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31/05/2012

L'EVENEMENTIEL EST-IL DURABLE ?

L'événementiel est-il durable?

Ou comment, de salons en sommets, le développement devient périssable.

Démonstration du WWF à Cancun, en marge de la conférence de l'ONU sur le changement climatique, en décembre 2010. REUTERS/Gerardo Garcia

- Démonstration du WWF à Cancun, en marge de la conférence de l'ONU sur le changement climatique, en décembre 2010. REUTERS/Gerardo Garcia -

Il n’est pas de secteur d’activité qui ne trouve salon à son pied. Dans les parcs-exposition de toutes les grandes agglomérations, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Des thèmes les plus classiques aux plus exotiques, les périphéries urbaines accueillent des populations aux intérêts variés qui, le temps d’un salon, viennent dénicher les dernières innovations. Qu’il s’agisse des modèles de voiture dernier cri, de clubs de golfs, d’orientation scolaire, de godemichés ou d’animaux de compagnie, chacun peut arpenter les allées de ces salles gigantesques, passer de stand en stand et céder à ses envies.

 Produits publicitaires, installation de stands temporaires, brochures en tous genres, un salon est par définition (par essence, c’est encore pire) écologiquement désastreux. Il faudrait faire le décompte des salons consacrés au développement durable pour mesurer l’importance de la communication qui a semble-t-il envahi cette «belle idée». Combien de dizaines d’associations, machines à produire des guides du savoir-vivre nouvelle génération, combien d’événements, de rencontres, de réunions, d’assises, de remises de prix, de labels?

A défaut de les citer tous, il suffit d’entrer «salons développement durable» sur votre moteur de recherche. L’indignation est facile mais le syndrome McCartney a toujours quelque chose d’intéressant (le boy s’était, à son insu, fait livrer en avion depuis le Japon une voiture écolo). Après tout, un communiste a le droit de manger aux deux arches dorées, on ne lui reprocherait pas. Un «éco-citoyen» peut donc bien aller dans des «salons durables», et pas nécessairement à dos d’âne.

La société civile, la réunionnite et l’avenir de la planète

La multiplication des salons dédiés au développement durable n’est-elle pas un symptôme du dévoiement de ce «nouveau» mode de perception sociale, économique et environnementale? De son abandon à la communication pure et simple? Si l’éco-blanchiment, omniprésent dans le monde de l’entreprise, ne laisse pas grand monde dupe (les plus grands pollueurs se parant bien volontiers de «vitrines» développement durable, de chartes et replantant des arbres après avoir décimé des forêts), l’action publique n’a semble-t-il hélas pas pu éviter cet écueil.

Ainsi que nous le soulignions dans une tribune précédente, la prééminence de la société civile dans certains domaines, allant de pair avec un retrait du politique, ne donne-t-elle pas prise en dernier ressort à la seule com? La porte laissée grande ouverte aux voix de la société civile pourrait ainsi expliquer, à certains égards, la dérive du développement durable dans la communication.

Parce que le développement durable, dans les faits, ce sont des réunions qui appellent d’autres réunions, des débats insignifiants sur la délivrance de labels eux-mêmes insignifiants, le tout le plus souvent dans les beaux quartiers de la capitale –ce qui est des plus agréable, convenons-en. Les ONG occupent une place de choix dans ce paysage «politique» du développement durable. Elles ont participé activement au Grenelle de l’Environnement, avec les résultats nuancés que l’on connaît, et sont associées au suivi et à la mise en œuvre de nombreux programmes ministériels.

La place de ces ONG est telle qu’on en oublierait presque qu’un ministère est dédié à cette thématique et pourrait faire avancer les choses plus rapidement s’il ne s’encombrait pas des intérêts des uns et des autres et surtout, des critiques récurrentes autour d’une virgule placée au mauvais endroit. Parce que le développement durable, peut-être plus que nulle autre thématique, c’est aussi un verbiage. Florilège des mots à employer: têtes de réseaux, porteurs de projets, sensibiliser les habitants, retours d’expérience, échanges de bonnes pratiques, focus, fédérer, mobiliser…

Politique de projets vs projets politiques

Au nom de la transparence et de la démocratisation, l'action en faveur du développement durable se fait en effet quasi-exclusivement sur le mode de la conduite de projets portés par la «société civile», au détriment de la cohérence des politiques publiques. On en vient à se demander si derrière l'écran de fumée des réunions de partenaires, des rapports d'activités et de l'évaluation permanente, il ne s'agit pas davantage de démontrer que l'on tente de se saisir du problème de l'environnement, plutôt que d'agir véritablement. Comme si la politique des projets avait supplanté les projets politiques.

Si seulement le politique cantonnait la société civile à des fonctions d’alerte, de conseil, d’aide à la décision, sans lui donner de responsabilités dans la mise en œuvre des politiques publiques, peut-être le temps d’«application» des politiques durables serait-il moins long. Peut-être que de la sorte, la seule vraie question, celle de la fiscalité verte, pourrait un jour être posée sérieusement. A condition bien sûr de trouver du courage politique pour se traduire par des mesures concrètes. Au vu des enjeux considérables en la matière, tergiverser sur l’opportunité de retenir tel ou tel critère dans l’attribution à une collectivité d’un label n’est finalement pas très sérieux.

Aller à Rio en planche à voile

Enfin, comment ne pas faire un sort aux sommets mondiaux, qui montrent à quel point la communauté internationale peine à se fixer des objectifs sérieux et ambitieux pour l’avenir de la planète? De Copenhague à Durban, les derniers en date ont été qualifiés d’échecs, ne parvenant pas à mettre d’accord les uns et les autres sur les efforts à mener pour limiter nos empreintes écologiques.

Du 20 au 22 juin, des délégations du monde entier se rendront à Rio pour les 20 ans du Sommet de la Terre. Les compagnies aériennes font le plein. Les associatifs préparent déjà leur crème solaire et leurs sandales –tout en laissant dans leurs bagages une petite place pour l’un ou l’autre objet d’artisanat local. Qu’en sortira-t-il de sérieux? Le cynisme n’est pas encore une qualité, alors laissons-les partir. Regrettons simplement que le vent ne soit pas assez fort pour les y conduire en planche à voile.

Xavier Schmitt et Emilien Matter

21:35 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

28/05/2012

LE TRIOMPHE DE LA PHILOSOPHIE PRAXEOLOGIQUE ET DE LA LIBERATION EN AFRIQUE LE MESSAGE EST PASSE J'EN SUIS TRES FIER

L'etre-là  africain et inculturation: essai d'une relecture theologique de Martin Heidegger pour l'Afrique


par Roland TECHOU 
Grand Séminaire Mgr Louis Parisot Tchanvedji Bénin - Baccalaureat en théologie 2010
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie > Religion  

   

 

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INTRODUCTION GENERALE

1- Thème et Motivation du choix

Par quels moyens et méthodes précises faut-il passer pour concilier foi en Dieu Un et réalités culturelles africaines pour en récolter les fruits escomptés pour l'être-là africain ? Depuis la vague des penseurs activés par le concile Vatican II1(*) et plus précisément depuis l'ouvrage Des prêtres noirs s'interrogent2(*), la question de l'inculturation3(*) devint l'actualité théologique du continent noir. L'inculturation qui apparaît comme une assimilation culturelle du donné révélé pour que celui-ci ait un intérêt pour la culture, s'impose comme l'enjeu théologique qui façonne désormais l'être-là africain dans son rapport à Dieu. Mais le résultat que nous recueillons des diverses problématiques ouvertes sur la question de l'inculturation au sein du continent semble être plutôt une préoccupation à justifier le besoin urgent et pressant de l'enjeu de l'inculturation pour l'Afrique. Les diverses tendances d'appropriation et de réappropriation culturelle, d'adaptation et de pierres d'attente peuvent en témoigner. La tendance qui perdure est que la dichotomie entre foi chrétienne et réalité culturelle persiste. L'enjeu capital de la foi chrétienne pour le salut du genre humain africain n'est pas encore perçu. Nous notons donc que l'inculturation s'est plus préoccupée d'exalter son urgence, sa pertinence plutôt que de donner un déploiement concret de ses divers aspects. C'est donc un passage du Pourquoi au Comment qu'il nous faut opérer, en partant de cet être culturel africain, cet être-là africain authentique qui dans sa foi au Christ se sent interpeller par une incompatibilité entre foi chrétienne et culture africaine. Il faut reconnaître que les premières investigations théologiques n'avaient pas autres possibilités que celles d'un Pourquoi de l'inculturation. Le contexte qui prévalait était celui d'une revendication où après la décolonisation, l'être africain largement nié et bafoué dans sa dignité avait besoin de se faire connaître et se faire accepter. Qu'une telle direction soit la priorité des premiers penseurs est une nécessité. Mais aujourd'hui, dans un contexte de choc culturel où la mondialisation en appelle à une globalisation, toute théologie revendicatrice devient désuète, sans enjeu et non avérée. Penser un autre dire théologique pour l'africain s'avère urgent. D'où le titre de notre mémoire: ''L'Etre - là africain et Inculturation. Essai d'une relecture théologique de Martin HEIDEGGER pour l'Afrique''. Il sera essentiellement question de repenser l'Etre -là africain pour un mieux - être de l'inculturation. Ce qui revient simplement à constater que l'entreprise de l'inculturation ne doit plus aujourd'hui continuer sous le mode ancien mais par le fait qu'elle est convoquée au débat de la mondialisation et de l'universalisme du christianisme, reste toujours une urgence pour ressortir le particularisme du peuple africain dans son accueil de la foi chrétienne. Et pour ce, elle doit se purifier des théories revendicatrices, pour se poser dans l'axe du Comment c'est-à-dire pouvoir déceler la façon authentique dont elle doit se conduire pour que cette foi permette à l'africain de vivre sa culture, seul enjeu capable de favoriser l'insertion du particularisme africain au concert de la mondialisation et de la diversité culturelle tant réclamée pour la pertinence de la foi chrétienne. L'être-là africain que nous allons tenter d'identifier ne sera pas un type africain originel, à l'abri de tout brassage, cramponné dans un traditionalisme borné, vestige du passé. Ce sera l'homme africain actuel en face de situations sociopolitiques, économiques et culturelles de son époque et de son monde, un être en situation concrète réclamé par la foi chrétienne et obligé d'y répondre avec son patrimoine culturel. C'est pour soumettre ce dernier aux critiques que nous avons trouvé pertinente la conception heideggérienne de l'être-là. Les analyses de Antoine-Dover Osongo-Lukadi4(*) dans lesquelles nous nous inscrivons largement, nous serviront de soubassements pour redorer le statut de l'être-là africain apte à affronter à la fois les défis de notre monde et les enjeux de la foi chrétienne. Et ceci en demeurant un Africain authentique en relation avec tout autre être. Ceci n'est pas facile dans un continent où le tiraillement entre tradition et foi chrétienne est toujours actuel.

2- Intérêt

Le Père Adoukonou dans ses investigations dans le domaine de l'inculturation, note que, dans le vécu de l'africain devenu chrétien, une sorte de mauvaise conscience et de honte de soi planaient. L'être noir en Eglise sent un malaise qui pousse à la honte de sa culture et se voit obligé d'être ''chrétien de jour et africain de nuit''. Le théologien s'engagea alors à apaiser les consciences, en ébauchant des recherches qui visent à harmoniser le rapport Eglise en Afrique et culture africaine. C'est là le souci d'aider l'africain à ne pas se livrer la nuit aux pratiques traditionnelles destinées à défendre la vie, à guérir de la maladie, à favoriser la fécondité, pour éviter la tension et la violence structurelle entre sa propre culture et l'accès à la foi chrétienne5(*). Est-on en mesure de dire qu'aujourd'hui ce malaise s'est apaisé et que l'épineuse préoccupation : Peut-on être chrétien et africain authentique ou peut-on être vrai chrétien et africain authentique a pu trouver une réponse satisfaisante? Vu l'importance de la réappropriation culturelle de l'Évangile du salut dans la tradition africaine, et conscient du fait que cet évangile n'aura d'avenir en Afrique que s'il prend en considération le devenir du sujet culturel africain, nous trouvons nécessaire une réappropriation théologique de l'être-là pour l'Afrique et qui pourra servir de socle pour reposer la question de l'inculturation. Pour ce, l'approche de l'être-là présentée par Heidegger, penseur critique de la culture et de la tradition pourrait recentrer les analyses des penseurs africains de la théologie dans leur manière d'accueillir et de promouvoir la question du sacré. En effet, Dans cet ouvrage récent, Antoine-Dover Osongo-Lukadi a jeté les jalons d'un dialogue probable entre Heidegger et la pensée africaine. L'enjeu est de tenter une réception de Heidegger en Afrique. Cette problématique se fonde sur l'intérêt que porte ce philosophe à la culture et à la tradition, intérêt qui rejoint dans une certaine mesure le mode de réflexion des penseurs africains rarement démarqués de leur socle culturel. Le dialogue qui va être engagé a pour visée de situer l'être-là africain dans son engagement sociopolitique, économique et culturel au coeur de l'épineuse question de la mondialisation et de la globalisation. Heidegger que beaucoup d'africains estiment aujourd'hui, pourrait avoir à enseigner aux penseurs africains l'authenticité de leur être-là pour un mieux-être du continent.

* 1 _ Le concile a reconnu la possibilité à chaque culture d'exprimer la foi chrétienne à partir de ses propres réalités. Voir Sacrosanctum Concilium N° 37

* 2 _ Collectif paru en 1957, cet ouvrage qui fête ses noces de porcelaine n'a pas encore épuisé sa problématique.

* 3 _ L'actualité que va connaître l'inculturation n'ôte rien à son caractère dynamique. C'est d'ailleurs là tout son enjeu et sa pertinence. L'Inculturation est une réalité ecclésiale aussi dynamique que l'évangile avec lequel elle entre en corrélation

* 4 _ OSONGO- LUKADI, A. D., Heidegger et l'Afrique Réception et paradoxe d'un `'dialogue'' monologique Louvain -La-Neuve, Bruylant- Académia, 2001

* 5 _ Barthélemy ADOUKONOU, Vodun, Sacré ou Violence? Le Sillon noir (Mewihwêndo) et la question éthique au coeur du Sacré Vodun. T1, Introduction.

 

22:37 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

CONGO/KINSHASA : LISEZ-MOI CA ET PLUS VITE SVP !!!


 

Un candidat député reçoit les assurances d’un féticheur: « Tu seras élu même par des mouches, des fourmis… »



Certains candidats à la députation nationale cherchent par tous les moyens à se faire élire. Pour ce faire, toutes les voies sont bonnes. Certains choisissent des églises afin de faire les yeux doux aux fidèles. D’autres par contre ne trouvent  pas mieux que de se rabattre auprès des féticheurs. Tel un candidat qui a reçu des assurances d’un féticheur qu’il sera élu même par des mouches, des fourmis et des punaises.    

Pour bien des Congolais quand on est  ministre, député ou sénateur, c’est synonyme d’opulence. Donc pour se taper de l’argent, il faut embrasser la  politique parce que celle-ci paie mieux. Voilà qui explique l’engouement des certaines personnes vers   des partis politiques.    

Certains, mêmes sans moyens, sans maturité politique, sans un plan d’action,   ne caressent qu’un seul rêve : siéger un jour à l’hémicycle. « Un jour je serai député et je roulerai aussi carrosse », lance un candidat député qui se fait appeler déjà « Monsieur le député » dans son quartier. Certains candidats député rêvent de voir leur vie changée un jour.    

En perspectives des élections du 28  novembre prochain, certains futurs députés comptent sur les voix des fidèles. Ils passent d’une église à une autre. Et les pasteurs en font même l’objet de prédication. C’est ainsi que des messages, comme cela s’est passé dans une église de réveil de la place,  tels que : « Celui-ci (candidat député) est votre frère. Dieu l’a envoyé pour vous servir sont légion ». A la fin du culte, c’est la carte de visite  du frère candidat député qui est distribuée avec un transport (l’argent) aux membres. Les femmes reçoivent un capital pour commencer une activité commerciale.    

Pour ceux qui ne peuvent pas prendre patience car dit-on,  la réponse de Dieu vient  tard, vont tout droit chez le marabout. Tel un candidat qui est allé poser la question à un féticheur : «Nganga bakopona ngai? » (Serai-je élu). Et ce dernier de répondre : «Ba kopana. Na banzinzi, na binsueka bakopona yo» (Bien sur que oui. Les mouches, et les fourmis, et les punaises vont t’élire).

 



Dina BUHAKE
Kinshasa, 22/09/2011 (Forum des As, via mediacongo.net)

 

Une femme mord grièvement le sexe de son mari à Kinshasa/Kimbanseke



une femme prénommée Caroline, habitant le quartier Nsanga dans la commune de kimbanseke, a mordu grièvement le sexe de son mari, au cours d’une bagarre pendant la nuit, a appris, mercredi, l’ACP de source familiale. Incapable de se défendre contre les coups violents  que lui a administrés son mari, la femme  est tombée par terre pour  prendre une position qui lui a permis de mordre la partie intime de son mari en le blessant grièvement. Pris de panique, les enfants de la victime ont alerté les voisins qui sont venus à son secours et l’ont acheminé d’urgence à l’hôpital « Maendeleo » où il est admis en soins intensifs. Recherchée par la police, la femme est en cavale.  Auparavant, cette  femme avait failli égorger son mari qui avait eu la vie sauve grâce à l’intervention des enfants, indique-t-on.  


Kinshasa, 19/04/2012 (ACP/MCN, via mediacongo.net)

Deux "pasteurs" s’échangent de coups en plein voyage



Deux Pasteurs de différentes églises de réveil, non autrement identifiés, se sont échangés de coups en plein voyage au PK 23, sur la nationale n°4, route Ituri. La pomme de discorde est la femme légitime de l’un des pasteurs que son collègue « homme de Dieu » tentait de courtiser. Selon les témoins, le pasteur incriminé faisait passer le message d’amour en sourdine auprès de l’épouse de son collègue ignorant que le mari, pasteur aussi suivait tous les mouvements sans broncher.
 Arrivés à 23 Kilomètres de Kisangani aux environs de 00h30’ à la barrière où tous devaient se reposer pour repartir le lendemain matin, le pasteur cocufié va profiter de ce moment se décharger sur son  collègue qui était sur le point d’accomplir son forfait. Il le frappera à plusieurs reprises à la tête avec un morceau de bois mort au point que ce  dernier s’en sortira avec une grave blessure à la tête et à la main. Le pasteur immoral aura  la vie sauve grâce à l’intervention musclée des éléments des FARDC et de la Police nationale commis à la garde de la barrière. Il sera acheminé d’urgence au centre de santé du village Mandula, tandis le pasteur « justicier » lui, au commissariat de la Police Nationale Congolaise locale pour des enquêtes y relatives.


Kisangani, 29/03/2012 (ACP/MCN, via mediacongo.net)

 

Un jeune homme s’évanoui à Kamanyola à l’apparition d’une sirène



Un jeune homme, non autrement identifié, habitant  la localité de Rukenge s’est évanoui à l’apparition d’une sirène à son domicile, indiquent dés informations parvenues, mercredi, à l’ACP. Selon la source, le jeune homme aurait invité une fille, chez lui,  dans sa maison. Au moment ou le couple était emporté par une causerie intime, la fille s’est transformée en sirène. Le jeune homme, pris de panique, est tombé en syncope. Transporté d’urgence dans un centre de  santé, il va reprendre connaissance et racontera sa mésaventure. Mise au parfum, la famille de la jeune fille qui ne croit pas à l’histoire se plaint du jeune homme pour avoir souillé la réputation de leur enfant et compte le traduire en justice


Kinshasa, 29/03/2012 (ACP / MCN, via mediacongo.net)

 

Kinshasa : Deux femmes se disputent un mari à Kimbanseke 



Deux femmes se sont disputé un mari hier lundi 06 février aux alentours de 10 heures au quartier Nsanga dans la commune de Kimbanseke. La vedette de la matinée est un homme d'une quarantaine d'années, héritier d'un chef coutumier.  Il pratique la médecine traditionnelle et est réputé féticheur dans cette partie de la ville de Kinshasa.    

Alors que le mari signalait toujours son absence, la femme se permettait de partager seule le lit conjugal pendant une bonne dizaine de jours.  Cette fois-ci, l'homme a fait trois jours sans aucun avertissement.  Ce qui a suscité l'indignation de sa chère épouse.  Elle s'est donc lancée à sa recherche.   Arrivée au lieu du travail, elle ne trouva personne. Elle se renseigna auprès d'un voisin, qui lui confirma que son mari travaille tous les jours.  Pendant qu'elle rentrait perplexe à bord d'un bus, elle aperçoit à travers les glaces,  son mari, en compagnie d'une femme qu'elle connait très bien sur le marché. Du coup elle demanda au chauffeur de s'arrêter. Aussitôt descendue,  elle se jette sur sa rivale, amorce la bagarre, sans adresser parole à son mari.    

Pendant que des curieux s'intéressaient au spectacle, certains garçons jouaient à l'arbitrage. Ils réussissent à neutraliser les deux « combattantes ».  Essoufflée, la femme qualifiée de « légitime » raconte son calvaire à la foule.   Elle s'attire ainsi la compassion des vendeuses du marché, qui se mirent à huer sur  sa « rivale ».    

Curieusement ce combat révèle une information importante à la « rivale ».  Elle découvre que son amant n'était pas un travailleur d'une entreprise indienne en ville comme il ne cessait de le clamer.  Cet argument, a-t-elle avoué, la pousser à éprouver beaucoup d'affections pour son compagnon. Sur-le-champ, elle se décida de rompre ses relations, simplement parce qu'elle ne s'est pas donné le soin de vérifier qui était la personne qu'elle donnait son cœur.  Cet homme n'était rien d'autre qu'un  féticheur, une des pratiques qu'elle déteste. Suite à ce spectacle désolant, l'homme décida de rentrer seul, fustigeant le comportement de sa femme.    

D'après les témoins de l'événement, la femme « légitime » connaissait la « rivale » comme étant la collaboratrice de son mari. Souvent elle venait chez elle soit pour accompagner son mari, soit pour déposer quelque chose à la famille pour le compte du mari au cas où il passait nuit sur le lieu de travail. C'est ainsi par signe d'hospitalité l'épouse du féticheur l'accueillait chaleureusement parmi eux.  Or, elle n'était en réalité que la personne qui détournait son mari du lit conjugal.      

 



Charlène MAKINA
Kinshasa, 7/02/2012 (Forum des As / MCN, via mediacongo.net)

 

Beni : l’insécurité a du bon pour les épouses délaissées



A Beni, à l’est de la Rd Congo, l’insécurité persistante n’arrange pas les affaires de petits commerçants et exploitants de débits de boisson, habitués à vendre jusque tard dans la nuit. Mais dans de nombreux foyers, des femmes se frottent les mains, car leurs maris rentrent désormais plus tôt chez eux…

"A quelque chose malheur est bon !" Sourires aux lèvres, cette femme semble avoir retrouvé la joie de vivre, depuis que son époux rentre tôt à la maison. "Avant, il revenait après minuit. Maintenant, il est là même à 19 heures. C’est un miracle !", se réjouit-elle. A cause de l’insécurité qui persiste depuis plusieurs mois dans cette ville de l’est de la Rd Congo, tous les petits commerces et débits de boisson ferment en effet leurs portes à 18 heures. Les hommes, qui passaient leur temps à boire et à jaser dans les bars, avant de retourner chez eux, n’ont plus d’autre choix : "Dès qu’on finit le travail, on achète un peu de sucre pour le petit déjeuner du lendemain et on rentre directement chez soi. Car, vaut mieux être attaqué la nuit chez soi que dehors", explique Christophe Kambale, activiste des droits de l’homme.
Durant le deuxième trimestre 2011, une dizaine de personnes ont été assassinées par balles à Beni par des bandits non autrement identifiés. Des maisons et boutiques ont aussi été attaquées et pillées, sans qu’aucune enquête ne soit menée pour retrouver les auteurs de ces actes. Et avant la tenue de la présidentielle et des législatives du 28 novembre 2011, des rumeurs circulaient dans la ville, faisant état d’éventuelles attaques des groupes de rebelles ougandais, coalisés aux forces d’autodéfense populaires locales, très actives dans cette province du Nord-Kivu.

"Que cela perdure !"

Ce climat d’insécurité s’est renforcé après l’évasion de la prison centrale de la ville, fin 2011, de centaines de criminels qui se sont retrouvés dans la nature. Entre août et novembre de la même année, les camps militaires d'Oicha et le bureau administratif de l’auditorat militaire, avaient aussi été attaqués, renforçant la peur des habitants. Ainsi, au quartier Kalinda, au sud de la ville, on ne voit plus aucun piéton dès 20 heures sur la rue Bebel, qui mène vers les quartiers résidentiels. Même le poste de police de la commune de Mulekera, situé non loin de là, ne rassure personne.
A Bungulu, une commune du nord de la ville où l’ambiance régnait jusque tard au rond-point Kanzulinzuli, les rues deviennent aussi désertes dès la tombée de la nuit. Même les conducteurs des taxis-motos qui assurent le transport dans cette ville de 500 mille habitants, rangent leurs engins avant 19 heures. "Nous ne prenons plus le risque de faire le taxi la nuit, car nous sommes souvent victimes des braquages [des bandits] qui nous dépouillent de nos recettes et ravissent parfois nos motos", raconte Matthieu Kambale.
Ce climat de peur généralisée inquiète tous les habitants. Mais, pour les épouses habituées à rester seules au foyer parfois jusque tard dans la nuit, sans leurs maris, c’est une autre affaire. Retrouver leurs hommes plus tôt qu’auparavant, est vécu par ces épouses esseulées comme une nouvelle aventure amoureuse. Sans s’accommoder certes de l’insécurité que tous voudraient voir prendre fin, elles souhaitent de voir leurs maris continuer à rentrer de bonne heure au foyer.

La sécurité pour que la vie reprenne

Les débits de boissons, où la clientèle particulièrement masculine augmente le soir après les heures de travail, font cependant grise mine. "Notre profession paye lorsque la circulation est garantie. Sans la sécurité, nous ne gagnons rien", se plaint Katembo Musavuli, propriétaire d’un cabaret. Ne vendant plus que la journée, il conditionne le paiement des taxes et impôts à la restauration de la sécurité.
Les boîtes de nuit, elles, ne savent plus quoi faire. Certaines n’ouvrent plus désormais que pendant le week-end. Seuls quelques accrocs de la bière et de la folle ambiance s’y aventurent encore, mais à leurs risques et péril. Au grand regret des tenanciers des boîtes, mais aussi des vendeuses de charmes, qui retiennent souvent les hommes loin de leurs foyers.

 



Jacques Kikumi
Beni, 13/01/2012 (Syfia Grands Lacs, via mediacongo.net)

 

L’argent de campagne électorale divise les propagandistes à Kananga



Quatre femmes dont l’âge varie entre 25 et 48 ans ont été grièvement blessées dans une bagarre samedi devant le Grand Hôtel de Kananga, au Kasaï Occidental, a constaté un journaliste de l’ACP. Elles s’en sont venues aux mains à la suite d’un mécontentement consécutive à une mauvaise répartition de la somme de près de 300 dollars américains qui leur a été remise par une candidate dans le cadre de sa campagne électorale.
Selon des bonnes sources, l’une des protagonistes a voulu se soustraire avec toute la moisson au détriment des autres qui ont pourtant passé toute la journée à attendre le butin. Depuis le démarrage de la campagne électorale à Kananga, le 28 novembre dernier, plusieurs électeurs passent le gros de leurs temps à assiéger les quartiers généraux et les états-majors des campagnes de beaucoup de candidats à la recherche des sommes d’argent allant de 100 à 500 FC et des T-shirt et autres supports de campagne, relève-t-on.


Kananga, 18/11/2011 (ACP / MCN, via mediacongo.net)

 

C4 : la vitamine qui élargit certaines parties du corps des kinoises 



Des nos jours, bon nombre de gens, hommes comme femmes, recourent à la vitamine faite à base des produits chimiques en vue d’espérer voir certaines parties de leur corps se développer. C’est ainsi que bon nombre de gens, du moins ceux qui recourent à ce produit, la vitamine C4, achètent des plaquettes de comprimés ou capsules à la pharmacie en grande quantité juste pour élargir certaines parties du corps, dont les parties postérieures pour les femmes. Mais, là aussi, indique-t-on, ce médicament est pris sans tenir compte de son mode d’emploi.    

Certaines jeunes filles cherchent à ingurgiter des vitamines dans l’intention d’élargir certaines parties du corps. Il ressort des informations en notre possession que cela serait dû à l’utilisation de la vitamine C4. Et cela, juste dans le but de se faire désirer par des friands de la chair charnue. C’est ainsi que, sans craindre des conséquences découlant de cette pratique, certaines personnes,  généralement les filles ou les femmes, abusent de la vitamine C4. Une plaquette de dix comprimés ou capsules est prise en une seule journée alors que la prise normale doit se faire au moins en deux jours. Trois plaquettes sont parfois prises en trois jours, soit une plaquette par jour.    

Mais, une telle pratique ne se fait pas sans conséquences. A en croire certains témoignages, l’utilisation de la vitamine, comme tout autre produit, n’entraine pas obligatoirement de réactions immédiates. Des réactions cliniques se produisent également, mais progressivement. Il suffit d’adapter son corps à ce même produit chimique pour qu’on en observe  des effets.    

Parmi  ces conséquences, l’obésité est la plus citée et découle de l’usage abusif de la vitamine à base des produits chimiques. C’est de la sorte que l’on observe, parfois, des personnes avec des joues pendantes, mais aussi avec un ventre bedonnant et des pieds rétrécis. Mais dans l’idée des utilisateurs c’était de voir grossir leur corps tout en gardant leurs formes.    

Il est également fait état d’un mélange de différentes vitamines juste pour élargir certaines parties du corps. Il ne s’agit plus seulement de la vitamine C4, mais aussi le «Super appétit », de la Dexametazole et de tant d’autres qui y existent. Ce mélange s’observe aussi dans la solution de différentes vitamines en comprimés et en sirop réalisée par certains vendeurs de pharmacie qu’on qualifie de solution « Vita-riche». Pourtant, la vitamine est un produit qui est utilisé comme accompagnateur d’un antibiotique. A ce titre, elle contribue à atténuer l’efficacité des médicaments afin d’éviter d’effets tels que le vertige, la démangeaison. C’est sur recommandation du médecin qu’une vitamine est prise. Ainsi donc, à chaque type de traitement correspond une vitamine bien précise. Car, il existe des vitamines à caractère apéritif, prescrites à une personne qui a perdu beaucoup de poids de suite d’une rechute après une grave maladie. Les vitamines sont donc prises comme des accompagnateurs.    

D’autres vitamines sont acquises à la suite des aliments végétaux, en l’occurrence les Amarante, épinards, choux… qui procurent différentes sortes des vitamines au corps humain.    

Car, les conséquences qui peuvent découler d’un produit chimique ne sont plus à démontrer. Pour rappel, il y a quelques années, c’était le dirabolin, un produit chimique destiné au traitement des porcs, qui était injecté dans les parties jugées les plus attrayantes du corps humain afin de les élargir. Cette pratique s’observait plus du côté des femmes.    

On se souviendra même un slogan autrefois en vogue indiquant « Mwasi, Mwasi nde nzoto » (entendez littéralement, une femme c’est un corps bien bâti). C’est à partir de ce moment que toute jeune fille voulait être à la « mode ». Et, pour y parvenir, du moins pour celles que le ciel avait privées de ce genre d’arguments physiques, il fallait recourir à certains produits. C’est de là qu’est née la pratique déplorée aujourd’hui.    

C’est là que bon nombre d’observateurs s’interrogent sur les motivations réelles qui se cachent derrière cet enthousiasme collectif. Le gouvernement, tant central que provincial, est invité à sévir contre ce genre de pratiques afin de préserver la population des risques multiples liés à la santé. Une interdiction formelle, proposent des observateurs, doit être faite au personnel soignant (cité à tort ou à raison) de s’investir dans un pareil traitement. 



Charlène MAKINA (C.P.)
Kinshasa, 4/10/2011 (Forum des As / MCN, via mediacongo.net)