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08/08/2012

CONGO/KINSHASA : LA QUESTION DU JOURNALISTE EST PERTINENTE EN EFFET POURQUOI UNE AFFAIRE DES MOEURS DEVIENT-ELLE UNE AFFAIRE D'ETAT ? MIEUX N'Y A-T-IL PAS MIEUX A FAIRE QU'A PARLER DU CUL?

Mystère autour de la disparition de Diomi Ndongala 


Comme d’aucuns le savent bien, depuis quelques semaines, l’opposant congolais et député national Diomi Ndongala est porté disparu. Pour cause, une plainte déposée contre lui au parquet général de la république pour avoir violé deux filles mineures d’une même famille. Le bureau de l’Assemblée natioanle a été également saisi par le procureur général de la république quant à ce. Depuis lors, le président de la Démocratie Chrétienne ne se laisse pas voir.

Une radio locale émettant à Kinshasa a annoncé tout récemment que sa famille et son parti politique étaient à sa recherche. Le week-end dernier, Georges Kiampiamba, président de l’Ong « Association Congolaise pour l’Accès à la Justice » soutient que Diomi Ndongala serait en détention dans les locaux de la troisième direction de services de l’Anr à Kinshasa. Ce, avant d’ajouter que le président de la DC aurait passé un temps au cachot du camp Tshatshi.

Le président de l’Association de Droits de l’Homme Georges Kiampiamba, a indiqué qu’il ne pouvait pas se rendre au lieu de la détention, parce que craignant de mettre sa vie en danger, pour autant qu’il n’y a pas de collaboration entre les défenseurs de droits de l’homme et l’Anr. Il demande de ce fait qu’il y ait libération sans condition de l’opposant congolais et poursuite judiciaires contre ceux qui l’ont enlève.

De son côté, le porte parole du Gouvernement congolais, Lambert Mende avait déclaré peu avant que le député Diomi était en fuite et que la police était à sa recherche. Il s’agit-là d’un mystère qui s’installe autour de la disparition de Diomi Ndongala.

Cependant, une question reste à poser. Pour quelle raison le Gouvernement  congolais peut-il se permettre de s’ingérer dans cette affaire alors qu’il s’agit d’une affaire qui engage les tierces personnes ? Une autre est celle de savoir pourquoi Diomi a-t-il peur de se présenter au tribunal pour réfuter les accusations portées contre lui, au cas où il avait raison ? L’avenir nous donnera beaucoup plus de lumière sur ce qui se passe à ce sujet.


Moïse Babungi
Kinshasa, 7/08/2012 (Le Pouvoir du Peuple, via mediacongo.net)

02/08/2012

LES OMBRES DIURNES. UN CLIN D'OEIL A L'AMIE CHANTAL

  • FW: Le fruit qui a vraiment tenté notre mère ÈVE !!!‏

À bokangai@yahoo.fr, gaella42@hotmail.com, Mvumbi%20Henri, H.Lomboto, Jean Manda, jesusokamba@noos.fr, bile.manga@neuf.fr, nodrea@yahoo.fr, adol adol, popol-bikolo, Popol RFA, Fiston Bolombo, Père Basse, Fados Intolo
 
De : Père des enfants Vungbo (vungbo1@hotmail.com)
Envoyé : jeudi 2 août 2012 07:16:45
À : bokangai@yahoo.fr; gaella42@hotmail.com; Mvumbi%20Henri (henrimvumbi@yahoo.fr); H.Lomboto (hflomboto@msn.com); Jean Manda (jeanmada2002@yahoo.fr); jesusokamba@noos.fr (jesusokamba@noos.fr); bile.manga@neuf.fr (bile.manga@neuf.fr); nodrea@yahoo.fr; adol adol (adolosongo@hotmail.com); popol-bikolo (popol-bikolo@hotmail.com); Popol RFA (lufingopaulo@yahoo.de); Fiston Bolombo (bolombofiston@yahoo.fr); Père Basse (yanbiklak@yahoo.fr); Fados Intolo (mokili-mabe@hotmail.com)
 
 
 





 
 


J'espère que ce fruit n'est pas une création Internet par des gens qui savent vraiment manier la caméra.
 
Bonne lecture


 

 

On apprend du nouveau tous les jours!!!
IMPORTANTE CORRECTION
 
La bible parle du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal...
La tradition a interprété qu’il s’agissait de la pomme...
 
Eh bien, des chercheurs ont enfin établi la nature dudit fruit :
Il s’agit d’un fruit tropical, le pastequizi, cultivé en Amérique centrale
 
Une photo vaut mille mots !!!
 

 

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29/07/2012

UNIVERSALITE, HUMANITE ET DIVERSITE CULTURELLE

Universel, humanisme et diversité des cultures

La question de l’universel hante périodiquement nos débats depuis l’après-guerre. Joseph Yacoub l'explore dans L'Humanisme réinventé.

L'Homme de Vitruve (détail) de Léonard de Vinci.

- L'Homme de Vitruve (détail) de Léonard de Vinci. -

Joseph Yacoub, L’humanisme réinventé, Paris,  Les Éditions du Cerf,  mai 2012,  216 pages,  22 €.

Tel un serpent de mer, la question de l’universel hante périodiquement nos débats depuis l’après-guerre. Il nous manquait un retour érudit sur la période 1946-1952, années durant lesquelles l’Unesco contribua à la préparation de la déclaration universelle des droits de l’homme, qui fut signée le 10 décembre 1948, avant de se mettre au service de sa diffusion. Elle le fit en conduisant de riches enquêtes minutieusement explorées par Joseph Yacoub dans son dernier ouvrage L’humanisme réinventé. Mais cette approche historique est-elle réellement de nature à clarifier le débat philosophique sur la question de l’universel? Ce n’est pas certain.

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Pourquoi cet examen aujourd’hui?

Les années d’après-guerre ont en quelque sorte «donné le la» de tous les débats qui suivront. Alain Finkielkraut fut l’un des premiers à le remarquer dans les meilleures pages de sa Défaite de la pensée (Gallimard, 1987). Mais il lui a peut-être manqué la connaissance de ces enquêtes sur les fondements philosophiques des droits de l’homme et la diversité des cultures conduites par l’Unesco et restituées par Joseph Yacoub.

Ces trois enquêtes furent:

  • 1° L’enquête de 1947 sur les fondements philosophiques des droits de l’homme, couronnée par la publication d’un texte intitulé «Pour une nouvelle déclaration des droits de l’homme».
  • 2° L’enquête menée en 1948-1949 sur la diversité des cultures, aboutissant à la rédaction d’une déclaration intitulée «L’humanisme de demain et la diversité des cultures».
  • 3° Les entretiens de New-Delhi en 1951, qui s’achevèrent par une série de recommandations en faveur d’un «nouvel humanisme», formule qui a suggéré à Yacoub le titre de son ouvrage.

Malgré leurs spécificités, ces trois contributions majeures, dont on doit être reconnaissant à l’auteur de les avoir exhumées de l’oubli, ont en commun de souligner «l’impératif d’élargir de champ intellectuel de l’humanisme et d’étendre son espace géographique et historique à d’autres pays que l’Europe et à d’autres cultures» (p. 19).

Un beau travail d’historien

L’auteur nous apprend comment l’enquête de 1947 a contribué à la rédaction de la déclaration universelle de décembre 1948. Julian Huxley (1887-1975), alors directeur général de l’Unesco, et le Français Jacques Havet, qui représenta l’Unesco lors des travaux de la commission des droits de l’homme de l’ONU, jouèrent alors un rôle éminent. Cette enquête consista en un exposé-questionnaire adressé à deux cents personnalités du monde entier; soixante-dix d’entre elles répondirent. L’auteur choisit de commenter une vingtaine de ces réponses, parmi lesquelles celles de Gandhi, d’Emmanuel Mounier, de Jacques Maritain, de l’Américain Quincy Wright et du Chinois Chung-Shu Lo.

Après la signature de la déclaration de 1948, une seconde enquête fut confiée à Julian Huxley, qui la conduisit de mai 1948 à novembre 1949. Son objectif: «Rechercher si les valeurs, les principes, les idéaux qu’exprime cette déclaration peuvent se concilier avec les doctrines et les pratiques des différents groupes culturels du monde d’aujourd’hui» (p. 96-97). Là encore, l’auteur examine quelques-unes des réponses reçues par la commission.

Enfin fut organisé en 1951 à New-Dehli un «entretien entre penseurs et philosophes de différents pays sur les relations culturelles et philosophiques entre l’Orient et l’Occident». On retiendra cette belle interrogation de l’Egyptien Ibrahim Madkour:

«Qui oserait dire que les notions de liberté et de tolérance sont une invention propre à une seule nation?»

Ces mots ont peut-être été à l’origine du dernier chapitre de l’ouvrage, dans lequel l’auteur se penche sur le monde syriaque et sur le rôle de medium qu’a pu jouer pendant plusieurs siècles cette civilisation trop peu connue pour relier Orient et Occident. Mais ces pages sont sans doute  trop brèves pour convaincre réellement le lecteur de la compatibilité entre diversité culturelle et universalité.

Une litanie de vœux pieux

Si l’étude menée par Joseph Yacoub est un modèle de sérieux et d’érudition, on ne saurait être aussi laudatif concernant la dimension philosophique de l’ouvrage, dont la seconde partie, prétendant à une «approche théorique» (p. 139-163) reste excessivement prisonnière des catégories de l’après-guerre, un peu comme si aucune réflexion philosophique novatrice n’avait été menée depuis.

L’affirmation de Jacques Havet, selon laquelle «la culture est aujourd’hui le domaine où l’homme s’exprime le mieux dans son universalité» (p. 144), est à ce point éloignée des observations contemporaines qu’on ne voit guère en quoi un tel rappel peut éclairer le débat.

Et il ne suffit pas de feindre l’étonnement sur les raisons du «retour du débat sur l’universalité des droits de l’homme depuis deux décennies» (p. 151), il suffit encore moins de proclamer que la liberté et l’égalité des hommes en dignité et en droits est «incontestablement universelle», pour élaborer ne serait-ce qu’un début de conceptualisation. Un adverbe n’y suffit pas. Quant à la distinction entre un «relativisme universel» (visiblement rejeté par l’auteur) et un «relativisme relatif» (qui semble avoir ses faveurs), elle est si faiblement argumentée que le plus relativiste des philosophes se laisserait convaincre au sortir de ce livre par l’universalisme d’un Jean-François Mattéi dont les travaux sur ces thématiques sont d’une tout autre rigueur (cf. Le regard vide, Flammarion, 2007, ou plus récemment Le procès de l’Europe, P.U.F., 2011).

L’exemple privilégié de la dignité

Dans ses pages consacrées à la Mésopotamie, l’auteur rappelle quelques très belles formules du célèbre code d’Hammurabi (1750 av. JC). Mais doit-on lui rappeler que ce Code prescrit aussi que si la maison construite par un maçon s’est écroulée, tuant le fils du propriétaire, on tuera le fils du maçon? Exécuter le fils du maçon n’est alors pas contraire à la dignité de l’homme mésopotamien. Envoyer mourir dans les tranchées des millions d’hommes, est-ce oui ou non contraire à la dignité de l’homme? On répondait non en 1914, on répondrait oui aujourd’hui.

L’universel résiste-t-il à une approche purement historisante? Et si les cultures convergent (ce qui reste à démontrer), cette lente uniformisation est-elle bien de l’ordre de l’universalité? Suffirait-il que le fondamentalisme musulman s’étende à toute la surface de la terre pour que démonstration soit faite de son universalité? Autant de questions philosophique majeures que ce livre très érudit nous conduit à formuler, sans jamais lui-même ne serait-ce que les effleurer.

Philippe Granarolo

Article également publié sur le blog Trop Libre, de Fondapol

Publié le 28/07/2012
Mis à jour le 28/07/2012 à 8h42

Bon et maintenant
Soumis par Roger Nifle, le samedi 28 juillet 2012 à 21h17
 
La critique de l'universalisme est de plus en plus urgente. Il ne suffit pas de constater les carences ni tourner autour du pot en faisant des poses. L'universalité est l'humanité qui nous habite, transcendante à toute expression, à toute situation, à toute conception toujours situées et singulières. L'affirmation de l'universalisme dans la contingence des singularités n'est que totalitarisme imbu de bonne conscience. Pour en savoir plus http://hm.coherences.com