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22/03/2013

TRAITE QUELQU'UN D'EXTRÊME-DROITE EST-IL DIFFAMATOIRE ?

VERBATIM :

"Ce n’est pas une question absurde lorsqu’elle prend un tour judiciaire — dans mon cas, une convocation par un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Paris, pour une éventuelle mise en examen pour avoir évoqué « les affinités idéologiques avec l’extrême droite » du patron de la société Fiducial, Christian Latouche. Extrême droite, un propos diffamatoire ? Quels que soient les faits permettant d’affirmer cela — proximité publique avec le MNR de Bruno Mégret, propos anti-immigrations et xénophobes prononcés devant la CGPMF etc. —, faits pour lesquels le site d’information Rue89 a également été assigné pour diffamation (une procédure où Christian Latouche vient d’être débouté, le 16 février 2013), il importe ici de se demander s’il est encore permis, en France, de parler d’extrême droite".

Le Monde-diplomatique du 21 mars 2013

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LA PROFESSION DE FOI D'UN INTELLECTUEL CAMEROUNAIS INSTALLE EN FRANCE QUE JE CONNAIS BIEN

VERBATIM :

"J’ai près de 41 ans en ce mois de février 2013 et ai consacré depuis mes dix-huit ans, presque toutes les heures extra-académiques et extra-familiales de ma vie à la dénonciation de la haine de la pensée et du mépris des libertés démocratiques à travers l’Afrique, notamment dans mon pays natal, le Cameroun. Je remercie Jeune Afrique de me donner dans les lignes qui suivent, l’occasion d’énoncer respectueusement et rigoureusement ma profession de foi contre le régime RDPC de M. Paul Biya, président de la république du Cameroun, incarnation vivante avec ses 32 ans au pouvoir, du refus de modernité infligé au peuple camerounais."

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21/03/2013

CE QUE NOUS AVONS LU CHEZ NOS CONFRERES D'EN FACE JUSTE EN FACE!

I.Montpellier, venu cambrioler un appartement, un voleur a finalement dû appeler la police pour assurer sa propre protection face à des riverains menaçants.

 

C'est l'histoire de l'arroseur arrosé... Dimanche soir, un homme pénètre par effraction dans un appartement situé au premier étage d'une résidence de l'avenue Louis-Ravas, à Montpellier, comme le révèle Midi Libre . Il a repéré un appartement éteint, par l'intermédiaire d'un volet mal fermé de l'une des fenêtres.

Accompagné d'un ami, qu'il laisse devant l'immeuble pour faire le guet, il soulève le volet roulant pour pénétrer dans la maison par la fenêtre.

Un voisin, intrigué de voir de la lumière dans l'habitation voisine, décide alors d'aller voir ce qu'il en est. Entendant du bruit, le guetteur prend la fuite, laissant le voleur seul. Le voisin, lui, appelle en renfort les autres locataires, lesquels se précipitent dans la maison concernée.

Courroucés, les voisins menacent le cambrioleur malchanceux et l'empêchent de sortir de l'appartement. Cerné, le cambrioleur, qui affirme n'avoir rien volé, leur demande de le laisser partir mais se heurte à un refus franc des locataires, dont deux sont armés de barres de fer. Ils le menacent de nouveau: ils appellent la police, mais, avant, veulent lui donner une bonne leçon.

Paniqué, le cambrioleur, un jeune homme de 22 ans, décide alors d'appeler lui-même la police.

Une fois sur place, la BAC interpelle l'individu avant de le placer en garde à vue. Déjà connu des services de police, il devait être jugé lundi après-midi, en comparution immédiate, à Montpellier.

 

II.AF 447 : ce que le pilote a fait à Rio de Janeiro

Mots clés : AF 447, Air France, Rio de Janeiro

Par Fabrice Amedeo Mis à jour le 21/03/2013 à 10:45 | publié le 21/03/2013 à 07:58 Réactions (157)


«Il est évident que beaucoup de collègues partent avec un esprit festif dans ces destinations lointaines». Un chef de cabine d'Air France. Crédits photo : CHRISTOPHE SIMON/AFP

 

 

 

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Le Figaro s'est procuré un mail qui atteste que le commandant de bord de l'AF 447 était accompagné de sa maîtresse à Rio et avait des intentions festives qui pourraient expliquer sa grande fatigue sur le vol de retour.

 

C'était la pièce manquante du puzzle. En dévoilant la semaine dernière une partie du rapport judiciaire sur l'AF 447 qui indique que le commandant de bord a reconnu être fatigué dans le cockpit, nos confrères du Point ont mis au jour un élément peut-être clef pour comprendre l'accident du 1er juin 2009. «Cette nuit, je n'ai pas assez dormi. Une heure, ce n'était pas assez tout à l'heure», indique ainsi le commandant de bord du vol AF 447 à 1h04.

Étrangement, ce passage a été censuré par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui estimait que cet élément relevait de la vie privée ou qui cherchait à ne pas accabler Air France. La fatigue pourrait pourtant expliquer le manque de réaction de l'équipage, le fait que le commandant de bord aille se reposer à l'approche de la zone de convergence intertropicale (le «pot au noir»), et qu'il ne parvienne jamais à diagnostiquer un décrochage de retour dans la cabine de pilotage, une fois la séquence de l'accident entamé.

«Il partait avec Véronique et était si content qu'elle soit là»

Le Figaro s'est procuré le mail envoyé par une proche du commandant de bord, Marc, et de sa nouvelle compagne, Véronique, à un ami pilote après la catastrophe. Elle y explique qu'elle aurait dû elle-même être à bord du vol AF 447 mais qu'un problème de santé l'en a empêchée au dernier moment. Elle y décrit un commandant de bord qui aimait son métier, très amoureux de sa nouvelle compagne et souffrant de sa situation personnelle vis-à-vis de ses enfants.

«Marc est quelqu'un que j'appréciais et avec lequel j'avais plaisir à voler. J'ai passé avec lui des moments merveilleux en escale, en toute amitié, il me faisait partager son amour pour Véronique en me montrant des photos (…) Par ailleurs, il était très malheureux et meurtri de l'image que l'on donnait de lui à ses enfants. Il aimait ses enfants profondément. Pour cela il n'était pas heureux chez lui.»

Le commandant de bord est parti à Rio comme en villégiature pour oublier ses déboires personnels. «Ce jeudi 28 mai au matin, il m'a téléphoné avant de monter dans l'avion alors qu'avec l'équipage il passait les contrôles de sûreté. Je peux dire qu'il était heureux car il me l'a dit, il partait avec Véronique et était si content qu'elle soit là et l'accompagne.»

Après l'accident: «Jour et nuit ma télé restait allumée, je ne supportais pas l'idée de le savoir dans le noir dans cette eau froide. Quand ils l'ont retrouvé et sorti de là j'ai ressenti, égoïstement, un soulagement. J'ai énormément culpabilisé car nous devions faire ce vol ensemble pour retourner voir mes amis.»

Le commandant de bord devait donc retrouver des amis qui, selon nos informations, habitaient à une heure de route de Rio de Janeiro. Il semblerait que les investigations de la gendarmerie du transport aérien (GTA) sur place n'aient pas permis d'identifier les amis en question et d'établir l'emploi du temps sur place du commandant de bord et de sa compagne avec eux. Il semblerait également que le dimanche matin, l'équipage et leurs compagnes aient fait un tour d'hélicoptère au-dessus de la baie. L'un des deux copilotes était en effet lui aussi accompagné de sa femme.

Situation d'ivresse du sommeil

Un week-end en amoureux à Rio après un premier vol aller et avec le décalage horaire pourrait expliquer l'apathie intellectuelle du commandant de bord dans le poste de pilotage. Était-il en mesure de prendre ce vol? Pas sûr, si l'on en croit l'analyse d'un médecin du sommeil interrogé par Le Figaro. «Quand on regarde précisément la transcription des conversations dans le cockpit, on s'aperçoit que le commandant de bord est dans une situation d'ivresse du sommeil, explique-t-il. Le pilote a encore le cerveau ralenti par le sommeil profond dont il a été sorti brutalement. D'un point de vue électroencéphalique, le sommeil lent profond est un sommeil où le cerveau est ralenti et est pratiquement dans le coma. On a extrait le commandant de bord d'un sommeil profond et dans ce cas-là, il faut plusieurs minutes pour retrouver ses capacités intellectuelles: ce laps de temps correspond au processus de dépolarisation des neurones.»

Autrement dit, le commandant de bord était incapable de réagir de manière adéquate à la situation d'urgence. «Le commandant de bord était d'autant plus susceptible d'être en sommeil profond au moment de l'accident qu'il était en dette du sommeil: avec un manque de sommeil important, il était en train de gérer sa dette sur sa couchette.» Ses propos incohérents dans le cockpit vont dans ce sens: «Descends… Non tu montes là… Tu montes… C'est pas possible… Tu es en… Tiens euh.. Tu as quoi?... Non attends.»

Compétence maximale

Lu à des pilotes d'Air France, cette analyse suscite l'indignation. «Comment peut-on imaginer que sa vie personnelle sur place et la fatigue aient pu empêcher le commandant de bord de prendre les bonnes décisions, s'emporte un commandant de bord de la compagnie nationale. Ce qui se passe dans le poste de pilotage et à plus forte raison en escale relève de la vie privée. Il est trop facile de faire porter la responsabilité de l'accident à l'équipage.»

Un sentiment qui n'est pas partagé par les personnels navigants commerciaux de la compagnie, les hôtesses et les stewards. «Il est évident que beaucoup de collègues partent avec un esprit festif dans ces destinations lointaines, explique un chef de cabine d'Air France. Les femmes à bord, les billets GP. Beaucoup oublient qu'ils partent pour travailler et que ce qu'ils font dans le poste comme en escale ne devrait pas relever de la sphère privée.»

Depuis l'accident, la compagnie n'avait de cesse de dire qu'il y avait la compétence maximale dans le cockpit du vol AF 447. L'aveu de fatigue avant le départ remet en question cette posture de communication. Beaucoup de pilotes d'Air France s'étaient interrogés, sous couvert d'anonymat, sur l'attitude du commandant de bord qui était resté derrière ses deux copilotes, spectateur de la chute inexorable de l'avion. Ces nouveaux éléments apportent des réponses.

 

 

III.26 février 2013

Infidélité… et après ?

Le couple peut-il se reconstruire après l’adultère ? La réponse du psychiatre Christophe Fauré

 

Par Sandra Franrenet

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“Reconstruire le couple suppose une double introspection”

Après avoir sondé la rupture, le sentiment de solitude dans le couple et la transition du milieu de vie, le Dr Christophe Fauré poursuit ses investigations à travers la question de l’infidélité. Dans son dernier ouvrage, Est-ce que tu m’aimes encore ? (1), le psychiatre et psychothérapeute décrypte le sens de la relation extraconjugale et montre qu’il est possible de se reconstruire après. Interview.

Lefigaro.fr/madame. – L’infidélité, c’est grave docteur ?
Christophe Fauré. – Sans faire une réponse de Normand, je dirais que ce n’est pas « si grave que ça », mais que ça reste une affaire sérieuse ! Le couple peut s’en remettre si c’est son choix, mais pour y parvenir, il doit procéder à une véritable introspection permettant de comprendre et analyser pourquoi il en est arrivé là.

À défaut d’introspection, il n’est point de salut possible ?
Je ne le crois pas. Contrairement aux idées reçues, l’infidélité ne signifie pas forcément que la relation bat de l’aile, même si c’est souvent le cas. Des circonstances extérieures au couple peuvent y conduire, sans que cela ne soit forcément révélateur d’un désamour. Je pense par exemple à des situations très difficiles, comme la perte d’un enfant, la survenue d’une maladie lourde, une période de chômage qui s’installe… À certaines périodes de sa vie, on peut être plus vulnérable. Il suffit parfois qu’une opportunité se présente à ce moment-là pour que l’on s’engage dans une relation extraconjugale. L’infidélité est toujours le révélateur d’un malaise, qu’il provienne de soi ou de son binôme amoureux. Il n’y a qu’en analysant pourquoi le couple en est arrivé là qu’il pourra renaître… ou pas.

Christophe Fauré explore la question de l'infidélité dans son livre, "Est-ce que tu m'aimes encore ? ".Photo DR

Maintenant, ne nous leurrons pas : certains couples restent ensemble sans qu’un vrai dialogue ne s’installe, quitte à faire ménage à trois par peur de la rupture. Dans ce cas, on ne peut évidemment pas parler de reconstruction.

Dans votre livre, vous dites que la blessure infligée au conjoint trompé peut prendre des allures de « tsunami émotionnel ». Comment cette douleur peut-elle être surmontée ?
Cette douleur peut être surmontée si le partenaire infidèle s’emploie de toutes ses forces à rassurer son conjoint. Cela va de choses très concrètes, comme promettre, quitte à le prouver, qu’on ne voit plus « l’autre », à des choses plus subtiles, telles que remettre le « nous » au centre des échanges, faire des projets à deux…

(1) Éditions Albin Michel, 15 €.