Le Poète et sage Lutumba Simaro a dit dans la chanson intitulée «  Mandola ngai oyo nazali na bomoyi boboyi kosalisa ngai... Mokobo nakokufa, bokunda    ngai na sanduku ya malonga... »


L’ex-patron du TP Ok Jazz décrivait ainsi le drame que vivent de nombreuses personnes à leur mort. Abandonnées à leur triste sort, elles ont droit à de pompeurs funérailles. Belle ironie.

Allant ad patres, Paul Bakunde Ilo Pablo a vécu dans la douleur et l’amertume, le même drame. Il s’en était plaint plus d’une fois « Artiste en danger », qui s’était battu en vain pour lui obtenir un deuxième transfert en Afrique du Sud pour des soins appropriés.

Ilo Pablo a connu une pénible fin de vie, quasiment abandonné de tous, voire du Clan Zaïko. A l’exception de Jossart    Nyoka Longo qui témognait sa solidarité au malade. «Ils m’ont abandonné mais, à ma mort, mes funérailles coûteront très cher, avec un cercueil luxueux et une tombe tout aussi coûteuse ; c’est tout le monde qui viendra y prendre part. Mais, pourquoi ne pas dépenser l’argent maintenant pour me sauver ? Et après moi, tout ce qu’on peut faire n’appartiendra qu’à l’après Ilo Pablo car, mort, je ne saurai plus voir et apprécier tout ce que les vivants vont faire pour moi », se lamentait, triste et amer, l’ex-drummer de Zaïko Langa­-Langa par la suite meneur    de l’orchestre Familia Dei.

Il avait vu juste, le pauvre. Puisse l’interpellation du Gouverneur André Kimbuta, qui a appelé la famille Zaïko à une solidarité et une union tous azimuts, porter des fruits, ouvrir une nouvelle ère et marquer un tournant dans les relations entre tous les membres du Clan Zaïko.

Kale Ntondo et B.G./Visa


(Milor/BTT/PKF)