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01/06/2012

LELO OKOYEKOLA KOMELAMAYOLOGIE

 la KOMELAMAYOLOGIE (rires ) 

LE NARRATEUR RACONTE QUE CECI S'EST PASSE A L'EQUATEUR EN MILLE NEUF CENT DIEGO CAO PAS MOI,  VOICI L'AFFAIRE:

Un jeune français dans une pirogue avec un vieux villageois, se livre à un jeu de question reponse,
il demande au vieux : connais tu la géologie? la psychologie? la sociologie? la philosophie? .... et à chaque fois le vieux repondait toujours : NON.
C'est alors que le jeune français finira par dire au vieux en se moquant serieusement : ''finalement tu ne connais rien toi ''.
Le vieux très faché de cette maladroite remarque, fait expressément chavirer la pirogue, cependant le jeune ne savait pas nager, et ce dernier cria : '' à l'aide!''
c'est alors que le vieux en profitant pour questionner le jeune français: '' connais tu la nagegraphie? la dindalogie?la mourirologie?
LELO OKOYEKOLA KOMELAMAYOLOGIE 

21:21 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

31/05/2012

L'EVENEMENTIEL EST-IL DURABLE ?

L'événementiel est-il durable?

Ou comment, de salons en sommets, le développement devient périssable.

Démonstration du WWF à Cancun, en marge de la conférence de l'ONU sur le changement climatique, en décembre 2010. REUTERS/Gerardo Garcia

- Démonstration du WWF à Cancun, en marge de la conférence de l'ONU sur le changement climatique, en décembre 2010. REUTERS/Gerardo Garcia -

Il n’est pas de secteur d’activité qui ne trouve salon à son pied. Dans les parcs-exposition de toutes les grandes agglomérations, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Des thèmes les plus classiques aux plus exotiques, les périphéries urbaines accueillent des populations aux intérêts variés qui, le temps d’un salon, viennent dénicher les dernières innovations. Qu’il s’agisse des modèles de voiture dernier cri, de clubs de golfs, d’orientation scolaire, de godemichés ou d’animaux de compagnie, chacun peut arpenter les allées de ces salles gigantesques, passer de stand en stand et céder à ses envies.

 Produits publicitaires, installation de stands temporaires, brochures en tous genres, un salon est par définition (par essence, c’est encore pire) écologiquement désastreux. Il faudrait faire le décompte des salons consacrés au développement durable pour mesurer l’importance de la communication qui a semble-t-il envahi cette «belle idée». Combien de dizaines d’associations, machines à produire des guides du savoir-vivre nouvelle génération, combien d’événements, de rencontres, de réunions, d’assises, de remises de prix, de labels?

A défaut de les citer tous, il suffit d’entrer «salons développement durable» sur votre moteur de recherche. L’indignation est facile mais le syndrome McCartney a toujours quelque chose d’intéressant (le boy s’était, à son insu, fait livrer en avion depuis le Japon une voiture écolo). Après tout, un communiste a le droit de manger aux deux arches dorées, on ne lui reprocherait pas. Un «éco-citoyen» peut donc bien aller dans des «salons durables», et pas nécessairement à dos d’âne.

La société civile, la réunionnite et l’avenir de la planète

La multiplication des salons dédiés au développement durable n’est-elle pas un symptôme du dévoiement de ce «nouveau» mode de perception sociale, économique et environnementale? De son abandon à la communication pure et simple? Si l’éco-blanchiment, omniprésent dans le monde de l’entreprise, ne laisse pas grand monde dupe (les plus grands pollueurs se parant bien volontiers de «vitrines» développement durable, de chartes et replantant des arbres après avoir décimé des forêts), l’action publique n’a semble-t-il hélas pas pu éviter cet écueil.

Ainsi que nous le soulignions dans une tribune précédente, la prééminence de la société civile dans certains domaines, allant de pair avec un retrait du politique, ne donne-t-elle pas prise en dernier ressort à la seule com? La porte laissée grande ouverte aux voix de la société civile pourrait ainsi expliquer, à certains égards, la dérive du développement durable dans la communication.

Parce que le développement durable, dans les faits, ce sont des réunions qui appellent d’autres réunions, des débats insignifiants sur la délivrance de labels eux-mêmes insignifiants, le tout le plus souvent dans les beaux quartiers de la capitale –ce qui est des plus agréable, convenons-en. Les ONG occupent une place de choix dans ce paysage «politique» du développement durable. Elles ont participé activement au Grenelle de l’Environnement, avec les résultats nuancés que l’on connaît, et sont associées au suivi et à la mise en œuvre de nombreux programmes ministériels.

La place de ces ONG est telle qu’on en oublierait presque qu’un ministère est dédié à cette thématique et pourrait faire avancer les choses plus rapidement s’il ne s’encombrait pas des intérêts des uns et des autres et surtout, des critiques récurrentes autour d’une virgule placée au mauvais endroit. Parce que le développement durable, peut-être plus que nulle autre thématique, c’est aussi un verbiage. Florilège des mots à employer: têtes de réseaux, porteurs de projets, sensibiliser les habitants, retours d’expérience, échanges de bonnes pratiques, focus, fédérer, mobiliser…

Politique de projets vs projets politiques

Au nom de la transparence et de la démocratisation, l'action en faveur du développement durable se fait en effet quasi-exclusivement sur le mode de la conduite de projets portés par la «société civile», au détriment de la cohérence des politiques publiques. On en vient à se demander si derrière l'écran de fumée des réunions de partenaires, des rapports d'activités et de l'évaluation permanente, il ne s'agit pas davantage de démontrer que l'on tente de se saisir du problème de l'environnement, plutôt que d'agir véritablement. Comme si la politique des projets avait supplanté les projets politiques.

Si seulement le politique cantonnait la société civile à des fonctions d’alerte, de conseil, d’aide à la décision, sans lui donner de responsabilités dans la mise en œuvre des politiques publiques, peut-être le temps d’«application» des politiques durables serait-il moins long. Peut-être que de la sorte, la seule vraie question, celle de la fiscalité verte, pourrait un jour être posée sérieusement. A condition bien sûr de trouver du courage politique pour se traduire par des mesures concrètes. Au vu des enjeux considérables en la matière, tergiverser sur l’opportunité de retenir tel ou tel critère dans l’attribution à une collectivité d’un label n’est finalement pas très sérieux.

Aller à Rio en planche à voile

Enfin, comment ne pas faire un sort aux sommets mondiaux, qui montrent à quel point la communauté internationale peine à se fixer des objectifs sérieux et ambitieux pour l’avenir de la planète? De Copenhague à Durban, les derniers en date ont été qualifiés d’échecs, ne parvenant pas à mettre d’accord les uns et les autres sur les efforts à mener pour limiter nos empreintes écologiques.

Du 20 au 22 juin, des délégations du monde entier se rendront à Rio pour les 20 ans du Sommet de la Terre. Les compagnies aériennes font le plein. Les associatifs préparent déjà leur crème solaire et leurs sandales –tout en laissant dans leurs bagages une petite place pour l’un ou l’autre objet d’artisanat local. Qu’en sortira-t-il de sérieux? Le cynisme n’est pas encore une qualité, alors laissons-les partir. Regrettons simplement que le vent ne soit pas assez fort pour les y conduire en planche à voile.

Xavier Schmitt et Emilien Matter

21:35 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

28/05/2012

LE TRIOMPHE DE LA PHILOSOPHIE PRAXEOLOGIQUE ET DE LA LIBERATION EN AFRIQUE LE MESSAGE EST PASSE J'EN SUIS TRES FIER

L'etre-là  africain et inculturation: essai d'une relecture theologique de Martin Heidegger pour l'Afrique


par Roland TECHOU 
Grand Séminaire Mgr Louis Parisot Tchanvedji Bénin - Baccalaureat en théologie 2010
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie > Religion  

   

 

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INTRODUCTION GENERALE

1- Thème et Motivation du choix

Par quels moyens et méthodes précises faut-il passer pour concilier foi en Dieu Un et réalités culturelles africaines pour en récolter les fruits escomptés pour l'être-là africain ? Depuis la vague des penseurs activés par le concile Vatican II1(*) et plus précisément depuis l'ouvrage Des prêtres noirs s'interrogent2(*), la question de l'inculturation3(*) devint l'actualité théologique du continent noir. L'inculturation qui apparaît comme une assimilation culturelle du donné révélé pour que celui-ci ait un intérêt pour la culture, s'impose comme l'enjeu théologique qui façonne désormais l'être-là africain dans son rapport à Dieu. Mais le résultat que nous recueillons des diverses problématiques ouvertes sur la question de l'inculturation au sein du continent semble être plutôt une préoccupation à justifier le besoin urgent et pressant de l'enjeu de l'inculturation pour l'Afrique. Les diverses tendances d'appropriation et de réappropriation culturelle, d'adaptation et de pierres d'attente peuvent en témoigner. La tendance qui perdure est que la dichotomie entre foi chrétienne et réalité culturelle persiste. L'enjeu capital de la foi chrétienne pour le salut du genre humain africain n'est pas encore perçu. Nous notons donc que l'inculturation s'est plus préoccupée d'exalter son urgence, sa pertinence plutôt que de donner un déploiement concret de ses divers aspects. C'est donc un passage du Pourquoi au Comment qu'il nous faut opérer, en partant de cet être culturel africain, cet être-là africain authentique qui dans sa foi au Christ se sent interpeller par une incompatibilité entre foi chrétienne et culture africaine. Il faut reconnaître que les premières investigations théologiques n'avaient pas autres possibilités que celles d'un Pourquoi de l'inculturation. Le contexte qui prévalait était celui d'une revendication où après la décolonisation, l'être africain largement nié et bafoué dans sa dignité avait besoin de se faire connaître et se faire accepter. Qu'une telle direction soit la priorité des premiers penseurs est une nécessité. Mais aujourd'hui, dans un contexte de choc culturel où la mondialisation en appelle à une globalisation, toute théologie revendicatrice devient désuète, sans enjeu et non avérée. Penser un autre dire théologique pour l'africain s'avère urgent. D'où le titre de notre mémoire: ''L'Etre - là africain et Inculturation. Essai d'une relecture théologique de Martin HEIDEGGER pour l'Afrique''. Il sera essentiellement question de repenser l'Etre -là africain pour un mieux - être de l'inculturation. Ce qui revient simplement à constater que l'entreprise de l'inculturation ne doit plus aujourd'hui continuer sous le mode ancien mais par le fait qu'elle est convoquée au débat de la mondialisation et de l'universalisme du christianisme, reste toujours une urgence pour ressortir le particularisme du peuple africain dans son accueil de la foi chrétienne. Et pour ce, elle doit se purifier des théories revendicatrices, pour se poser dans l'axe du Comment c'est-à-dire pouvoir déceler la façon authentique dont elle doit se conduire pour que cette foi permette à l'africain de vivre sa culture, seul enjeu capable de favoriser l'insertion du particularisme africain au concert de la mondialisation et de la diversité culturelle tant réclamée pour la pertinence de la foi chrétienne. L'être-là africain que nous allons tenter d'identifier ne sera pas un type africain originel, à l'abri de tout brassage, cramponné dans un traditionalisme borné, vestige du passé. Ce sera l'homme africain actuel en face de situations sociopolitiques, économiques et culturelles de son époque et de son monde, un être en situation concrète réclamé par la foi chrétienne et obligé d'y répondre avec son patrimoine culturel. C'est pour soumettre ce dernier aux critiques que nous avons trouvé pertinente la conception heideggérienne de l'être-là. Les analyses de Antoine-Dover Osongo-Lukadi4(*) dans lesquelles nous nous inscrivons largement, nous serviront de soubassements pour redorer le statut de l'être-là africain apte à affronter à la fois les défis de notre monde et les enjeux de la foi chrétienne. Et ceci en demeurant un Africain authentique en relation avec tout autre être. Ceci n'est pas facile dans un continent où le tiraillement entre tradition et foi chrétienne est toujours actuel.

2- Intérêt

Le Père Adoukonou dans ses investigations dans le domaine de l'inculturation, note que, dans le vécu de l'africain devenu chrétien, une sorte de mauvaise conscience et de honte de soi planaient. L'être noir en Eglise sent un malaise qui pousse à la honte de sa culture et se voit obligé d'être ''chrétien de jour et africain de nuit''. Le théologien s'engagea alors à apaiser les consciences, en ébauchant des recherches qui visent à harmoniser le rapport Eglise en Afrique et culture africaine. C'est là le souci d'aider l'africain à ne pas se livrer la nuit aux pratiques traditionnelles destinées à défendre la vie, à guérir de la maladie, à favoriser la fécondité, pour éviter la tension et la violence structurelle entre sa propre culture et l'accès à la foi chrétienne5(*). Est-on en mesure de dire qu'aujourd'hui ce malaise s'est apaisé et que l'épineuse préoccupation : Peut-on être chrétien et africain authentique ou peut-on être vrai chrétien et africain authentique a pu trouver une réponse satisfaisante? Vu l'importance de la réappropriation culturelle de l'Évangile du salut dans la tradition africaine, et conscient du fait que cet évangile n'aura d'avenir en Afrique que s'il prend en considération le devenir du sujet culturel africain, nous trouvons nécessaire une réappropriation théologique de l'être-là pour l'Afrique et qui pourra servir de socle pour reposer la question de l'inculturation. Pour ce, l'approche de l'être-là présentée par Heidegger, penseur critique de la culture et de la tradition pourrait recentrer les analyses des penseurs africains de la théologie dans leur manière d'accueillir et de promouvoir la question du sacré. En effet, Dans cet ouvrage récent, Antoine-Dover Osongo-Lukadi a jeté les jalons d'un dialogue probable entre Heidegger et la pensée africaine. L'enjeu est de tenter une réception de Heidegger en Afrique. Cette problématique se fonde sur l'intérêt que porte ce philosophe à la culture et à la tradition, intérêt qui rejoint dans une certaine mesure le mode de réflexion des penseurs africains rarement démarqués de leur socle culturel. Le dialogue qui va être engagé a pour visée de situer l'être-là africain dans son engagement sociopolitique, économique et culturel au coeur de l'épineuse question de la mondialisation et de la globalisation. Heidegger que beaucoup d'africains estiment aujourd'hui, pourrait avoir à enseigner aux penseurs africains l'authenticité de leur être-là pour un mieux-être du continent.

* 1 _ Le concile a reconnu la possibilité à chaque culture d'exprimer la foi chrétienne à partir de ses propres réalités. Voir Sacrosanctum Concilium N° 37

* 2 _ Collectif paru en 1957, cet ouvrage qui fête ses noces de porcelaine n'a pas encore épuisé sa problématique.

* 3 _ L'actualité que va connaître l'inculturation n'ôte rien à son caractère dynamique. C'est d'ailleurs là tout son enjeu et sa pertinence. L'Inculturation est une réalité ecclésiale aussi dynamique que l'évangile avec lequel elle entre en corrélation

* 4 _ OSONGO- LUKADI, A. D., Heidegger et l'Afrique Réception et paradoxe d'un `'dialogue'' monologique Louvain -La-Neuve, Bruylant- Académia, 2001

* 5 _ Barthélemy ADOUKONOU, Vodun, Sacré ou Violence? Le Sillon noir (Mewihwêndo) et la question éthique au coeur du Sacré Vodun. T1, Introduction.

 

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