Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

02/09/2011

CONGO/KINSHASA : PLUS CRETIN QUE LES CONGOLAIS DE KINSHASA ET DE BRAZZAVILLE IL N'Y EN A PAS EN AFRIQUE NOIRE ILS NE PUBLIENT PAS ET N'ACHETTENT JAMAIS UN LIVRE ENCORE MOINS LE LISENT EN REVANCHE ILS SE PROCURENT LES CD DVD DE WERRA FAUX CHANTEUR!

19/07/2011 à 12h:45 Par Tshitenge Lubabu M. K.
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
 
Les problèmes de diffusion et de distribution sont permanents, faute de librairies dignes de ce nom Les problèmes de diffusion et de distribution sont permanents, faute de librairies dignes de ce nom © Baudouin Mouanda

Publier un livre au Congo n’est pas une mince affaire. C’est pour rendre ce rêve possible qu’a été créée la maison d’édition Hemar. Malgré les difficultés, son directeur a une foi inébranlable.

Mukala Kadima-Nzuji est convaincu d’une chose : il n’y a pas de marché du livre, ni à Brazzaville ni à Kinshasa. D’aucuns expliquent cela par l’attachement à la tradition orale. D’autres mettent en avant la pauvreté et l’absence de politiques culturelles efficaces. « On a beau parler d’oralité pour expliquer le manque d’intérêt pour le livre, je n’y crois pas. Nous devons aller vers le livre, car c’est l’une des clés du développement », rétorque Mukala Kadima-Nzuji.

À 64 ans, l’homme est un véritable passionné. Originaire du Congo-Kinshasa, il enseigne la littérature à l’université Marien-Ngouabi de Brazzaville depuis 1983. Il a également une expérience du monde de l’édition. Expérience acquise d’abord à Kinshasa et à Lubumbashi où, encore étudiant, il participe à la création, avec Valentin-Yves Mudimbe, des éditions du Mont Noir, qui publieront la plupart des jeunes écrivains de l’époque. Il y édite sa propre poésie. Ensuite à Paris, chez Présence africaine, où il sera, tour à tour, pendant près de dix ans, lecteur d’édition, secrétaire de rédaction de la revue éponyme, puis directeur littéraire. Chez cet éditeur, Mukala Kadima-Nzuji signera un essai sur l’œuvre du poète malgache Jacques Rabemananjara et un roman.

L’aventure des Éditions Hemar a commencé à Brazzaville, en 1989. « Nous étions quatre amis et nous nous sommes demandé s’il ne fallait pas créer une structure destinée à publier tous ces auteurs dont les manuscrits, adressés à des éditeurs européens, étaient systématiquement rejetés pour des raisons obscures », se souvient Kadima-Nzuji. Le premier titre paraît en avril 1990. Mais la situation politique et militaire du Congo à cette époque n’est pas propice à un travail serein. Elle conduit à l’interruption de l’activité, qui ne reprendra qu’en… 2000. Lors de ce redémarrage, l’ambition est encore modeste : sortir trois titres par an. Onze ans plus tard, Hemar en est à un livre par mois. Tirage moyen : mille exemplaires, avec un maximum de trois mille. Pourtant, les problèmes de diffusion et de distribution sont permanents, faute de librairies dignes de ce nom à Kinshasa et à Brazzaville, ainsi que de structures adéquates dans toute l’Afrique centrale. Pour continuer d’exister, Hemar a tout essayé : dépôts dans les quelques librairies « fréquentables », colportage… Face à ces démarches hasardeuses, Kadima-Nzuji projette d’ouvrir une librairie pour soutenir l’activité éditoriale.

Malgré toutes ces difficultés, certains livres du catalogue ont récolté un certain succès. Un de ses auteurs, Henri Djombo, est enseigné au Cameroun. Les écrivains maison ont trois types de contrats : le contrat à compte d’éditeur (Hemar engage ses propres fonds) ; le contrat de participation pour quelques livres « difficiles » (l’éditeur contribue à hauteur de 50 %) ; le contrat à compte d’auteur. Dans ce dernier cas, l’auteur reçoit 80 % du tirage, qu’il peut revendre lui-même au prix du catalogue ou un peu plus cher. « Quel que soit le type de contrat, nous ne sommes pas en mesure de payer les droits d’auteur faute de marché du livre », constate amèrement Mukala Kadima-Nzuji.

Impression

Attaché à la qualité de ses produits, le directeur d’Hemar a décidé de faire imprimer les livres à Louvain-la-Neuve (Belgique). « Il n’y a pas d’imprimeurs aguerris à Brazzaville et à Kinshasa. Un ouvrage imprimé en Belgique nous coûte moins cher, port compris, qu’à Kinshasa et Brazzaville, c’est-à-dire 4 000 euros. » Pour avoir une visibilité internationale, il est diffusé par Présence africaine et L’Harmattan, à Paris. Il a également signé un accord avec la Galerie Congo, toujours dans la capitale française. En attendant, Mukala Kadima-Nzuji garde l’espoir. « L’avenir est prometteur », dit-il avec le sourire



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC - Congo-Brazzaville : mon livre, ma bataille | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

19:23 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2011

LISEZ CE BRUN D'HUMOUR DE M. HONORE LOMBOTO DEGRAISSANT !!!

Vaut mieux en rire....

Masquer les détails

Corps du message




Date: Thu, 25 Aug 2011 00:53:49 -0700
From: elmpoko@yahoo.com
Subject: FW: Vaut mieux en rire....
To: oditol@yahoo.co.uk; anzfatuma@webmail.co.za; theresek@mcktrucks.com; bwanak@wol.co.za; delawrencee@hotmail.com; ontuke@yahoo.fr; nkakatino@yahoo.com; michele.kabangu@gi-de.com; safilengema@yahoo.fr; mtlokolo@yahoo.fr; zamoymoz@hotmail.com; lutusala@yahoo.fr; jkatala@telkomsa.net; jacquesvuvu@gmail.com; bitulu@hotmail.com; jlkaluby@gmail.com; joellebile@hotmail.com; dboembi@yahoo.fr; botour_elonga@yahoo.fr; snoucha@yahoo.fr; psshiko@cfcpush.org; hflomboto@msn.com; dydianate_2003@yahoo.com; cpaony@yahoo.fr; ealejeanpierre@yahoo.fr; 27822953901@vodamail.co.za







Trois individus dont un américain, un français et un  africain meurent dans un accident et se retrouvent tous en Enfer.

Quelques temps après, l'américain, désireux de savoir si enfin Ben Laden a été attrapé, sollicite la possibilité de passer un coup de fil vers l'Amérique.

Le diable (Patron de l'enfer) accepte et aussitôt le coup de fil terminé, il lui facture les trois minutes à 3 millions de dollars. L’américain sort son carnet de chèques et s'acquitte de sa dette sans souci.
 Le français, à son tour sollicite la même faveur, afin de s'enquérir de la santé de la République sous Sarkozy... . Le diable accepte et lui facture, aussitôt la conversation  achevée, les trois minutes à 4 millions d’euros que notre cher ami français s'empresse de payer…

Ce fut, enfin le tour du pauvre africain. Ce dernier hésitant du fait de la faiblesse de ses moyens, se décide quand même à demander l'autorisation d'appeler en Afrique pour avoir des
nouvelles de son  continent.
Satan accepte et là commence une longue conversation téléphonique au cours de laquelle notre cher ami apprend:
-    qu'après la guerre civile en Côte d'Ivoire, une transition interminable se poursuit;
-    au Congo les rebelles continuent de semer la terreur dans le Nord Kivu et ceux du Tchad, du Soudan et de la Casamance se sont armés de plus belle;
-    que le sida continue de progresser sur l'ensemble du continent;
-    que les togolais s'affrontent;
-    que la famine et les criquets sévissent au Burkina et au Mali;
-    que la grippe porcine est arrivée au Bénin;
-    que Madagascar  a perdu sa stabilité politique
-    que les gens s'entredéchirent au Gabon pour la succession de Bongo,
 -   qu'au Cameroun il  y a eu changement de la constitution
-    qu’au Niger une autre constitution se prépare avec la découverte d’une mine d’or, etc....
La conversation s'achève enfin au bout de dix bonnes heures.... L'africain osant à peine regarder le diable, lui demande en bégayant, le prix de la communication :
 « c'est combien? »
 Le diable tout serein, répond:
 « Oh, pour les dix heures, ça fait tout juste 150f CFA»
 Surpris, l'africain demande :
  « Mais, co.....co... .....comment ça se fait ??
 Le diable lui répond:  
« Et bien mon cher africain, de l'Enfer à l'Enfer, c'est un appel local.»

14:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

18/08/2011

PEAU NOIRE MASQUES BLANCS FANON EST MON MAÎTRE DANS CE DOMAINE ET JE M'APERCOIS QUE D'AUTRES COMPATRIOTES NOIRS M'EMBOÎTE LES PAS ET CE N'EST NULLEMENT POUR ME DEPLAIRE MAIS QUE DU CONTRAIRE

Préjugés sur la couleur de la peau : Quand les africains refusent eux-mêmes d’avancer
(Le Faso.net 18/08/2011)



Sur la terrasse d’un maquis joyeusement populeux, il est assis sur une chaise en ferraille décatie. Les effluves de sanitaires à ciel ouvert couvrent les fragrances de houblons. Mais qu’importe “Madame pipi” pourvu qu’on ait “Madame whisky”. Miracle de l’acclimatation : à mesure que l’alcool diluera le sang, la concurrence des odeurs tournera étonnement à l’avantage de la bibine.

Les clients locaux boivent leur “mousse” ici par défaut. Parce qu’ils n’ont pas accès aux tavernes climatisées des “môgôs puissants” ; là où on vous sert des beignets de crevettes. Mais, lui, l’allogène à la peau claire, il revendique sa fidélité à ce ziggurat du dieu bière. Il répète à l’envi que l’orchestre afro-cubain du samedi soir sublime les grésillements de la sono. Que l’enivrante musique mandingue, même saturée et surtout imbibée, conduit à l’orgasme tout aussi sûrement que la chair. Si vous le poussez un peu, il pourra poétiser les parfums d’urines, ultimes gages que l’aseptisation de son pays d’origine a –encore- épargné les quartiers “poto-poto”.

Même s’il finance rarement la tournée de cannettes, il sera reçu, la nuit tombée, à la table des maquisards professionnels. Ceux-ci le regarderont gloser sur son âme plus africanisée que celle des Africains. Avec un intérêt toujours renouvelé, ils observeront son front tanné révéler, sous les effets de l’alcoolémie, ce reste de rougeur qui fait comparer les nouveaux arrivants à des “cochons grattés”. Ils rempliront son verre en lui jetant un regard finalement moins moqueur qu’attendri. Oui, ce Blanc-là est un objet de saine curiosité. Comme tous ses congénères que les enfants hèlent naïvement dans la rue, en criant « Toubab ! Toubab ! ». Mais aussi parce qu’il se démarque des expat’s dont les quatre roues motrices aggravent, en soulevant des nuages de latérites, l’insalubrité de ce fier maquis.

Ce Blanc-là, “leur Blanc à eux”, il quittera le bar à pied. “Roots” par vocation ou désespérément fauché ? Le mystère est entier. Un Blanc n’est-il pas censément riche ? Si c’est le cas, celui qui s’éloigne en titubant sur des tongs trop usées est visiblement “gâté”. On le baptisera « Blanc moisi ».

Son polo est si délavé que la marque au crocodile paierait pour le retirer du circuit. Il faut dire que ce tissu a rarement affaire à la lessive. Dans une chanson de zouglou ivoirien, Petit Yode & l’enfant Siro n’expliquent-ils pas que « Quand tu vois un Noir, il est propre, mais sa maison est sale » et que « quand tu vois un Blanc, sa maison est propre, mais il est sale » ? Ce Blanc à la peau grillée par le soleil serait alors plus blanc que blanc ! Comme son visage, son tricot est passé par toutes les couleurs. Véritable relique, il en garde traces : le col est gris de lin, les aisselles aubergines, la poitrine parme et l’ourlet améthyste.

L’homme porte alternativement un pantalon baïfall qui a l’avantage d’homologuer les variations de couleurs– et un vieux jean râpé au fond un peu trop affaissé, même à l’ère des tailles basses. Quand le Blanc moisi est français, il gardera, pour les réceptions du 14-juilletde vieilles chaussures “bateau” qui semblent être passées sous un rouleau compresseur ; et des chaussettes rouges de l’époque zogoda.

Sous le polo qu’il a renoncé à “fourrer” depuis la dernière dévaluation, il arbore une bedaine naissante que semblent vouloir rejoindre ses épaules plongeantes. Signe de l’âge ou symptôme du renoncement qui voûte ceux que l’Afrique n’envoûte plus qu’en théorie ? Les poches sous ses yeux attestent de la quarantaine asthénique d’un homme souvent mis en quarantaine de son milieu d’origine. Lui à qui de mauvaises langues prêtaient pourtant une carrière d’infiltré pour le compte des services de renseignement occidentaux…

Derrière ses discours africanistes, le “Blanc gâté” souffrirait d’un manque d’alternative. On susurre qu’il ne peut plus repartir dans son pays. Il dément, clamant qu’il ne veut plus de cette Europe égarée dans le tourbillon d’un rythme déshumanisant. Est-ce l’Europe qui ne veut plus de lui ?

Mais comment diable est-il arrivé là ? Ses penchants mythomanes ne permettent pas toujours de retracer avec précision son parcours. Quand on a la gueule cassée, on s’invente baroudeur. A-t-il réellement été enseignant-coopérant, lui qui ne parvient pas à obtenir un poste de pion à l’école française, même au tarif local ? A-t-il vraiment traversé le Sahara avec cette vieille guimbarde dont le produit de la vente a fondu comme neige au soleil sahélien ? Pourrait-il authentifier cette expertise qu’il revendique en informatique, lui qui continue de croire que les Africains en sont resté au système MS-DOS ? En mécanique, lui qui, donc, traversa le désert ?

Ou en journalisme, lui qui, après tout, est né à la source de la langue officielle de l’ancienne colonie ? Peut-on continuer à croire que le moins bien de l’Europe serait toujours mieux que le mieux de l’Afrique ? Beaucoup d’Africains continuent de penser que l’épiderme blanc est un meilleur passeport pour une chaire universitaire qu’un diplôme en bonne et due forme. Le blanc n’est-il pas la couleur de l’expert ? Sur les écrans des chaînes gouvernementales, l’expertise ne semble-t-elle pas toujours crédible quand elle vient du Nord ?

Malgré les avantages théoriques liés à la couleur de peau, l’observation ethnographique du “Blanc gâté” démontre que le terme “moisi” fait moins référence à l’apparence physique qu’à la maigreur du portefeuille. Un projet d’export de gomme arabique ou d’import de fripes n’atteindra sans doute jamais le stade du business-plan. L’économie personnelle du “Blanc moisi” consistera souvent à vivre aux crochets d’une famille africaine bienveillante.

L’invité abreuvera ses hôtes, en retour, de discours sur la perte de solidarité familiale dans sa société d’origine où -soit écrit en passant- il a abandonné sa famille. Le pacte avec ses tuteurs africains tiendra jusqu’à ce qu’il viole les règles en glissant sa langue dans l’oreille d’une nièce…

Il vivra d’expédients quand il ne sombrera pas franchement dans des trafics. Dans la série « Quand les éléphants se battent », le personnage au teint blafard accumule les deux clichés : il s’incruste dans un foyer africain d’où il organise ses deals, entre drogue douce et faux papiers.

Au final, le “Blanc moisi” a le postérieur entre un fauteuil Ikea et un tabouret sub-saharien… Au moindre mouvement, il risque de tomber.

Damien Glez

 

 

© Copyright Le Faso.net

Visiter le site de: Le Faso.net

14:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)