invité les militaires congolais défiler à Bruxelles.
Pour qui connaît le fonctionnement de la politique belge, les socialistes flamands étaient des anti Mobutu. Alors que les choses ont considérablement changé en RDC (Joseph Kabila est issu des élections qu’exigeaient les mêmes belges et la dictature de Mobutu a pris fin depuis bien longtemps), les socialistes flamands et certains nostalgiques de la coalition au pouvoir ne semblent pas s’adapter à la nouvelle donne politique congolaise. Mais, au bout de compte, dans la polémique autour de la présence du Roi Albert II à Kinshasa lors des festivités du cinquantenaire de la RDC, la ligne majoritaire au sein de la classe politique belge semble finalement bien l’avoir emporté. Ainsi donc, sauf changement de dernière minute, le Roi des Belges rehaussera de sa présence les 50 ans d’indépendance de la RDC le 30 juin 2010. La cause juste semble l’emporter au sein du Gouvernement belge, an grand dam des socialistes flamands actuellement dans l’opposition. M. M.

 

18:06 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2)

18/03/2010

INCROYABLE : LA RAGE DANS LES YEUX BLEUS

18.03.10 - 11:53

L’inamovible maïeur d’Andenne n’aime pas les Verts. Alors, il rêve de faire à la Région wallonne ce qu’il a réussi dans sa commune : les éradiquer. Retour sur une relation "haine-haine" avec les écologistes, dans sa commune et ailleurs...

Chez lui, Claude Eerdekens est tout puissant. Après avoir conquis Seilles en 1972, il s’impose à l’Hôtel de Ville d’Andenne en 1977 à la fusion des communes. 38 ans de maïorat ! Et pas d’opposition, ou presque. Facile quand on est en majorité absolue.

Bon, il y a quand même une (petite) poignée d’irréductibles: les Ecolos. Et là, on peut véritablement parler de haine. Il y a 20 ans déjà, Eerdekens les traitait de Khmers verts. Et depuis, tout est à l’avenant. Au Conseil communal : "Salopards, démagogues de basse-cour, addition de faux-culs". En interview : "Ce sont des gens dangereux et malfaisants, aux tentations totalitaires qui rappellent les dictatures".

Cela dit, il ne se fait pas de bille, le Claude. A Andenne, on l’a dit, il est indéboulonnable, intouchable. Déjà qu’aucun socialiste n’est en mesure de lui faire de l’ombre, alors un Ecolo…

Alors, il faut le comprendre : quand il siège à Namur sur les bancs de la même majorité qu’Ecolo, Eerdekens est plutôt mal assis. Et il le fait savoir.

Baroud d'honneur

Dernier épisode : le groupe Delhaize choisit d’implanter son nouveau centre logistique en Flandre plutôt qu’à Andenne. Eerdekens enrage. Il accuse le gouvernement wallon (présidé par un socialiste, faut-il le rappeler) d’avoir laissé filer 500 emplois parce que… Ecolo "imprime une sorte de terreur objective" qui effraie les investisseurs. Ben oui : il n’a pas dû chercher bien loin son ennemi, l’Ecolo Philippe Henry, ministre de l’Aménagement du territoire, "un nul parmi les nuls, (…) grande distinction de la nullité et de l’inefficacité".

Mais cette fois, trop is te veel. Le député andennais n’en peut plus de l’"idéologie sectaire" des Verts, et il déclare donc qu’il se "met en opposition".

Lisez bien : Eerdekens n’est pas passé au MR. Il reste bien au PS, mais il votera désormais à la carte. Traduction de l’intéressé: "Quand j’estimerai qu’à cause d’Ecolo, on vient avec un décret mal ficelé, castrateur des libertés individuelles et démoniaquement agressif à l’égard des Wallons, je ne soutiendrai pas".

Soyons clair : l’Olivier wallon n’est pas encore déraciné. La voix d’Eerdekens ajoutée à celles des Réformateurs pourra tout au plus agiter ses branches. Mais dans une tripartite qui a fait du croche-patte un art de vivre, on peut compter sur le trublion d’Andenne pour maintenir l’ambiance. D’autant qu’il va sans nul doute beaucoup s’investir dans cette mission, son ultime challenge politique.

Bourgmestre ? Il l’est, et le sera tant qu’il le souhaitera. Ministre ? Il l’a été (trois ans en charge des sports à la Communauté française), il ne le sera plus. Chef de groupe ? Il l’a été (quinze ans à la tête des socialistes à la Chambre), il ne le sera plus.

Alors, son dernier grand défi, c’est de combattre ses meilleurs ennemis Ecolos, de mettre un terme à leur "capacité de nuisance", avant qu’ils n’aient fait de la Wallonie une "réserve naturelle".

Cella ressemble au baroud d'honneur d'un homme dont la virulence des coups de gueule augmente à mesure que son poids politique diminue.

 

R. Hermans

17:43 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)