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02/02/2014

CONGO-KINSHASA: JE LE DIRAI COMBIEN DE FOIS L’OCCIDENT ET L’HOMME BLANC NE SONT PAS TOUJOURS COUPABLES DE TOUS LES MALHEURS DU PEUPLE CONGOLAIS ?

VERBATIM

JE LE DIRAI COMBIEN DE FOIS L’OCCIDENT ET L’HOMME BLANC NE SONT PAS TOUJOURS COUPABLES DE TOUS LES MALHEURS DU PEUPLE CONGOLAIS ?

Un pays immense, riche en minerais, en faune, en zoo, en hydraugraphie, enfin riche en tout et pour tout, mais on se permet de l'aider avec cinq millions de dollars us. Ah mon Dieu ? J'ai regardé, lorgné plusieurs fois, ôter mes lunettes des yeux pour bien voir. Car je pensais qu'on parlait des milliards, et que je n'avais pas très bien vu. Mon Dieu que je prie tous les jours sauveras-tu mon pays de souche de cette prédation multinationale et politicaillarde, mafieuse? Mais Dieu sauvera-t-il quelqu'un, lui qui s'est depuis longtemps retiré du monde? Lui dont la manne du ciel ne tombe plus ? se disant sans doute trop c'est trop ? depuis qu'il a dit "chacun mangera son pain à la suer de son front" ?

Un peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite. C’est qui encore a dit cela ? Je ne le sais plus. Mais, au moins, la réalité est là, il l’a dit. En Centrafrique, le peuple a toujours changé ses dirigeants, souvent par la force !Ce n’est, donc, pas la faute aux occidentaux blancs qui imposent les dirigeants depuis la nuit des temps immémoriaux si à l’intérieur ils bénéficient des complicités pour assassiner Lumumba, Kabila, Mulele et tant d’inconnus, sans citer Sankara, Ngouabi, Boganda, Kadhafi et la liste est longue …Tant que l’Occident jouira des complicités à l’intérieur de nos frontières, tant que des galeux accepteront leur argent pour assassiner et faire assassiner des congolais qui veulent ou peuvent faire quelque chose de bien pour le pays, eh bien on ne s’étonnera pas que des dirigeants soient imposés.

Je signale que M. E. Tshisekedi n’a jamais gagné les élections de nov 2011. C’est Joseph Kabila Kabange qui les gagnées, dixit le Ministère de l’Intérieur et la Cour constitutionnelle. La situation est un peu similaire à ce qui s’était passé en Côte d’Ivoire entre le socialiste et camarade Laurent Bagbo et Alasane Outtara. L’ONU le fameux machin proclama le second au détriment du premier, pendant que la Cour constitutionnelle ivoirienne reconnut le président sortant, aujourd’hui injustement enfermé à Laye par la bande à Sarkozy le nabot. Ainsi, qu’on le veuille ou non, et c’est bien là que je voulais en venir, le vrai président de la Côte d’Ivoire jusqu’en ce moment où j’écris ces lignes c’est M. Laurent Bagbo. Car, c’est lui que la Cour constitutionnelle avait reconnu au détriment de l’homme imposé par la mafia franco-occidentale sous l’égide du nabot de l’Elysée Sarkozy non autrement identifié.

En revanche, beaucoup semble l’ignorer, mais pas la philosophe Hannah Arendt, dont je paraphrase la pensée ici et maintenant. En effet, remarque-t-elle, l'expérience inédite du totalitarisme au XXe siècle, au cours de laquelle l'impensable s'est produit, pose une question centrale à H. Arendt  : à quelle condition un monde non totalitaire - un monde où l'humain n'est pas de trop - est-il possible  ? Car le totalitarisme n'est pas le seul régime à étouffer la vie humaine. Dans ses ouvrages suivants, H. Arendt marque un certain pessimisme face à la vie moderne dans son ensemble  : la technique (voir article Dangereuse technique), le travail mécanisé et la société de consommation ne sont-ils pas aussi d'autres formes de puissances asservissantes qui dégradent la vie humaine  ?

Dans Condition de l'Homme moderne, paru en 1958, la philosophe tente de cerner la condition de l'homme moderne comme un être agissant - la vita activa. Cette vita activa prend trois formes principales  : le travail, l'œuvre et l'action. H. Arendt s'interroge sur les liens entre ces trois types d'activité dans le monde moderne où le travail a pris une importance essentielle. Elle s'inquiète du fait que le cycle production-consommation prenne le pas sur « l'œuvre » et l'action politique (voir articleLa triste condition de l'homme moderne).

De même, dans cet essai, elle s'attache à penser la modernité, en réintroduisant la division établie dans l'Antiquité entre domaine privé (le domaine familial, qui est celui du travail, de la nécessité) et public (celui du politique, de la liberté). Pour H. Arendt, la modernité ignore l'antique distinction entre le domaine privé, de la nécessité, et le domaine politique, de la liberté. L'auteure de Condition de l'homme moderne décrit ainsi l'avènement d'une société marquée par une résorption du politique, dans laquelle les hommes n'ont en commun que leurs intérêts privés.

H. Arendt remonte également aux sources d'une tradition philosophique occidentale - de Platon à Marx - qui, selon elle, « parle toujours de l'homme sans prendre en compte la pluralité humaine ». Elle revient ici à cette affirmation d'une pluralité humaine, soulignant que c'est dans l'action politique que les hommes peuvent faire l'expérience de leur diversité (voir entretien avec Philippe Raynaud).

Pour clore, je voudrais, au passage, remercier beaucoup de visiteurs venus le mois de janvier qui vient de s’écouler pour suivre l’actualité chez kilimandjero.blogs.dhnet.be. Ce que nous écrivons, nous le faisons pour l’intérêt du peuple congolais. Parce qu’il n’y a pas meilleurs juges sur la situation de la RDC que les congolais. J’ai reçu avec satisfaction les commentaires qui ont été faits sur l’article « L’homme congolais a-t-il la mémoire courte ? » ou « L’homme congolais souffre-t-il d’amnésie ou de cécité ? ». En effet, dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui peu importe de savoir qui est qui ? ou qui fait quoi ?On s’est bien et longtemps divisé, comme ça, ça suffit, essayons de parler d’une même voix, si nous voulons y arriver, vraiment. Il n’y a pas deux vies. Il n’y en a qu’une seule. Le Paradis est une chimère. Et les Royaumes des cieux n’existent pas. Il n’existe que pour les peuples travailleurs. Les Occidentaux en étaient ceux-là. Alors, cessons de les critiquer et de jeter l’origine de nos malheurs sur eux, là où nous brillons par des comportements petits, ridicules et piteux.

 

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité à diriger des recherches de philosophie

Professeur des universités

Blog : kilimandjero.blogs.dhnet.be (www.dh.be/rubriqueblogs)

Courriels :

antoinedoverrichardol@hotmail.fr

osongo_lukadi@yahoo.fr

Devise : « Meurs et deviens » (Goethe)

Ordre :

« Ahora Siempre »

 

 

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30/01/2014

CONGO-KINSHASA: L'HOMME CONGOLAIS SOUFFRE-T-IL D'AMNESIE, OU DE CECITE ?

L’HOMME CONGOLAIS A LA MEMOIRE COURTE !

 

Si Mobutu sese seko était un léopard redouté, une bête politique incomparable, Joseph Kabila Kabange est un chat. Il est malin. Il est rusé. Il est anticipatif. Je ne répond pas ici aux analyses très lucides voire prémonitoires de mon frère tribal le prof. Omasombo (autrement dit Ousmane comme nous l'appelions à la fac de philosophie et lettres de l'Université de Lubumbashi), afin de donner l'impression de ne pas parler d'une même voix, alors que s'il y a un pouvoir qui a reconnu Patrice-Emery Lumumba notre frère tribal commun et héros national abattu froidement au Katanga le 17 janvier 1961, c'est celui de Kabila père et fils. Qui, donc, en Afrique, et au Congo-Kinshasa en particulier, peut lever son petit doigt, excepté Lumumba, pour dire que quand il va voter, il ne regarde pas les accointances tribales, régionales, claniques ? Qui hein ? Les baluba votent pour les baluba, les bakongo pour les bakongo ... Sauf les batetela dont je relève votent pour des programmes politiques, et jamais pour des personnes, de la famille fût-il. Ce que j'essaye d'insinuer, en marge des déclarations d'Ousmane,  consiste dans cette façon de juger les dirigeants relevant d'une certaine mémoire collective complètement défaillante. Certes, et ne pas le reconnaître serait pure mauvaise foi, la kabilie éprouve des vraies difficultés à redonner au pays et au peuple congolais le meilleur d'elle-même, trop de projets sont en panne. Impossible de rouler dans Kinshasa. IL N'Y A PAS DE ROUTE. La vieille Mercedes (du nom de l'ex  première dame du Zaïre) que j'ai ramenée de Belgique (mon pays d'adoption) a perdu toute sa beauté européenne. Des pannes se succèdent à cause de la boue, de l'eau de pluie stagnante. La 7è rue de Limete s'est transformée en lac, au point qu'une pirogue géante a été installée pour assurer, moyennant 500 francs congolais, le trafic d'une rive à une autre rive ! Difficile de croire qu'on est dans la capitale, etc. Cette capitale est dans un état aussi pitoyable, lamentable que les capitales du Moyen-Âge !

Mais à qui la faute ? A Mobutu, au mobutisme, à Tshisekedi et au tshisekedisme qui ont préparé ces conditions désastreuses. "Après moi le déluge, menaçait Mobutu". Qui l'ignore ? Personne. Il disait, quand on lui reprochait sa mégalomanie et sa mauvaise gouvernance, "ma tête je la vendrai trop chère" ! Voilà le seul père de la nation au monde qui, au lieu, de souhaiter à sa progéniture un bel héritage, lui promettait le déluge, le malheur, le karma ! Hélas pour lui, car il repose, lui et ses restes, dans un petit cimetière chrétien de Rabat au Maroc. Ce n'est pas cela vendre sa tête trop chère, voyons. Voici un homme qui avait un charisme flamboyant, qui avait une intelligence politique exceptionnelle-, car qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, Mobutu c'était Mobutu, c'est-à-dire un homme fort, puissant, "nationaliste" lorsqu'il s'agissait de défendre ses petits intérêts personnels (dans le dos de son peuple)-, mais qui hélas n'a pu (par mauvaise foi, certes) mieux faire pour son pays.

Pire de malheur pour le peuple congolais, au lieu de se perdre, eh bien les personnages occultent du mobutisme (Sakombi Inongo, Kengo wa Dondo, Mokolo wa Mpombo, et il y en a encore pleins) en la faveur des alliances contre nature et leurs stratagèmes machiavéliques dont ils ont le secret prirent en otage aussi bien le père Kabila d'abord que le fils Kabila ensuite. Dans ces conditions, quel changement, souhaiterait-on ? L'on a une classe d'anciens fortunés et gâtés du régime mobutiste, qui n'ont pas oublié leurs manies faites de tribalisme, de corruption, de tricherie, de clientélisme, de népotisme, et qui pour ne pas perdre leur bifteck tournoient jours et nuits autour de l’actuel Chef de l'Etat Joseph Kabila Kabange (tout flatteur vivant aux dépens de celui qui l’écoute comme ils le faisaient jours et nuits autour du Maréchal de Kawele) pour aider Joseph Kabila Kabange à ne pas décider de quoi que ce soit. Parce que chez eux, le laxisme, le statu quo, l'immobilisme (l'on s'en souvient à l'époque de la conférence nationale souveraine), sont leur mode opératoire; le pourrissement les aident à résister au temps qui passe. Voyez Tshisekedi, et vous allez tout comprendre. Au fait que serait-il devenu s'il avait accepté la primature que son ami et frère d'armes Mobutu lui offrit en 1991 ? Tout le monde aura n’est-ce pas découvert son imposture et son incompétence notoire ? Il aura disparu n’est-ce pas de la scène politique comme la plupart de ses collègues premiers ministres, dont le mérite aura été tout de même celui d'avoir accepté de se mouiller la chemise, Antoine Gizenga étant de ceux-là ?

Je ne défends ni absolument, ni aveuglement, ni encore moins sentimentalement le kabilisme. Tout le monde – attention les gens sensés - l'aura (l’auront) compris. En revanche, ce que j'essaye d'expliquer est que si le Congo-Kinshasa se trouve dans le chaos social, politique, économique, culturel qui est le sien en ce moment, c'est à cause de la prédation mobutiste, et non spécialement des Kabila père et fils. Ceux-ci essayent de faire ce qu'ils peuvent, mais hélas ce n'est pas suffisant. Et puis on feint d'oublier que si Mobutu et le mobutisme sont morts, ses animateurs contrôlent le Sénat, c'est-à-dire la chambre haute du parlement congolais. C’est en majorité, et pour ceux qui ne le savent pas ou doutent encore et toujours, les ressortissants de l'Equateur, la province de l'ex Maréchal du Zaïre, qui contrôlent le Sénat. On est ici en pleine cohabitation entre l'ancien régime et le nouveau régime, la défunte Deuxième République et la Nouvelle Troisième République. Partout dans les entreprises marchandes et non marchandes, ce sont les mobutistes qui occupent des postes de responsabilité. Et pourquoi, donc ? Parce que quand les Kabila étaient arrivés aux affaires, pressés par le temps et le changement, ils ne purent compter que sur les anciens collaborateurs de Mobutu qu'ils trouvèrent. Ils n'eurent pas le temps de former leur classe politique acquise et rompue aux vertus socialisantes, communisantes.

Joseph Kabila est-il fini ? Je ne pense pas. Il faut venir au Congo-Kinshasa pour le vérifier de soi-même. Tout d'abord, il n'y a pas de classe politique, au sens où on l'entend en Europe, ou même ailleurs en Afrique. Ici ce sont des sous hommes, des sans-culottes, des damnés de la terre auxquels on a affaire; ceux dont le seul haut fait d'arme politique est de rouler dans une Jeep aux vitres teintées noires fumées ! Derrières ces vitres, ils narguent les piétons de Kinshasa et d'ailleurs voire se moquent d'eux. Au regard de ce que je vois D'ICI, il n’y a aucun doute que la situation politique et militaire est sous contrôle. Le Congo-Kinshasa n’est pas et ne sera jamais la Centrafrique où un peuple peut refuser, en prenant tout ce qu’il avait sous les bras, pour se débarrasser en moins d’une année (il faut le faire, chapeau bas aux centrafricains) des intégristes arabes et musulmans venus appliquer la charia, assassiner et violer leurs femmes et leurs frères chrétiens. Si c’était en Centrafrique, les rwandais de Kagamé et compagnies n’allaient jamais massacrer pendant plus de dix ans la population innocente du Kivu. Pragmatisme politique et intellectuelle obligeant, donc, cessons d’analyser la situation sociale, économique, culturelle et politique du Congo-Kinshasa en étant à l’étranger, il faut venir y vivre pour être en mesure d'y donner avec exactitude la situation qui y prévaut.

Pour clore, que l’on me permette de faire remarquer comment de tous les acteurs de la formule 1+4, Joseph Kabila Kabange en est encore et toujours le seul survivant ! Pourtant, il n'a rien fait ni physiquement, ni politiquement pour neutraliser ses adversaires politiques de ladite formule !!! N'était-ce pas là un vrai signe de maturité politique, le tout dans un pays où, en dépit des diplômes, la classe politique reste foncièrement analphabète ? Comment expliquer qu'un homme dont on dit le pire au plan académique ait réussi à soumettre tous les savants de la RDC si en tant qu’individu il n’avait pas en soi des qualités intrinsèques insoupçonnées et donc très rares même chez ceux qui se disent savants ou se prétendent tels ? Comment est-il parvenu, du président de la transition qu'on annonçait, à tirer davantage des ficelles du jeu politique, sans jamais se faire inquiéter et surtout en devenir le maître incontesté? Pour celui qui tient vraiment à comprendre qui est vraiment Joseph Kabila Kabange, il devrait, il me semble, d’abord commencer par méditer ces questions et davantage y répondre. « La vie, écrivait Etienne Jalenques dans sa « thérapie du bonheur » (texte intégral), Marabout/Hachette, 2002, est faite de risques. S’hyperprotéger revient à ne pas vivre. Quant à la peur, non seulement elle n’empêche pas le danger, mais elle nous ôte souvent les moyens d’y faire face ».

 

Kinshasa, le 14 janvier 2014

 

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité à diriger des recherches de philosophie

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29/01/2014

LE DARWINISME SOCIAL EST-IL DANGEREUX?

VERBATIM:

 

Boris Johnson, le maire de Londres, s’est attiré de nombreuses critiques à la fin de l’année dernière en affirmant que les inégalités économiques étaient en partie imputables au QI. «J’ai bien peur que la violente centrifugeuse économique de la compétition ne touche des êtres humains déjà très loin d’être égaux en termes de capacités brutes» a-t-il déclaré devant son auditoire au Centre for Policy Studies.

Matthew Hutson

Traduit par Bérengère Viennot

Slate.fr Publié le 17/01/2014
Mis à jour le 17/01/2014 à 10h58 (slate.fr)

 

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